..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

jeudi 29 mai 2014

De retour !



Mes chères et vieilles collines, nous voici de nouveau face à face ! Et, malgré le bon accueil et d’agréables moments, j’en suis heureux.

Ce retour fut l’occasion de nombreux et heureux constats : D’abord, aucun incendie, nulle explosion, pas la moindre inondation n’avaient  détruit la maison.  Ensuite mon gentil entrepreneur était venu corriger le léger défaut qui affectait ma belle allée. Et ce n’était là que le début de mon ravissement. La pelouse n’avaient pas été grillée par les ardeurs du soleil normand pas plus que les  tomates  n’avaient péri  de sécheresse sous la serre. Les patates avaient cru en âge et en sagesse. Sous l’effet d’un climat doux et humide, le gazon semé sur allées du jardin avait levé. Les haricots verts et les radis l’avaient imité tandis que grossissaient les artichauts et que fèves et pois lançaient leurs pousses à la conquête du ciel. Les premières fraises avaient muri. Les pommes étaient en pleine nouaison. De nouvelles fleurs s’étaient épanouies.

Tant de réjouissantes nouveautés tendraient à parer l’absence de qualités insoupçonnées. N’empêche, et cela malgré l’agrément du voyage, je me réjouis à la perspective de ne plus devoir m’absenter aussi longuement avant un an.

20 commentaires:

  1. Il revient! Les vélos, sur le chemin des villes,
    Se parlent, rapprochant leur nickel ébloui.
    Tu l'entends, batelier? Il revient. Quoi? Comment? Il
    Revient! Je te le dis, docker. Il revient. Oui,
    Il revient. Le wattman arrête la motrice:
    Camarade, tu dis qu'Il revient, tu dis bien?
    Et l'employé du gaz interroge: Jacques
    Reviendrait? Mais comprends, on te dit qu'Il revient,
    Jacques. Je comprends, ce n'est donc pas un rêve?
    Les vestiaires sont pleins de rumeurs: vous disiez,
    Il revient... Ces mots-là sont la chanson qu'emporte
    Le journalier, la chanson du soldat, du marin.
    C'est l'espoir de la paix et c'est la France forte,
    Libre et heureuse. Paysan, lance le grain.
    O femmes, souriez et mêlez à vos tresses
    Ces deux mots-là comme des fleurs jamais fanées.
    Il revient. Je redis ces deux mots-là sans cesse.

    Ode à Jacques Etienne, poème anonyme du 21ème siècle.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Que peut-on commenter, après une telle envolée lyrique et paysanne ?

      Supprimer
    2. Comment, diable d'homme, avez-vous pu deviner que rien ne saurait plus me flatter que de me voir assimilé à Maurice ?

      Supprimer
    3. @ Didier : Cela vous laisserait-il, comme Hollande, sans voix ?

      Supprimer
  2. Il revient en pleine forme, maitre Jacques. Il a même, dans sa gibecière, des nouveaux mots dont la poésie rurale m'échappe. Qu'est-ce qu'une NOUAISON ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est le moment où la fleur fécondée commence à se transformer en fruit.

      Supprimer
    2. Pour les humain, on dit : « Merde ! j'ai mis ma gonzesse en cloque ! » ; c'est moins joli.

      Supprimer
  3. Heureux qui, comme Ulysse...
    N'empêche, vous avez raison, partir c'est mourir un peu...revenir c'est renaître.
    En tout cas je suis content pour vous, ce retour plein d'agréables constats, voire surprises,
    fait chaud au cœur rien qu'à vous lire.
    Amitiés.

    RépondreSupprimer
  4. Robert Marchenoir29 mai 2014 à 17:18

    Oui, enfin vous avez l'impression que rien n'a bougé dans la maison.

    Quelque chose me dit que l'une des 1 250 vis de la cabane du congélo en a profité pour se desserrer sournoisement d'un huitième de tour. On va faire le kéké en Espagne, et la quincaillerie Bricorama s'en donne à coeur joie pendant ce temps.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous avez raison d'attirer mon attention sur ce point. Dès demain je me mets en devoir de vérifier les vis une à une. En cas d'anomalie, je vous tiendrai au courant...

      Supprimer
    2. Robert Marchenoir30 mai 2014 à 16:26

      Autre méthode : donnez un grand coup de tatane dans le mur. Si ça ne s'effondre pas, c'est bon.

      Et ça fera un avertissement sans frais pour vos vis, qu'elles se tiennent à carreau. Si tu ne sais pas pourquoi tu bats tes vis, elles, elles le savent.

      Supprimer
  5. Vous allez attirer l'attention des socialistes avec votre jardin respirant la santé. Il est indigne que le plaisir d'un potager soigneusement et rigoureusement entretenu par vos soins ne soit pas partagé et... pourtousse, à vrai dire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous avez raison : je vais transformer mon potager en jardin participatif et citoyen.

      Supprimer
    2. N'oubliez pas de passer par la (case) Commission Accessibilité, surtout.

      Supprimer
    3. merci, Al, je n'y avais pas pensé !

      Supprimer
  6. retrouver ses charentaises il n'y a rien de meilleur

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. D'où l'intérêt de les quitter (le plus rarement possible).

      Supprimer
  7. Votre titre m' fait penser à cette chanson:

    Ici par les compagnons de la chanson

    https://www.youtube.com/watch?v=g4hZBSt0NCo

    La version original

    https://www.youtube.com/watch?v=46o1joHp7t0

    Nostalgie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je connaissais les deux versions. Merci pour le rappel !

      Supprimer

Les commentaires sont fermés

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.