..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

jeudi 3 septembre 2026

Une grève irresponsable ?

 



Toute personne qui prendrait ce texte au premier degré serait plus con que la moyenne (ce qui n’est pas peu dire).


La situation est grave : le néo-nazisme ravage le pays. Des troupes de nervis défilent en uniformes noirs dans nos villes. Armés de bâtons, ils rouent de coups tout passant dont la couleur de peau manque de cette blancheur qui, selon eux, assure la suprématie. Au passage, ils mettent à sac les commerces qu’ils jugent exotiques, s’attaquent aux permanences de tout parti autre que le leur. Les démocrates n’osent plus tenir de réunions ou de meetings de peur qu’ils n’entraînent, comme c’est devenu la règle, les attaques meurtrières des sbires du parti noir. Le ver est dans le fruit : nos écoles, nos lycées, nos facultés sont vérolées par les disciples d’Adolf. La presse, l’audio-visuel, sont noyautés par ces monstres assoiffés de sang qui gribouillent ou éructent les paroles de haine que leur soufflent les ploutocrates qui, à coups de milliards, ont fait main-basse sur les media d’information. Conséquence de tout cela, plus par pusillanimité que par adhésion, il semblerait, selon des sondages évidemment manipulés, qu’un peuple décérébré se résignerait à porter au pouvoir le parti de la svastika.


Tout semble perdu, même l’honneur. Pourtant, une flamme vacillante brûle encore : de la maison ronde de la radio, des voix s’élèvent, se diffusent par les ondes vers les foyers de ce que la France compte encore de démocrates ardents. Se cachant de leurs enfants que l’endoctrinement qu’ils subissent leur fait redouter, les vrais patriotes les écoutent, volume baissé. Ces héros de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, chantres des valeurs républicaines et de l’humanisme, en dépit du risque mortel qu’ainsi ils courent, continuent de clamer leur foi démocratique, d’assurer une pluralité qui, si elle exclut la bête immonde, est garantie pour toute opinion raisonnable. Nul sujet n’est écarté même ceux que l’extrême droite, par des mensonges éhontés, tente de monopoliser : la soi-disant insécurité, l’immigration, la liberté d’expression, y font l’objet de débats ou s’affrontent, pour ne prendre qu’un exemple, les partisans du maintien de la politique actuelle de l’immigration à ceux qui pensent qu’il en faudrait beaucoup plus. L’objectivité, la mesure et l’argumentation étayée président à ces échanges. Cerise sur le gâteau citoyen, l’humour, qui corrige en riant les mœurs, est une de leurs armes. Les hilarantes saillies de ces combattants du rire y font pouffer collègues et auditeurs.


Hélas, une mouche est venue polluer le lait pur de ces résistants. On ne sait pourquoi, un sicaire de l’ombre venu d’un de ses plus hideux organes a été appelé à déverser ses propos nauséabonds sur France Inter ! Certes, sa chronique n’occupait que 2 mn 30 sur les 168 heures d’antenne, une infime partie de pourcentage. De plus à une heure de faible écoute. On est vigilant ou on ne l’est pas : une compréhensible indignation s’est saisi de l’ensemble du personnel de la station qui, réuni en assemblée générale, s’est À L’UNANIMITÉ prononcé pour le renvoi de cette brebis galeuse et menace d’une grève au cas où leur juste demande se verrait ignorée. Je ne peux que les approuver. Seulement, vues les circonstances actuelles, la grève est-elle le moyen approprié pour éradiquer cette menace ?


Il est très probable que les désirs de l’AG seront respectés. Après tout qui commande ? Si par malheur la menace de grève ne parvenait pas à faire plier une hiérarchie tentée par le crypto-nazisme que se passerait-il ? Des millions d’auditeurs se verraient pour une durée indéterminée privés des précieuses mises en garde que distille cette radio. Les moins résolus d’entre eux ne risqueraient-ils pas de se voir attirés par les sirènes du plouto-nazisme ? Laisser sans nourriture idéologique la partie saine de notre peuple est-il agir de façon responsable ? La réponse est NON. Il existe peut-être d’autres manières de neutraliser cette infâme vermine Souvenez vous, farouches résistants des paroles du Chant des partisans : « Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite!
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite
... ». Un assassinat citoyen, un attentat républicain, pourquoi pas ?

Moi, je dis ça, je ne dis rien.


dimanche 4 mai 2025

In memoriam Didier Goux

 

Tu viens de nous jouer un bien mauvais tour,Didier ! Sans y croire, j’écris comme si tu pouvais me lire. Pourtant depuis deux jours que m’est arrivé ce message, tu es présent dans mes pensées.


Il venait de Nicole. Vu que nous ne communiquons plus depuis quelques mois, je fus d’abord étonné. Sur Whatsap, il apparaissait comme ci-dessus. De quoi me parle-t-elle ? Qui est ce Didier ? Un de ses nombreux ex-beaux-frères ? En quoi cela pourrait-il m’intéresser ? Peu après un message d’accompagnement arrivait : il m’expliquait qu’il venait de Catherine. J’en fus comme sonné. Le Didier en question, ne pouvait qu’être toi.


Ton journal de mars m’avait inquiété. J’avais rédigé un commentaire mais il me fut signalé que suite à un incident technique celui-ci ne pouvait être publié. L’absence du moindre billet en avril m’avait fait songer à t’envoyer un mail pour m’enquérir des résultat de la biopsie que tu mentionnais. Mon inquiétude était pourtant plutôt légère. Après tout, le cancer, tu connaissais, tu t’étais sorti de celui du rein ; quand aux problèmes cardiaques jusqu’à récemment tu t’en étais bien tiré. Je me plais à répéter que le pire n’est jamais garanti. Garanti, non. Mais il arrive hélas qu’il se produise…


Même si dans la « vraie vie » nous ne nous sommes rencontrés que trois fois, j’avais pour toi de l’amitié, de l’estime aussi. Le masque d’ours sous lequel tu te plaisais à dissimuler ta cordialité, ta gentillesse et ta sensibilité ne me trompa jamais. J’appréciais également ton style, sa pureté, son humour. Il arrivait pourtant que tu me gonfles grave avec ton Marcel (pas le tricot de corps, le Proust), ton purisme était parfois tatillon (une erreur que tout le monde fait devient, selon moi, la règle). Mais bon, qui n’a pas ses petits défauts ? On les pardonne au talent.


Comme tes douze disciples (ta modestie te faisait sous-estimer le lectorat de ton journal) le premier de chaque mois je serai désormais privé d’un petit bonheur. Le chant des mésanges du Plessis -Hébert se teintera d’une nuance de tristesse. Tes chats et ton chien regretteront tes caresses. De son siège de Berlin, M. Momox ne comprendra pas pourquoi ses ventes en France se sont soudain effondrées. La foi de Catherine l’aidera, je l’espère, à supporter ton irremplaçable perte.


S’il existe une autre vie, j’espère t’y retrouver de temps en temps pour vider, comme tu disais quelques flacons en parlant de tout et de rien. Salut l’ami ! 

les commentaires sont ouverts

lundi 18 mars 2024

Prise de conscience

Tiens, le rev’là se diront certains… Ben oui. Si je n’ai pas formé la boutique, comme le fit récemment l’ami Fredi, c’est pour deux raisons : d’abord pour ne pas priver ceux qui, par hasard ou par nostalgie y viendraient ou reviendraient s’abreuver à cette source bouillonnante de lumineuse sagesse (aux mal-comprenants : auto-dérision)  et aussi parce que, en dehors de la mort, rien n’est à mes yeux définitif.

Toutefois, la question de la raison de ce retour (qui, lui non plus, n’a rien de définitif) se pose. La réponse est très simple. Ce matin, allant faire un tour chez M. Facebook, je me vis proposer de revoir des souvenirs. Parmi eux se trouvait un mien post vieux de quatre ans que j’avais consacré au Covid et à ma préférence pour les partisans de la minimisation de l’épidémie face aux catastrophisme alors de mise. Allez savoir pourquoi, j’allai voir les commentaires qu’il avait suscités. Je ne fus pas déçu de cet long voire interminable voyage. Par curiosité, avec l’aide de MM. Copier et Coller, les célèbres duettistes du texte informatique, je les retranscrivis sur mon logiciel de traitement de texte et constatai qu’ils occupaient la bagatelle de cinq pages standard !

Ces échanges consistaient essentiellement en un un débat avec un ami Facebook d’alors depuis disparu suite à une mésentente au sujet des Gilets jaunes. Ce fervent catastrophiste m’accusa d’une coupable légèreté ce qui, de fil en aiguille, nous amena à confronter nos visions de la vie, qu’elle soit éternelle ou pas. Étant un athée invétéré et lui catholique pratiquant celles-ci étaient, c’est évident difficilement conciliables. Ce qui m’étonna à cette lecture c’est le constat qu’il n’y a que quatre ans de cela, j’étais encore capable de me lancer dans une interminable polémique qui, comme toutes les polémiques, pour peu qu’elles concernent des sujets sur lesquels ceux qui y prennent part ont des idées depuis longtemps arrêtées, ne saurait amener à un quelconque résultat.

Je pense que si j’ai si mal réagi aux intrusions dans mes commentaires de gens tenant, sans être aucunement contraints de les lire, à m’exprimer tout le mépris que leur inspiraient mes bavardages, c’est que le temps des polémiques est pour moi révolu. Tenter de convaincre qui que ce soit du bien fondé de mes positions sur un quelconque sujet m’indiffère totalement. Cela à pour conséquence que les exprimer m’apparaît également futile. Je ne cherche ni la louange ni la confrontation. Ce qui met en question l’intérêt des commentaires, pourtant supposés être le dessert du blogueur.

Cela dit, tenir blog en évitant de s’exprimer sur l’actualité, le sens de la vie, l’état de la civilisation, ses préférences littéraires,les dernières facéties d’un bavard président et autres foutaises n’est pas chose aisée. C’est pourquoi en dehors des NAC improbables et des pays où ne pas mettre les pieds, le ne vois pas trop de quoi parler. Si je reviens ici, ce sera donc pour traiter de ces sujets ou d’autres de farine comparable. Les commentaires y seront logiquement fermés.

vendredi 30 juin 2023

Je serai bref.

 

Après 2 mois et demi de silence, je crains de ne plus désirer continuer ce blog. J’y ai pris plaisir. Ce plaisir s’est vu annihilé par d’anonymes importuns. J’espère que dans leur morne vie de connards masqués cette victoire apportera un rayon de soleil.

Je tenais à remercier de leur fidélité ceux que mes bavardages ont pu distraire.

A part ça, tout va bien : je bouquine, je bricole, je jardine, je cuisine… La vie vient de me faire cette nuit même un cadeau magnifique : un mignon petit-fils qui, malgré les menaces qui pèsent sur ce pays que j’aime tant, pourra, je l’espère, y mener une vie heureuse. Que demander de plus ?

mercredi 12 avril 2023

Quand t’es dans le désert…

 


Cette chanson de M. Capdevielle, dont les paroles me paraissent toujours aussi sibyllines qu’il y a 44 ans quand elle sortit, fait allusion à une autre sorte de désert que celui qui m’inquiète aujourd’hui et qui lui n’a rien de fantasmé.

Revenons en arrière : il y a 3 semaines, je vous narrai l’épisode douloureux que me fit connaître une rage de dents et qui m’amena à constater le côté ennuyeux que présentait le fait de vivre dans mon désert médical. La rage vaincue, se présenta un nouveau problème : le lundi 27, me levant pour aller aux toilettes, j’eus une surprise plutôt désagréable. Au lieu de clopiner vers mon but, je retombai d’un bloc sur le lit que je pensais quitter. J’avais été victime d’un vertige inattendu. Je me relevai avec précaution et ne tombai pas.

Consultant au matin Internet, j’appris que ce genre de choses se produisait quand on souffrait d’hypotension orthostatique (une brutale chute de l’hypertension occasionnant des pertes d’équilibre lorsqu’on quittait la position horizontale pour la verticale) Je m’empressai de prendre ma tension grâce à l’appareil que je possédais à cet effet et constatai des résultats inquiétants, voire aberrants. Craignant avoir mal utilisé ledit tensiomètre j’en relus la notice qui m’apprit qu’en cas d’arythmie cardiaque ses mesures n’étaient pas fiables. Souffrant de ce problème, je décidai, pour en avoir le cœur net de consulter. Et (miracle !) j’obtins un rendez-vous pour le vendredi auprès de la remplaçante de mon praticien référent  ! Elle me prit la tension et le résultat fut sans appel : une tension de jeune homme (en bonne santé) ! Cette piste écartée, elle me fit faire des tests afin d’écarter celle d’un AVC en préparation et parvint à la conclusion que cela pouvait venir d’un problème de l’oreille interne, me prescrivit un médicament anti-vertige et m’engagea néanmoins vivement à consulter au plus vite mon cardiologue.

Je suis de nature obéissante ou résignée. Je fis donc les analyses prescrites dont, week-end pascal oblige, je reçus hier les résultats,lesquels furent globalement rassurants. Je téléphonai au cabinet de cardiologie et la secrétaire me dit de retéléphoner… ...en juillet ! Cette demande me parut curieuse. J’insistai un peu, car quel que soit le délai, j’étais prêt à l’accepter. Quel serait-il, ce délai, au mois de juillet ? Je raccrochai, perplexe.

Ce matin je me sentis pas dans mon assiette. J’en fus inquiété. Que faire ? Appeler le Samu pour lui annoncer que je me sens barbouillé ? Aller à la pharmacie pour une téléconsultation ? Aller aux urgences sans motif précis ? Attendre un malaise afin d’avoir quelque chose de concret à raconter à ces braves gens (en admettant que ce dernier ne me rende pas incapable de les joindre) ? Ma fille à qui je m’ouvris de ces interrogations m’indiqua, recherches faites, qu’un seul médecin avait des disponibilités à 50 km de chez moi…

Une nouvelle fois, je m’aperçois à quel point l’impéritie de nos administrations et de nos dirigeants successifs a pu rendre inopérant un système de santé qui nous coûte cependant si cher. Selon l’INSEE, il y a eu en 2022 une surmortalité conséquente. Ne serait-ce pas dû, au moins en partie, à ses défaillances ? Il est vrai que nos gouvernants ont d’autres mouches à enculer chats à fouetter. Le pays craque de partout (école, hôpital, ordre public, immigration incontrôlée, etc) et, à l’instar des Byzantins, on nous rebat les oreilles de débats oiseux. Pauvre France !