..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

samedi 11 septembre 2021

Comme le temps passe !

 


Eh oui, comme le temps passe ! Dix ans se sont écoulés depuis le 11 septembre 2011, jour où parut le premier article de « Vu des collines », petit blog généraliste qui aujourd’hui publie son 1869e article.

Une blogueuse, disparue des écrans depuis, me fit remarquer que choisir la date anniversaire des attentats de 2001 pour me lancer était une curieuse idée. En fait, il s’agissait d’une simple coïncidence. J’aurais aussi bien pu lancer mon premier message urbi et orbi le 10 ou le 12 de ce même mois. Étant en retraite depuis le 31 août 2011, je me sentais en ce début de mois délivré de tout éventuel devoir de réserve, c’est tout.

Mon idée était de laisser libre cours à ma fantaisie naturelle. Je crois ne pas m’en être privé. Même s’il me fut parfois reproché de publier des textes trop longs, je ne suis, dix ans plus tard, pas encore parvenu à dégoûter TOUS mes lecteurs. Il en reste même si leurs rangs se sont probablement éclaircis. A ces fidèles, un grand merci car ils m’encouragent à persévérer dans la pratique d’un passe-temps agréable.

Si d’emblée je rencontrai un certain succès, ce ne fut pas le fruit du hasard. Depuis déjà une dizaine d’années, j’avais traîné mes guêtres sur le Net, participant à des forums où on s’engueulait à qui mieux mieux, commentant (trop) longuement les blogs, publiant des textes sur des sites littéraires, bref, me créant une mini-notoriété. Mais, comme disait ma défunte mère, « mieux vaut un petit chez soi qu’un grand chez les autres. ».

Au fil des années, mon goût pour la polémique ou le commentaire politique s’est bougrement émoussé. Il faut dire que l’élection, intervenue depuis, de deux présidents particulièrement croquignolets qui ont, avec brio, démontré qu’en pensant avoir atteint le fond, on se trompait totalement et que le gouffre où la France s’enfonce est probablement insondable. Ça limite les sujets à traiter, tant il est difficile de perpétuellement s’étonner ou se scandaliser de l’ineptie des propos de personnages qu’on a d’emblée classés dans la catégorie des nuisibles insignifiants.

Avec une moindre fréquence, je continue donc à évoquer mes joies, mes peines, mes bricolages, mon jardinage, mes cuisinages, des animaux de compagnie aussi nouveaux qu’improbables, à parler, comme je l’annonçais il y a dix ans « de tout et (surtout) de rien ». Je renouvelle la mise en garde que j’adressais dix ans plus tôt à d’éventuels lecteurs : « ...Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on ricane. »

Pour combien de temps encore ? L’avenir nous le dira.

En prime, ce joli bouquet d’anniversaire :


Fleurs de mon jardin



16 commentaires:

  1. Ce jour-là ma belle et moi revenions à Paris après un long séjour en province... Les échos de ce qui se passait à New-York nous parvenaient des autoradios des voitures dans les rues. Je n'ai hélas pas gardé souvenir d'une naissance concomitante d'un blog qui allait se révéler d'une importance indispensable... 😜

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    1. Eh bien moi, je revenais du boulot. Ma réaction au premier avion fut de me dire que les aiguilleurs du ciel fut new-yorkais étaient maladroits; au deuxième je me suis dit qu'ils devraient lever le pied sur le scotch (ou le bourbon). Quand on a parlé d'attaque terroriste, je me suis dit que ces salopards avaient bien choisi leur cible.

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    2. En plus dans mon commentaire je me suis planté, ai confondu 2001 avec 2011...
      Je faisais bien référence à 2001, mais à cette date y avait-il déjà des blogueurs ???

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    3. Eh bien, moi, j'étais au boulot. Et comme ce 11 septembre-là est tombé un mardi, jour de bouclage de France Dimanche, je me suis tout de suite dit qu'on était bon pour refaire la moitié du journal et y passer la soirée plus une partie de la nuit.

      Je ne les remercie pas, les adule-Coran pur sucre !

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    4. Et comme ce 11 septembre-là est tombé un mardi, jour de bouclage de France Dimanche

      Vous admettrez que ça sonne bizarrement...

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  2. Bravo donc, avec dix ans de retard pour cette entrée fracassante au royaume des blogs !

    Et le prix du meilleur commentaire est attribué à Pascal Labeuche !
    C'est vrai ça : "Quel art du marketting vous aves, vous alors !"
    Et dix ans plus tard, ceux à qui Dieu a prêté vie gardent encore cette "soif inextinguible d'étiennisme".

    Bravo à vous Oncle Jacques, pour le plaisir de lecture que vous nous donnez dont le naturel, l'intelligence et l'humour ne s'expliquent que par le talent !

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    1. Hélas, je me suis fâché (sans me souvenir pourquoi) avec Labeuche. La période des Gilets jaunes m'a fâché avec Aristide, Yanka, Grandpas et bien d'autres. Ce premiers article a des aspects de cimetière des commantateurs !

      Cela dit, si vous ne cessez de ma flatter, chère Mildred, je finirai par vous croire !

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  3. Bravo pour le suspense, vous nous avez bien eus !
    Bon anniversaire et longue vie à votre blog !
    Votre jardin ne semble pas avoir souffert de la sécheresse: magnifique(s) bouquet(s)!
    XX

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    1. Mon jardin a surtout souffert des pluies qui, par mildiou interposé, m'ont privé de pommes de terre et de tomates. Les seules satisfactions que j'en ai tirées cette année viennent des fraises et des fleurs dont je suis ravi que leurs bouquets vous plaisent.

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  4. Longue vie à votre blog !
    En espérant que vous gagnerez votre combat contre les odieux gastéropodes, dans le beau jardin que vous cultivez.

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    1. Merci, Le Rabouilleur. On tâchera de durer et de se consoler des ravages des gluants prédateurs.

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  5. Un aphorisme trop méconnu du philosophe breton Y. Koulapic'h de Kerbizu qui fit le voyage jusqu'à Jérusalem comme Chateaubriand, un autre Breton :
    La femme est le dromadaire qui permet à l'homme de traverser le désert de l'existence.

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    1. Mon père aimait à citer cette phrase mais avec "chameau" au lieu de "dromadaire", ce qui était plus parlant.

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  6. Bon anniversaire de blog.
    Bravo pour les fleurs, vraiment magnifiques.
    Bernadette

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