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vendredi 10 septembre 2021

Miscellanées de début septembre

 

Depuis qu’il est venu mettre un peu d’animation dans nos vies monotones, j’ai pris la charitable habitude de prendre chaque matin des nouvelles de notre ami le Covid. Pour cela, je consulte une carte où apparaissent les contaminations, les hospitalisations, les entrées en réa, les décès et le taux d’incidence de chaque département. Force est de reconnaître qu’il ne va pas fort : dans 96 départements sur 100, il est en régression ! Dans 10, dont le mien, on est tombé en-dessous des 50 cas dépistés pour 100 000 habitants. Le tsunami promis s’est avéré vaguelette. J’avoue être déçu de ne pas voir, comme c’est le cas à la moindre hausse, les professeurs de médecine se ruer sur les plateaux de télé pour commenter ces bonnes nouvelles. Au lieu de nous annoncer l’apocalypse, ils viendraient avec enthousiasme nous annoncer que, parti comme c’est, le Covid ne passerait pas l’hiver et que les gestes barrières pouvaient aller se faire voir chez Plumeau. Mais on ne les voit pas. A croire que leur boule de cristal n’annonce que les catastrophe !

Il faut dire que ces pauvres variants ont de sérieux concurrents : le sort des malheureuses Afghanes leur fait bien du tort : qu’attend-on pour leur permettre à toutes de venir porter leurs burqas dans les rues de nos riantes cités ?

Et puis, effaçant les malheurs afghans, depuis quatre jours maintenant, un deuil est venu frapper les âmes françaises : Jean-Paul Belmondo, notre Bébel national, est décédé. Moi, je l’aimais bien ce gars mais bon, on ne peut pas dire que sa mort soit une surprise totale. Il ne pétait pas la santé, avait 88 ans et la probabilité pour qu’il tourne de nouveaux films où il nous éblouirait par ses cascades et séduirait de jolies filles était infime. En fait, depuis une vingtaine d’années, il survivait à ce qui avait fait son succès. Ainsi va toute vie, dans le meilleur des cas.

Pendant ce temps, la vie continue. Malgré les trois jours passé dans cette ville par notre bon président, les fusillades connaissent toujours le même succès à Marseille. Nos quartiers sensibles continuent d'être animés par une infime minorité de galopins qui dealent et s’attaquent aux forces de l’ordre avec toute la fougue de leur jeunesse tandis que l’immense majorité de leurs voisins et premières victime réprouvent leurs incartades avec vigueur. Même s’il n’est pas interdit de penser qu’il arrive que certains de ces citoyens modèles profitent quand même, directement ou indirectement des retombées financières des trafics divers des bourreaux qu’ils sont censés exécrer.

Nous voici au troisième jour d’un procès qui devrait en compter quatre-vingt-dix. L’un des accusés, un dénommé Salah Abdeslam , ne montre que peu de regrets de sa participation à la boucherie du Bataclan. Quand bien même en montrerait-i que les chances qu’on le pardonne resteraient très faibles. Il est possible que pour certains de ses coaccusés, le procès permette de mieux cerner leur niveau de responsabilité et de moduler la peine qu’ils encourent mais, dans son cas, il me semble que la sentence est prévisible et que les débats ne serviront pas à grand-chose.

Cela dit, le 10 septembre on fête la Sainte Inès. Je souhaite donc une heureuse journée à toutes les Inès qui me lisent en attendant de commémorer demain une journée marquante de notre siècle commençant.

9 commentaires:

  1. Ce COVID finissant s'en est pris il y a quelques jours à votre serviteur. J'ai déclaré cette visite impromptue au pharmacien qui a voulu déloger ce virus de mes narines à grands coups de coton tige. Je suis ensuite rentré chez moi pour finir de le terrasser avec quelques tisanes de grand-mère pendant quelques jours. Il m'a finalement donné l'impression d'être un jeune homme plein de vigueur capable d'arrêter à lui seul une apocalypse annoncée. Je remercie donc ce petit chinois de m'avoir rendu visite, regonflé le moral et de m'avoir laissé chez le pharmacien un QR code qui me permettra de boire un café au comptoir les jours de marché à Lussac pendant 6 mois sans me faire vacciner!

    Je sais bien qu'à vaincre sans péril et toussa, mais quand même!

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    1. En buvant votre café vous faites face à la maison et commerce de quincaillerie désormais non seulement fermés après le décès de la propriétaire.
      Bientôt à vendre pour une bouchée de pain, sans doute...

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    2. Tout à fait. On peut encore voir l'enseigne "Au foret de précision" mais cette estimable maison est fermée depuis belle lurette, j'attends une probable ouverture d'un Kebab en lieu et place...

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    3. Le maire s'y opposerait.
      Mon fils en est l'héritier (pas du maire, de la défunte).
      Vous n'imaginez pas les "trésors" que ces murs abritent..
      :)

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    4. @ La dive : Heureux de vous apprendre rétabli !

      Avec Angiola, vous me remémorez les nombreuses étapes que je fis à Lussac-les- châteaux au cours de mes aller-retours entre Manche et Corrèze 5 ans durant. Bien que stationnant sur la place, je n'ai jamais remarqué la quincaillerie dont vous parlez et je le regrette. Ce genre de vieux commerces me fascine : on y trouvait la clé qui manquait à la serrure d'un meuble, des clos, des vis au poids et toutes sortes de trésors insoupçonnés...

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  2. en attendant de commémorer demain une journée marquante de notre siècle commençant.

    Même cette incroyable journée n'aura pas servi de leçon à tous nos bien-pensants, pas plus que le Bataclan du reste...

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    1. Je crains que l'événement marquant auquel vous pensez ne soit pas celui que je vais évoquer !

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  3. Qu'on le veuille ou non, ce pays est foutu comme dit l'autre !
    Mais merci d'avoir rappelé que c'était la sainte Inès car grâce à vous j'ai pu téléphoner à ma cousine Inès, pour lui souhaiter une bonne fête !
    Elle n'a évidemment pas décroché - comme tout détenteur de téléphone portable qui se respecte - mais peut-être qu'elle aura eu le message que j'ai laissé exceptionnellement, car de même que je n'ai pas de téléphone portable, je n'écoute pas les machines et je ne parle pas aux machines.

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    1. On ne parle jamais assez de la Sainte Inès et c'est dommage !

      Je partage votre répugnance à parler aux répondeurs mais il m'arrive pourtant parfois de le faire.

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