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vendredi 17 septembre 2021

Un luxe inouï !

 

Dernier bouquet en date : la floraison des glaïeuls touche a sa fin mais les dahlias continueront de fleurir jusqu’aux gelées;

Le fait d’avoir, des mois durant, dans son humble demeure, un ou plusieurs gros bouquets de fleurs fraîches constamment renouvelés peut sembler un luxe inouï. Pourtant, il n’en est rien. Il suffit de disposer d’un bout de terrain et d’y planter des bulbes ou des tubercules. Leur culture ne demande pas de soins particuliers et, à condition de les arracher avant les éventuelles grandes froidures afin d’éviter qu’ils ne gèlent on peut les replanter d’une année sur l’autre. De plus, les bulbes en produisent d’autres et les tubercules se développent et peuvent alors être divisés et donner de nouvelles plantes régénérées.

Sans efforts particuliers je peux donc confectionner des bouquets de glaïeuls et de dahlias qui sont mes fleurs préférées vu qu’ils offrent une variété de couleurs vives et souvent panachées qui assemblées charment l’œil.

Dans mon précédent jardin, j’en avais fait des massifs mais une coupable négligence fit qu’un hiver leur fut fatal. Du fait des conditions météorologiques lamentables des mois d’avril et de mai, ce n’est que tardivement que j’ai planté les bulbes et les tubercules dont j’avais fait l’emplette. Je compte bien au printemps prochain en acheter d’autres afin de développer mes plantations florales et d’échelonner leur fleurissement de façon a bénéficier plus longtemps de bouquets plus variés quitte à protéger d’éventuelles gelées les premières pousses.

Cela se fera, vu l’exiguïté de mon terrain, au détriment des légumes. Il faut dire que les ravages opérés par les pucerons, les gastéropodes et le mildiou cette année ont douché mon enthousiasme pour les plantations légumières.

Pour finir, je tiens à signaler que remercier la « nature » de nous offrir une telle palette de couleurs serait lui rendre un hommage immérité. Tout d’abord, ces magnifiques fleurs sont d’origine exotique : la plupart des variétés de glaïeuls viennent d’Afrique du sud tandis que les dahlias sont originaires d’Amérique centrale où les Aztèques les utilisaient à des fins médicinales ou en nourrissaient leurs animaux (leurs tubercules sont comestibles). Importés en Europe au XIXe siècle, on envisagea d’abord d’utiliser le dahlia comme un féculent susceptible de rivaliser avec la pomme de terre avant de lui préférer un usage décoratif. Par hybridation, on en a obtenu plus de 40 000 variétés de toutes les couleurs sauf le bleu. On est encore une fois bien loin de la nature !

9 commentaires:

  1. Alors que vous en êtes arrivé au stade où vous professez, urbi et orbi, votre amour pour les bouquets de fleurs, je ne pourrai plus cacher ma sainte horreur des fleurs coupées de leurs racines !
    Pour moi, et je m'en excuse auprès des amateurs de bouquets, regarder une fleur coupée c'est comme admirer une belle jeune fille morte sur son lit de mort !
    Lors de deuils dans ma famille, je n'ai jamais empêché personne d'apporter des fleurs par un péremptoire : "Ni fleurs, ni couronnes.", tellement je sais l'attachement des gens à ce symbole mortuaire, justement. Mais en revanche, toutes les fleurs restaient pour la plupart soit à l'église, soit rejoignaient le cimetière.
    Je ne cache pas que j'ai des amis qui, me voyant laisser leur composition florale à l'église, m'ont fait le reproche de ne pas l'avoir amenée à la maison !
    Cela étant dit, j'adore les jardins fleuris de fleurs de toutes les couleurs !

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    1. Vous savez, sur tige ou dans un vase, les fleurs meurent vite. C'est d'ailleurs ce qui me décourage d'entretenir un jardin fleuri. Car il faut y éliminer les fleurs fanées qui altèrent son aspect, le garnir de plantes fleurissant à des périodes différentes afin qu'il reste beau longtemps. C'est bien trop de tracas.

      Libre à vous de ne as les apprécier mais les bouquets apportent à une maison des touches de couleurs magnifiques qui rehaussent son attrait plus que ne le feraient de jeunes filles sur leur lit de mort, du moins à mon goût.

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  2. Ah ! je le savais bien, que l'immigration (florale) et le métissage (re-floral) étaient une chance pour cette misérable France (floralement) moisie !

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    1. C'est une façon de voir les choses. On peut aussi penser que ces fleurs exotiques sont arrivées chez nous un peu frustes et que, façonnées par notre culture, elles se sont améliorées et que quasiment assimilées (bien qu'il faille les rentrer l'hiver) elles sont devenues bien françaises.

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  3. Quel beau billet, mariant nature et culture.

    La beauté sauvera le monde
    Dostoïevski

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  4. Même les fleurs sont grandes-remplacées, c'est à désespérer...

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    1. On peut voir les choses comme ça sauf qu'au lieu de chasser les fleurs autochtones, elles sont venues harmonieusement enrichir la palette de nos jardins. Ce qui n'est pas toujours le cas en cas d'arrivée d'éléments allogènes.

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    2. "allogène", à ne pas confondre avec "allocataire" comme certains ont tendance à le faire ...

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