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mercredi 19 juin 2013

Ah quel bonheur de n’être plus clown !



J’ai été, de longues années durant, clown  professeur au cirque « Éducation Nationale ». Et plus je vois l’évolution de ce grand corps qui un temps fut instruisait la jeunesse, plus je suis heureux de ne plus faire partie de son personnel. Ce ne sont pas les articles que signale Skandal qui me feront changer d’avis.

En gros, il semblerait que l’on encourage fortement, dans l’Académie d’Orléans-Tours (où j’ai sévi), les professeurs à noter plus largement afin d’éviter que ladite Académie ne se trouve dans le peloton de queue des succès au bac. Rendez-vous compte :  « En 2012, avec 83,3 % de réussite à l’examen, elle se classe 22e académie de France, juste avant Nancy-Metz, Amiens et Créteil, un point et demi en dessous de la moyenne nationale. » Un point et demi !  Si après ça le Recteur ne passe pas pour un gros nul et qu’on ne le rétrograde pas à un emploi de femme personne de service dans un collège « sensible » du 9-3, c’est qu’il n’y a plus de démagogie justice dans le royaume du Danemark  la République !  Il lui fallait réagir ! Et fissa !  Ce serait ce qu’il a fait en demandant que l’on notât sur 24 au lieu de 20.  Il aurait pu ordonner que l’on repêchât les élèves jusqu’aux abysses.  Mais c’eût été moins joli.

On peut se poser la question de savoir si dans ces conditions le bac conserve une fonction autre que de prouver l’efficacité manipulatrice du Recteur et de ses sbires son équipe et si le jour des résultats ce ne sont pas eux qui paniquent le plus.

De manière générale, c’est la question de la note qui est au centre du problème. Il y a quelques jours, une jeune collègue me racontait que son chef d’établissement avait de son propre chef relevé le niveau des notes qu’elle avait attribuées à ses élèves, trouvant ces dernières trop basses pour assurer le statut d’ « excellence » (ou de simple médiocrité) de sa boite. On croit cauchemarder…

Et pourquoi ceci ? Parce que la « réussite » scolaire devient de plus en plus indispensable. Les parents la rêvent, la demandent, l’exigent !  Faute d’une amélioration massive des performances, histoire de ne pas les décevoir, on procède à une augmentation substantielle du niveau de la notation. Ainsi tout le monde est content. Même s’il fait vingt fautes diverses par ligne d’incompréhensible débagoulage, votre fils, votre fille, chère Madame, cher monsieur a sa moyenne en français. N’est-ce pas là l’essentiel ?

Chaque élève a droit à la réussite. C’est comme le mariage pour tous : accorder un droit à de nouvelles personnes ne retire rien à ceux qui en bénéficiaient auparavant.  Ce qui est indéniable. Cela n’empêche aucunement l’élite de se reproduire et les meilleurs éléments d’intégrer les meilleures écoles et d’obtenir,  pour ceux qui en sortent avec un bon rang, les meilleures postes.

Le seul problème c’est qu’il y a un peu tromperie sur la marchandise. On tend à faire croire à tous qu’ils appartiennent à une relative élite et quand vient le temps de trouver un emploi ils se retrouvent face à la réalité.  Ça crée des amertumes. Sans compter que pour obtenir des performances de moins en moins convaincantes on dépense de plus en plus d’argent.

Je plains les jeunes qui embrassent la carrière de clown  d’enseignant si celle-ci continue d’évoluer comme elle le fit. Je me console en me disant que beaucoup ne font qu’y passer un bref séjour tant ce qu’on leur a vendu est différent de ce qu’ils pouvaient en attendre.

35 commentaires:

  1. Je me souviens d'une époque, pas si lointaine, où les professeurs expliquaient que les élèves devaient être notés sur 18 !
    20, c'était la note de Dieu, 19, c'était la note du prof et la note de l'élève commençait à 18 !

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    1. Si mes souvenirs sont bon, un 16 en français était exceptionnel...

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  2. C'est bein vrai c'que vous dît' Jac'!
    Ils ont supprimé les notions d'effort et de devoir, et ainsi seuls comptent le droit d'avoir une bonne note.
    Par souci d'égalité, j'ai le droit d'avoir la même note que l'élève moyen qui a beaucoup trimé, alors que moi je n'ai rien foutu, à part fait l'effort d'amener ma diversité.

    Comment conforter un idiot dans sa bêtise si ce n'est en lui mettant une bonne note à un devoir médiocre?

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  3. Les gens qui embrassent la carrière professorale le font désormais pour des raisons bien différentes de celles qui motivèrent leurs aînés...
    Sinon, en notant sur 24, je pense que la plupart des copies mériteraient 4. On est encore loin du compte!

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    1. Les barêmes rendent impossibles les notes basses ! Mais personne n'est dupe, à part peut-être les plus sots des candidats.

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  4. Ah ! Merde. Je suis d'accord avec ce billet (sauf la partie sur le mariage pour tous mais on ne va pas mégoter). Je vire réac...

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  5. J'ai connu le temps (lointain) où les procédures de recrutement se limitaient à une lecture du CV et des diplômes qui y étaient mentionnés.
    J'ai aussi connu le temps (c'était hier) où les postulants à un emploi (avec les mêmes diplômes) devaient faire une dictée et rédiger une lettre.

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  6. La décadence de l'instruction publique et la grande déculturation qui en découle naturellement créent cependant des emplois (voir en particulier http://www.acadomia.fr/).
    Quand on voit qu'il existe désormais une certification en orthographe destinée aux indigènes (http://www.certification-voltaire.fr/), on voit le chemin parcouru depuis la réforme Haby. "Le niveau monte", qu'ils disaient.

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    1. J'ai constater ces quelques dernières années un véritable effondrement du niveau. On ne peut pas assigner à l'école toutes sortes de rôles "éducatifs" et lui demander d'enseigner quelque chose.

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  7. J'ai entendu tout a l'heure que cette méthode permettait d'éviter des milliers de redoublant ce qui en temps de crise n'était pas à négliger

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    1. J'ai entendu cet "argument". Dans ce cas pourquoi ne pas donner le bac à la naissance ? Ce serait encore plus économique.

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  8. Robert Marchenoir20 juin 2013 à 01:34

    Je ferai remarquer que cela prouve deux choses :

    1) Que la "culture du résultat" dans la police est une bonne chose,

    2) Que les Français sont malhonnêtes.

    En effet, cette triche organisée sur les notes du bac, qui ne date pas d'hier, c'est exactement la même chose que les effets de "la culture du résultat" dans la police, dénoncés par les bonnes âmes de gauche (et aussi de droite).

    Il est évident que la "culture du résultat" est une bonne chose (sauf pour les bandits). Il devrait aller de soi que tout policier devrait avoir à coeur de diminuer le plus possible la délinquance, et d'avoir de bons résultats dans ce domaine.

    Pourquoi, alors, le vent médiatico-politique s'entend-il à fustiger la "culture du résultat" ?

    Parce que les Français sont malhonnêtes.

    Parce que les Français qui travaillent dans la police préfèrent truquer les chiffres, par paresse, déloyauté et absence de conscience professionnelle, plutôt que de les améliorer honnêtement en s'efforçant d'obtenir de bons résultats.

    Les journalistes français sont eux aussi malhonnêtes, qui attribuent à la "culture du résultat" ce qui, en réalité, est dû à son contraire : la culture de la glande, de la triche et du mensonge. Ces journalistes semblent considérer comme allant de soi que si l'on récompense les policiers en fonction d'indicateurs chiffrés de résultat, ceux-ci vont nécessairement truquer ces chiffres afin d'obtenir la récompense sans avoir travaillé au résultat.

    Ils attribuent l'échec de la "culture du résultat" à ceux qui ont donné l'ordre à la police d'obtenir de meilleurs résultats (en gros : à Sarkozy), et non à ceux qui trahissent leurs responsabilités en trichant sur les statistiques censées mesurer leur propre travail.

    Cela prouve bien que ces journalistes présupposent que tout le monde est malhonnête, que la malhonnêteté va de soi, en fait qu'elle est une chose normale et pas du tout condamnable.

    Il en va de même pour les hommes politiques, les "intellectuels" et les... Français tout court, qui eux aussi condamnent cette "culture du résultat".

    C'est la même chose pour le bac.

    Evidemment que dans un monde normal, plus il y a d'élèves qui réussissent leurs examens et mieux c'est.

    Mais personne n'oblige personne à truquer les notes. Si la conséquence de cette recherche de la réussite aux examens est le trucage de notes, alors cela montre bien que les truqueurs sont malhonnêtes.

    Incidemment, si la hiérarchie de l'Education nationale elle-même triche aux examens, comment s'étonner que les élèves et les étudiants eux-mêmes trichent, pompent aux examens, mentent sur leur CV, etc ?

    Comment appelez-vous une nation où les gardiens de la morale et de l'honnêteté que sont les policiers et les professeurs sont les premiers à organiser la triche pour échapper à leurs propres responsabilités ?

    Et comment croire à la fable qu'il s'agirait d'une "défaillance des élites", alors qu'à l'évidence cet effondrement moral vient du peuple tout entier ?

    Que je sache, pour entrer dans la police ou dans l'Education nationale, on ne sélectionne pas particulièrement les plus malhonnêtes. Ce qui se passe à l'école et dans la police est le reflet de ce qui se passe dans la société toute entière.

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    1. N'importe quoi. Tout est bon pour insulter les Français.

      C'est le rectorat, donc l'élite minuscule au pouvoir, qui décide de relever les notes, ce que les enseignants ne demandent jamais et ce qu'ils dénoncent. C'est évidemment pour cela qu'on est courant de la manipulation, d'ailleurs.

      Si le bac est si facile à obtenir ce n'est pas parce que les profs surnotent, c'est parce que les exercices du Bac sont d'une facilité écœurante. Mais ce ne sont pas les profs qui décident des épreuves.

      En philosophie il n'y a pas de consignes officielles, et l'exercice n'a pas changé depuis l'invention du Bac : la moyenne nationale ne dépasse jamais 9,5 sur 20. Jamais.

      Mais je ne suis qu'un professeur de philosophie faisant passer le bac tous les ans depuis une quinzaine d'années, donc beaucoup moins compétent que Marchenoir, retraité de la SNCF.

      Marchenoir est un vil manipulateur. Il veut nous faire croire que nous sommes tous responsables de la politique de Taubira (par exemple), que nous sommes d'accord, que les Français sont coupables collectivement, qu'ils sont tous des ordures.

      Cette anecdote de sur-notation, qui a lieu tous les ans, suffit, selon lui, à "prouver" que les "Français" sont "malhonnêtes".

      Dans le genre, cette généralisation abusive pulvérise tous les records de mauvaise foi. Le mot "preuve", avec Marchenoir, n'a plus aucun sens.

      Les Français sont de toute évidence, bien au contraire, des champions d'honnêteté, et je le dis très sérieusement, car on ne comprendrait pas, autrement, qu'il y ait si peu de délinquants et de criminels parmi eux alors que la loi et la justice sont si laxistes.

      Je parle des vrais Français, bien entendu, pas des faux comme Mohammed, Ibrahim et Marchenoir.

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    2. Nooooooooooooonnnnnn je le crois pas !20 juin 2013 à 12:57

      Marchenoir est retraité de la SNCF ? Vous avez des preuves ?

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    3. Est-ce si étonnant ? Feignant comme il est, toujours devant son écran à pianoter des bêtises...

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    4. Robert Marchenoir20 juin 2013 à 17:40

      Comme d'habitude, Marco Polo dédouane les Français de toute responsabilité. Et surtout les fonctionnaires, comme lui. Et surtout les fonctionnaires subalternes, comme lui. Et surtout les professeurs de philosophie, comme lui.

      En fait, Marco Polo ramène toujours tout à son nombril, et n'est jamais responsable de rien.

      Tout ce qui leur arrive de fâcheux est la faute des autres. Les Français sont de purs agneaux persécutés par le monde entier -- et par une poignée de chefs malfaisants : les recteurs d'académie ? les hauts fonctionnaires de la police ? les patrons du CAC 40 ? les "Anglo-Saxons" ? les Juifs ? Enfin, c'est toujours les autres, quoi.

      C'est ce qu'on appelle un "professeur", en France. C'est ce qu'on appelle un "philosophe".

      Jusqu'à présent, le mot "philosophe", en français, signifiait à peu près le contraire. Il est vrai qu'on ne peut pas demander à un professeur de philosophie de l'Education nationale de connaître, en plus, le français.

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    5. "Si le bac est si facile à obtenir ce n'est pas parce que les profs surnotent, c'est parce que les exercices du Bac sont d'une facilité écœurante."

      Je crois qu'il y a un peu des deux.

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    6. Moyenne en SVT au bac S : entre 13,50 et 14 depuis plusieurs années. Les profs de SVT en ont assez de ces exercices niveau 3e, voire pires. L'un de ces exercices noté sur 5 points, il y a deux ou trois ans, consistait à compter les ailes de mouches dessinées sur une feuille. Il y en avait quelque chose comme une soixantaine (je parle des ailes). Les examinateurs sont bien obligés de donner les cinq points.

      Il faut être Marchenoir pour croire qu'en France ce ne sont jamais les ministres ni les recteurs ni les inspecteurs qui sont responsables de la chienlit, mais systématiquement les profs.

      Les responsables ce ne sont pas les gens payés (grassement) pour prendre des décisions et faire en sorte que 85 % des gamins auront leur Bac, mais les lampistes qui touchent 2000 euros par mois après 20 ans de carrière.

      Evidemment, la responsabilité est répartie, et les enseignants en ont leur part, mais la logique depuis toujours consiste à chercher les GRANDS responsables plutôt que les petits. Si elle est répartie, cette responsabilité, elle ne l'est pas équitablement.

      Cela ne réduit pas les petites responsabilités, certes. Beaucoup d'enseignants sont de vrais cons et méritent le plus grand mépris. Mais cela n'avance à rien de le dire et de le répéter. Et puis la responsabilité de la télé (entre autres) est aussi engagée, donc celle de tous ceux qui la regardent. Bref, toute la société a une part de responsabilité, et Marchenoir aussi. Que fait-il pour améliorer les choses ? Va-t-il sur les plages et dans les bars pour annoncer la Bonne Nouvelle de l'orthographe ? Donne-t-il des cours gratuits de syntaxe et de culture générale ?

      Ben non. Il attend que les autres fassent le boulot.

      Les autres, c'est moi par exemple. Moi qui me coltine les gamins et qui essaie, année après année, de les faire réfléchir, de les mettre en garde contre la propagande, de leur donner quelques rudiments de logique. Mais Marchenoir, lui, est en droit de donner des leçons à tout le monde et surtout aux enseignants. Pourquoi ? On se le demande. Depuis quand les retraités de la SNCF sont-ils légitimement juges de tout ?

      Il ne sert à rien de taper sur la catégorie du bas exclusivement, sinon pour exonérer la catégorie du haut. Le véritable but de Marchenoir est donc de nous expliquer que les patrons, les politiciens, les fabricants de programmes scolaires, les recteurs d'académie, etc., ne sont pour rien dans la nullité de l'Educ. Nat. Non. Tout est seulement de la faute des profs.

      Evidemment c'est très bête, et personne ne prend ça au sérieux. Marchenoir ne peut écrire ces bêtises que sur internet, car aucun éditeur, aucun journal, aucune revue n'accepterait de publier ses balivernes. On est en dessous de l'admissible, on est dans la logorrhée et le mantra.

      Fonctionnaires = méchants
      Fonctionnaires = pas beaux
      Fonctionnaires = trous du cul

      Voilà le niveau de Robert. Une petite chanson que l'on connaît par cœur, qui malheureusement nous tympanise depuis des lustres et qu'il faudra encore supporter, puisque sur internet la sélection naturelle de l'intelligence fonctionne mal.

      Sur ce, bonne nuit. Demain je corrige.

      PS : la haine du prof vient souvent d'une mauvaise expérience à l'école. On a tous eu quelques enseignants vraiment très bêtes ou très méchants. Mais aussi, je suppose, quelques bons profs, respectables et respectés. Pensons à eux.

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    7. Les Inspecteurs Généraux ont également une grosse part de responsabilité dans le déclin de l'E.N.

      Pour ce qui est des fonctionnaires, on pourrait très bien, comme en Angleterre, avoir des enseignants qui ne le soient pas. Et ça ne changerait rien de fondamental.

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  9. Jusqu'où va t on descendre, en étant noté ainsi je serais devenu clown moi même et pourtant j'étais selon mes enseignants une désastre scolaire.

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    1. Vous vous sous-estimez ! Il ne fallait pas les écouter !

      J'ai eu moi-même une prof de français en terminale qui m'avait mis comme appréciation "A une haute idée de lui-même, à tort". Je passais mon temps à parsemer mes copies de formes grammaticales rares empruntées à Gide ou à Hugo qu'elle soulignait d'un rageur "Mal dit". Ça m'amusait...

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  10. Si, accorder un diplôme à des élèves qui ne le méritent pas enlève parfois des droits à certains autres plus méritants, et ce grâce à la discrimination positive à l'embauche, bien réelle (avec charte, engagements, signataires, etc.) que je peux observer in situ à la Défense.
    Je ne dis pas que les plus mauvais sont les plus exotiques, mais ceux dont c'est le cas seront à diplôme égal prioritaires sur les bosseurs de souche. Alors oui l'élite passe au-dessus de ça, mais un peu plus bas des dents vont grincer.

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  11. La perte de substance du bac et la dévalorisation des notes ne sont malheureusement pas un phénomène nouveau et cela explique en partie le niveau actuel désastreux des jeunes, même bardés de diplômes. Il suffit de lire les C.V. de certains bac + 5 pour constater l'étendue des dégâts (ceux-là même qui vous diront que l'orthographe est la science des ânes).

    La lecture de votre papier me fait penser au dopage. En usant d'artifices, on donne aux jeunes l'illusion qu'ils sont meilleurs que ceux qui n'en ont pas besoin.

    Le souci c'est que béquille un jour = béquille toujours, sinon badaboum !

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    1. Le problème est que, vu qu'on n'enseigne plus l'orthographe, on ne voit pas comment les jeunes pourraient en connaître les règles.

      Je me souviens d'une Inspectrice Pédagogique Régionale me reprochant de faire trop de dictées (niveau 3e). Quand je lui demandai ce qu'il eût fallu faire à la place, elle me répondit que l'on travaillait sur la didactique de l'orthographe mais que pour le moment on n'était pas parvenu à trouver des méthodes efficaces.

      Dans le doute, abstiens-toi !

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  12. "La lecture de votre papier me fait penser au dopage." Elle me fait quant à moi penser à la pub avec de jolis gazouillis d'oiseaux -c'est l'impression qui en émane- pour la lutte contre l'illettrisme, grande cause nationale™ en 2013. Sans dec', cette réclame est une insulte, limite stigmatisante, pour le corps enseignant.

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    1. Pour le peu que je m'en souvienne, c'est assez navrant.

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  13. Dire que c'est à Orléans qu'on utilise le meilleur outil pour lutter contre la cancratie, le Conseil des Droits et Devoirs des Familles, et que nos dirigeants refusent de l'étendre à tous les lycées difficiles relève de l'incompétence à prendre de bonnes décisions.

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    1. "Conseil des Droits et Devoirs des Familles"

      Connais pas.

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    2. C'est un outil fabuleux Jacques!
      Je me permets d'écrire quelques lignes pour vous en parler, tant c'est efficace.
      Tous les élèves qui ne foutent rien en cours et qui perturbent la classe, sont convoqués avec leur parent, devant le maire, un psychologue et le prof, afin de trouver des solutions pour remettre le gamin dans le droit chemin.
      On met les parents qui ne s'occupent pas de leurs gamins face à leur responsabilité, et je peux vous dire que le parent et le gamin prennent conscience qu'ils doivent réagir. C'est un outil FABULEUX!
      Seulement, il y a un hic! Les profs avaient autorisation de dénoncer au maire ou au directeur l'élève en question, qui faisait vivre l'enfer à toute ka classe. S'ensuivait une procédure et une convocation devant une équipe municipale, formée des acteurs cités plus haut. Ca ne plaisait pas le fait qu'il y ait dénonciation, des profs soixante huitards et des parents débiles considéraient que cette méthode n'était pas juste. Les heures les plus sombres...
      Les classes l'ayant utilisé ont vu leurs résultats remonter en flèche et les élèves concernés prenaient conscience de leur bêtise. Et il y avait une réelle amélioration de l'élève, tant au niveau comportemental que scolaire.
      C'est évident qu'il faut généraliser cette mesure. Enfin, à mes yeux.

      Jacques, cet outil est remarquable. Il permet à l'élève de ne pas sombrer dans l'échec, aux parents de se remettre sur le dos de leur gniard et aussi il rétablit la paix pendant les cours.
      Vous vous rendez compte? On a supprimé un outil qui permet de régler 3 problèmes en même temps: l'élève, le prof et les parents. AU lieu d'étendre ce Conseil des Droits et Devoirs des Familles, on va réembaucher des profs pour finalement avoir toujours les mêmes problèmes.

      Pour finir, il y avait en guise de sanction finale, au cas où les familles ne réagissaient pas, suppression des allocs. Résultat: aucune alloc n'a jamais été sucrée car presque toujours les familles ont fait le nécessaire.
      Ce conseil est d'un pragmatisme tel que nos idéologues ne le supportent pas. Nos soixante huitards attardés semblent apprécier le désordre.

      Le Conseil des Droits et Devoirs des Familles.

      http://www.wikiterritorial.cnfpt.fr/xwiki/wiki/econnaissances/view/Notions-Cles/LeconseildesdroitsetdevoirsdelaFamilleCDDF

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