..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

dimanche 1 mars 2020

Une nouvelle preuve du génie humain


Les challenges que l’homme a dû relever afin d’accéder au bonheur sont légion. Il a fallu créer et perfectionner l’agriculture et l’élevage afin de s’assurer une nourriture abondante et de qualité, il a fallu maîtriser les techniques du bâtiment afin de se mettre à l’abri des rigueurs du climat, il a fallu inventer des moyens de transports, de communication, de transmission des savoirs, il a fallu développer la médecine, il a fallu trouver des sources de divertissement et bien d’autres choses encore. Une fois ces problèmes résolus, l’homme put enfin mener une existence confortable et regarder les passionnantes émissions de M. Hanouna à la télé (privilège dont seuls les Français et leurs voisins francophones peuvent bénéficier et que le monde entier leur envie).


L’homme moderne peut profiter pleinement de la vie, à un détail près. Si, comme moi, il habite une maison individuelle à étage (s) (ou un duplex) une ombre plane sur son bonheur : lorsqu’il contemple avec tristesse le papier vieillissant de sa cage d’escalier, une angoisse l’étreint et son bonheur tranquille cède la place à la morosité. Comment pourrai-je remplacer ce papier quand ni mon échelle ni mon escabeau ne sauraient me permettre d’atteindre le plafond ? A quoi a-t-il servi que je rénove les pièces de l’étage si l’escalier qui y mène demeure cette affreuse mouche dans le lait de ma félicité ? De là à ce que l’homme moderne se pose des questions sur le sens de sa vie, il n’y a qu’un pas (De droite à gauche ? De gauche à droite ? De haut en bas ? De bas en haut ? Etc?)

Il doit bien exister une solution ! Ses doigts fébriles pianotent le clavier espérant que M. Google saura lui fournir des pistes. Il en trouve. Mais entre les échafaudages coûteux et difficiles d’accès et le système D des bricolos du dimanche qui n’hésitent pas à courir le risque de se retrouver, suite à une confrontation avec la rude loi de la gravitation, en train de baigner dans une mare de sang au bas de leur escalier après avoir tendu une planche entre escabeau et échelle, que choisir ? MM. Mano-Mano et Amazon s’étant montré décevants, il tente, sans trop d’espoir, une dernière recherche chez M. C-discount et sous ses yeux éberlués apparaît la solution : le pied réglable pour échelle ! Comme toute les grandes idées nées du génie humain (fil à couper le beurre, masse d’arme, râpe à fromage) l’objet est simple, d’un coût modéré et efficace. En effet, vissé sur l’un des montants de l’échelle, il permet de compenser un dénivelé d’une ou deux marche. Les avis clients, pour une fois, sont unanimes : l’appareil donne entière satisfaction, pas un pour se plaindre de graves chutes suite à son utilisation.

Alléluia ! m’écriai-je en tapant ma commande de deux doigts rassérénés. Quelques jours plus tard j’allai récupérer mon achat au point relais et à moi les accès faciles, à moi les ivresse ineffables de la tapisserie ! Il me suffisait de réaliser quelques travaux d’installation électrique avant d’en jouir pleinement, mon pied réglable m’en facilita l’achèvement. Mais trêve de discours, place aux images :




Magnifique, non ?



18 commentaires:

  1. Il reste qu'en français, un challenge s'appelle un "défi", espèce d'anglophone of my two !

    RépondreSupprimer
  2. J'avais pratiquement le même problème, votre solution m'intéresse.
    (je constate, sur vos photos, et comme je l'avais supposé que le "pied réglable" se fixe sur le montant de l'échelle le plus vers le bas de l'escalier... heureusement que vos photos sont là pour pallier (ou "palier" -hihihihi-...) à certaines imprécisions !)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous tapez "pied pour échelle" dans le moteur de recherche de M. Cdiscount et, pour moins de 70 €, l'affaire est dans le sac. Son petit nom, c'est Centaure et il est de fabrication française, ce qui ne gâte rien.

      Supprimer
  3. Oui, bon, faites bien attention quand même!
    Amitiés.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ayant la souplesse et l'agilité du verre de lampe, je suis très prudent sur les échelles.

      Supprimer
  4. Comment est fixé ce pied? D'après la photo on dirait deux sangles, j'espère que c'est plus sérieux que ça.
    Orage

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La partie rouge, en acier, grâce à deux vis avec un écrou-papillon forme un étrier; deux fortes vis rendent le pied en aluminium solidaire du montant de l'échelle : c'est du costaud !

      Supprimer
  5. Et dire que vous auriez pu faire appel à un de ces merveilleux artisans comme il en existe encore chez nous, qui aurait fait ce travail ingrat à votre place, en égayant en prime votre demeure de chansons, comme j'en ai eu un qui avait 26 ans quand je l'ai connu, et qui a toujours travaillé pour moi et ma famille jusqu'à ce que malheureusement il décède d'une crise cardiaque entre cinquante et soixante ans.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quoi de plus réjouissant, par un matin venteux, que d'entendre le gai gazouillis de l'artisan sur son échelle ? Cependant, à la réception de la facture mon enthousiasme se trouve un rien douché sans compter que mes activités bricoleuses jouent un rôle important dans mon équilibre car un jour sans travail manuel me rend triste.

      Supprimer
  6. Vous êtes paré pour l'escalier mais je me mefierai de votre absence d'embout caoutchouc sur le montant de votre échelle lors d'une utilisation sur sol plan...

    RépondreSupprimer
  7. Suis étonné que le bricoleur qui sommeille en vous n'a pas eu l'idée de dépenser moins de 70€ en utilisant un fort tasseau fixé à l'échelle avec deux tiges filetées tout aussi généreusement dimensionnées, enfilées dans les deux derniers barreaux creux. Bon, d'accord, il y avait des opérations intellectuelles mathématiques à prévoir après diverses prises de mesure... Nobody's perfect...

    RépondreSupprimer
  8. Pas de risque de ripage dû à un serrage mollasson des deux manivelles de votre joujou technologique... qui doit passablement esquinter le montant en aluminium...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vous répondrai point par point.

      Le problème de l'absence d'embout (les ai-je perdus, n'y en a-t-il jamais eu ?)ne s’avérerait gênante que sur une surface plane ET lisse de type carrelage. Sur du lino ou sur du bois, le danger est plutôt d'abîmer le sol.

      Votre suggestion de bricolage d'une béquille artisanale ne me parait pas très fiable. je préfère dépenser 70 € à une chute due à un bricolage.

      Pour ce qui est du serrage, je n'y vais pas de main morte afin justement d'éventuels ripages. La résistance à la pression des profilés d'aluminium est grande. Les fabricants de cet appareil produisant également des échelles, ils savent ce qu'ils font.

      Supprimer