..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

samedi 11 décembre 2021

Parce qu’il n’y a pas que la charcuterie dans la vie…

 

Certes, l’honnête homme du vingt-et-unième siècle ne saurait revendiquer ce titre s’il négligeait la charcuterie. Cependant, si ses intérêts se bornaient à cette dernière sa culture connaîtrait certaines lacunes. Ainsi, moi qui vous parle (ou plutôt vous écris), en ai-je bien d’autres parmi lesquels se compte l’architecture religieuse et plus particulièrement romane.

Mon escapade provençale fut l’occasion pour moi de visiter quelques églises et monuments romans dont la primatiale Saint-Trophime d’Arles, l’abbatiale Saint-Gilles, et l’abbaye de Montmajour (en Arles) mais aussi d’humbles chapelles rurales.

Les trois monument cités plus haut furent l’occasion de publier sur la page « Églises romanes » de Facebook des reportages photo qui parus hier soir rencontrèrent immédiatement un certain succès. Si cela vous intéresse la page est accessible à tous.

A ceux qui n’auraient pas accès à ce réseau social, je proposerai donc quelques vues de ces églises qui, je l’espère auront l’heur de leur (homophonie quand tu nous tiens !) plaire et à l’occasion leur donneront envie de les visiter. 

Sans trop entrer dans le détail je voudrais signaler qu’à Saint-Trophime et à Saint-Gilles la beauté des drapés, la finesse des sculptures, les colonnes et leurs chapiteaux, entre autres, montrent que l’influence et les savoir-faire romains se sont maintenus à travers les siècles.

Primatiale Saint-Trophime d’Arles :

Portail

Sculptures du portail

Base d'autel réutilisant un sarcophage paléochrétien du IVe siècle provenant de la nécropole des Alyscamps  (Arles)

Idem supra

Abbatiale Saint-Gilles (Saint-Gilles, Gard) :

Façade

Sculpture du soubassement


Idem supra

Saint Jean et Saint Pierre . Drapés admirables.

Nef et chœur.

Abbaye de Montmajour : 

Crypte

Tombes rupestres

Tour de défense érigée au XIVe siècle

Cloitre

Modillon de la voûte du cloitre

Chœur de l'abbatiale

Chapelles rurales : 





mercredi 8 décembre 2021

Coucou, me revoilou !

 

L'abbatiale Saint-Gilles

Certains lecteurs fidèles se sont inquiétés de ma récente absence . Je les remercie de leur sollicitude. J’avais pourtant annoncé lors d’un précédent article que j’allais faire un séjour de huit jours à Toulon chez ma fille et mon gendre. J’en suis revenu hier soir. Je tente de me réacclimater : adieu ciel bleu et soleil, bonjour froidure et crachin. Cette semaine de vacances fut placée sous le quadruple signe du chemin de fer, de la cuisine, des visites immobilières, et de l'architecture romane.

Deux journées de voyage en train et de transferts d’une gare à l’autre en taxi furent le prix à payer pour passer six jours en Provence avec les miens. Ces trajets furent longs et ennuyeux mais inévitables.

Le volet culinaire qui occupa trois jours entiers me permit d’initier ma fille à la préparation de saucisses, de rillons et d’un foie gras mi-cuit dont la réussite enchanta nos papilles et rendit nos apéros somptueux. A la demande générale de ma fille, je dus préparer ce lapin au chou qui depuis des décennies a largement contribué à établir ma réputation culinaire. Je ne pouvais pas moins faire pour la remercier des excellents spaghetti bolognaise qu’elle avait préparés le soir de mon arrivée.






Le week-end nous vit parcourir 600 kilomètres à travers la Provence pour nous émerveiller devant des chefs-d’œuvre architecturaux romans, allant de Montmajour à Arles puis à Saint-Gilles, et en d’autres lieux ou de plus humbles chapelles et églises nous révélèrent leur beauté.






En résumé, un séjour riche en émotions diverses en compagnie de ceux que j’aime et dont je reviens ébloui avec des dizaines de photos que j’utiliserai pour des reportages sur le site d’art roman auquel je participe sur Facebook. Tout cela m’a fait délaisser le Net en général et mon blog en particulier mais je n’en ait nul regret si ce n’est celui d’avoir inquiété quelques fidèles.


dimanche 28 novembre 2021

Plus ça change et plus c’est pareil !

 


Décidément, avec le Covid on ne s’ennuie jamais. On a pu croire que Zemmour l’avait relégué au second plan des sujets de préoccupations du bon peuple. Il n’en est rien ! Le voilà revenu sur le devant de la scène, plus gaillard et pétillant que jamais ! Non seulement le vieux Delta a repris du poil de la bête et se lance avec ardeur dans une cinquième vague mais voilà que, surgi du fin fond des pays bantous, un certain Omicron vient le rejoindre afin de mieux ravager les pays babtous*.

Avec Omicron, on va voir ce que l’on va voir. Oubliés le chinois, l’anglais, le delta ! On nous le dit contagieux comme c’est pas possible, on affirme que quand il croise un vaccin, il le salue poliment et vous contamine le vacciné en deux coups les gros.

Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? N’a-t-on pas fait les mêmes déclarations alarmistes au sujet de ses prédécesseurs anglais et delta ? Allez, faites un effort, ça va vous revenir ! Vous verrez que je n’invente rien

Ces prédécesseurs, censés répandre à qui mieux mieux mort et désolation, à quoi ont-ils abouti ? Se sont-ils vraiment montrés à la hauteur des espérances que les catastrophistes de service plaçaient en eux ? Ont-ils vraiment été ces fléaux de Dieu, ces Attila épidémiologiques qu’on nous avait promis ? Il semblerait que non.

Des mesures concernant les vols en provenance de l’Afrique australe, les gens sérieux disent qu’elles sont prises pour gagner du temps afin de mieux étudier la contagiosité, la nocivité et la résistance aux vaccins de ce variant qui pour l’instant ne sont pas bien connues.

Les sonneurs de tocsin me semblent être autant de Guyot criant au loup. Ils sont finalement contre-productifs. Leurs alarmes finiront par n’engendrer que des haussements d’épaules, on se dira « Encore un bobard de ce connard de berger ! ».

N’importe comment, face à un virus ultra-contagieux, à coup sûr mortel et faisant fi de toute injection ou thérapeutique que pourrait-on faire sinon mourir ?

Force est de constater qu’au fil du temps, les précautions se relâchent : on respecte moins les gestes barrières, on oublie le gel, on ne fait plus bouillir deux heures durant sa baguette. Et c’est normal : ce que nous proposent les hygiénistes forcenés n’est pas une vie. On s’habitue progressivement à vivre avec le Covid. Que faire d’autre ?


*Pour ceux qui l’ignoreraient, babtou est un mot de verlan dérivé de « toubab » mot wolof désignant les « Blancs ». Il existe d’ailleurs en wolof un autre mot pour désigner de manière moins respectueuse cette race qui n’existe pas plus que les autres : « xonq nopp », littéralement « oreilles rouges ».

vendredi 26 novembre 2021

Petits malheurs du vendredi

 

Hier, j’avais écrit un article consacré à l’achat et à la découpe d’un canard gras dont j’avais fait l’emplette chez M . Carrefour mardi dernier. Pendant que j’y étais, j’y avais également acheté un foie non moins adipeux du même volatile. Photos à l’appui, je présentais les étapes de mes travaux de préparation de cette sympathique volaille : découpe des magrets, des cuisses, récupération des restes de viande et de graisse sur la carcasse et les manchons en vue de la confection de goûteuses saucisses. Je montrais également la préparation d’une terrine de foie gras qui s’avéra délicieuse. Et puis, ce matin, quand j’allumai l’ordi et me préparai à écrire sa conclusion : plus rien ! Pas moyen de retrouver la moindre trace de mon article. Fausse manœuvre ? Facétie de mon PC ? Va savoir ! Le découragement s’empara de moi et décidai de ne pas récrire le document perdu qui m’avait pris tant de temps.

Une consolation cependant : cet incident m’aura permis d’éviter à Mildred, fidèle parmi les fidèles commentateurs de ce blog, la vision d’un nouvel étalage de barbaque.

Ce n’est peut-être que partie remise vu que mardi prochain je me rendrai en train à Toulon afin d’y visiter ma fille et mon gendre, muni de mon hachoir et du matériel nécessaire à la confection de saucisses et que la préparation d’une terrine de foie gras est également au programme de ce séjour d’une semaine. J’emporterai également des saucisses, des rillons et du magret de canard séché de ma fabrication. Couvrir ses proches de charcuterie est, si moins poétique, plus nourrissant que les couvrir de fleurs, l’un n’empêchant pas l’autre. Sans compter qu’en cas d’attaque islamiste au cours du trajet ferroviaire, je disposerai ainsi d’armes dissuasives permettant de mettre en fuite les éventuels agresseurs.

Mais passons à l’autre petit malheur. Dans sa grande sagesse, le gouvernement a choisi hier de réduire le délai entre la deuxième injection du vaccin anti-covid à cinq mois au lieu de six. Or, il se trouve que, suivant l’ancienne règle, je n’étais vaccinable qu’à partir du 6 décembre date à laquelle je serai toujours à Toulon. Suite à cette remarquable décision, nombre de mes compatriotes devenus éligibles à la vaccination et poussés par cette sainte trouille qui les a saisis depuis bientôt deux ans, se sont rués sur le site de Doctolib et l’ont saturé.

Je m’y suis rendu ce matin. Un message annonçait qu’il fallait compter une attente de plus de trente minutes avant d’accéder au service. Ce, délai, de temps à autre, se réduisait à 13 minutes avant de revenir à plus de trente minutes. A 11 heures, nous en étions de manière intermittente à 10 minutes d’attente. Une demi-heure plus tard entre deux séquences à plus de 30, le message optimiste était remonté à 15 minutes. Je fermai l’onglet et décidai d’attendre que les choses se calment.

Je tiens à signaler l’impéritie de ce gouvernement : comment ont-ils pu, en rabaissant l’âge d’éligibilité et en réduisant le délai entre les injections qu’ils provoqueraient une ruée ayant pour conséquence de rendre l’accès aux centres de vaccination difficile à des gens qui, comme moi, âgés de plus de 70 ans et atteints de comorbidités devraient être prioritaires ?

Au fond, je m’en fous. Depuis le départ, mon fatalisme m’a mené à une forme de covido-scepticisme. Advienne que pourra, le pire n’étant jamais garanti. Il n’empêche que l’incapacité de ce gouvernement à prévoir les réactions très prévisibles de son peuple de trouillards est remarquable.

Dernière minute : Ce matin, à 7 h 30, Doctolib fonctionnait ! J'y ai appris que Vire n'avait plus de places disponibles je me suis donc rabattu , comme pour les précédentes injections sur, Flers où j'ai obtenu un RV pour le 23 décembre : ce sera mon petit cadeau de Noël (si les conditions météorologiques le permettent ). Alléluia !

samedi 20 novembre 2021

Comme une poule qui a trouvé un couteau…

 


...et qui ne sait pas l’ouvrir. Voilà mon état d’esprit quand je me trouve confronté à des mystiques. Comme la poule en question, intriguée par cet objet étrange, je tourne autour sans bien réaliser à quoi peut leur servir cette foi ardente supposée leur apporter d’ineffables bonheurs. Ce qui me trouble le plus c’est quand ils attribuent leurs succès à l’intercession de Saint Glinglin, de Saint Frusquin ou encore de Dieu lui-même. Ce sont leurs prières qui leur valent d’obtenir un emploi, de guérir de la castapiane galopante ou de tout autre succès.

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été fortement incité à suivre ce chemin. Né dans un foyer catholique très pratiquant, d’une mère ayant été catéchiste, où l’on n’aurait pas lâché sa place à la messe dominicale pour un boulet de canon, l’existence de Dieu me parut d’emblée aller de soi comme l’aurait été celle d’un Tonton Robert dont l’éloignement ou toute autre raison aurait rendu la visite impossible. Pourquoi aurais-je mis en doute la parole de mes parents ? Seulement, loin de partager l’enthousiasme parental pour les réunions de prière organisées à la maison ou les cérémonies religieuses, je m’y ennuyais copieusement, comme à l’école mais ça faisait partie des obligations. Avec l’adolescence, vint le temps des questions. Vers quinze ou seize ans, suite à une conversations houleuse avec ma mère qui me demandait de me dépêcher pour éviter d’être en retard à la messe, je lui répliquai que, vu que je n’y allais que pour lui faire plaisir, elle pourrait éviter de m’importuner. A quoi elle me déclara que si c’était ma seule motivation ce n’était pas la peine d’y aller. Je bondis sur l’occasion et décidai de mettre fin à cette corvée hebdomadaire. Ça n’alla pas sans quelques mesures de rétorsion mais je tins bon.

Quelques années plus tard, alors que le sentiment de culpabilité permanente qu’instillent en nous certaines formes de religiosité me tourmentait quant à mon devenir spirituel, je décidai de suivre une retraite dans une communauté religieuse dont une de mes cousines était membre. Histoire de faire le point. Et le point se fit : je sortis de cette semaine convaincu de n’être aucunement touché par cette grâce qu’est censée être la foi.

Depuis plus de cinquante ans, je suis devenu hermétique à toute angoisse métaphysique. L’éternité de bonheur que me vaudraient mes rares mérites ou la géhenne sans fin qui sanctionnerait mes minimes peccadilles me laissent de marbre. J’accepte la vie dans sa finitude en me bornant, comme disait le bon Georges, « à ne pas trop emmerder [mes] voisins ».

Entendons nous bien : je n’ai aucune animosité envers les croyants. Je suis culturellement catholique et le serai toujours. Si la foi illumine leur vie, grand bien leur fasse ! Cependant, les discours que m’a tenu hier soir un « ami » Facebook me paraissent aussi étranges que ceux que me tiendraient des adorateurs de la Petite Fée bleue ou du Macaron Sacré : comme émanant d’un autre monde à moi fermé.