..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

vendredi 21 mars 2014

Des méfaits de la presse



Ce blog est, du moins d’après lui, essentiellement consacré au BDG (blogueur de gouvernement). Or, je m’aperçois que plusieurs jours sont passés sans que je lui consacre la moindre ligne. Il est temps d’y remédier.

Hier, mon héros et ami (il faut voir avec quelle douceur il me traite, entre autres, d’andouille) a commis un billet hilarant sur la Crimée. Une phrase retint mon attention : selon lui, en rejoignant la Russie, les Criméens couraient à la ruine. Curieux, me dis-je, l’Ukraine qu’ils quitteraient étant au bord de la banqueroute tandis que son voisin bénéficie d’une économie puissante, comment cela se pourrait-il ?

Je ne fus pas le seul à me sentir pantois. Un commentateur dont je conserverai l’anonymat, exprima ses doutes  dans l’échange qui suit :



Je n’ai gardé que les parties pertinentes de l’échange. Omettant pour je ne sais quelle raison de traiter son contradicteur de connard et de trou du cul, mon héros lui conseille cependant de consulter la presse qui lui apprendra que la Russie n’est pas riche. De plus, en se rapprochant de l’Europe, l’Ukraine connaîtra la prospérité (un peu comme la Grèce ou le Portugal).

Donc, la Russie n’est pas riche. Ce qui est un tour de force pour la 7e puissance économique du monde en PPA (parité de pouvoir d’achat). Bien sûr, en termes de PNB par habitant (toujours en PPA) la Russie est, avec ses 18 100$ bien derrière le États-Unis (52 400$) et même la France (35 700$).

Toutefois, avec ses 7 400$ de PNB par habitant, l’Ukrainien, si ce n’était pas étranger à sa nature, pourrait quand même envier un Russe en moyenne 2.44 fois plus riche que lui. Je sais que le seul rapprochement avec l’Europe fait des miracles, mais à ce point…

Loin de moi l’idée de mettre en cause l’honnêteté et le sérieux du BDG. Je ne veux voir en lui qu’une victime d’une presse peu sérieuse. Il existe un site qui donne des données économiques, géographiques, politiques, etc.  sur tous les pays du monde. Il émane d’un organisme Étasunien auquel on reprocherait plutôt d’être trop renseigné que de ne pas l’être, la CIA. Vous le trouverez ici.  

C’est de là que je tire toute ma science. Je ne saurais trop conseiller sa lecture à toute personne curieuse d’informations plus fiables que celles qu’on trouvait dans le regretté Tartine Mariol (dans ma jeunesse, quand on vous sortait une ânerie infondée, on lui posait la question : "T’as lu ça dans Tartine Mariol ?").

jeudi 20 mars 2014

La démocratie selon notre Ayrault



M. Ayrault est un grand démocrate. C’est normal : il est socialiste. Voudrait-il tenter d’être autre chose qu’il ne le pourrait pas : l’idéal socialiste, quand on l’a bien assimilé (ce qui prend, selon les personnes et leurs prédispositions naturelles,  entre quelques secondes et plusieurs décennies), opère sur l’individu une modification génétique qui stimule  la démocratine, hormone secrétée par la glande citoyenne, laquelle vient modifier le comportement de l’intéressé et fait de lui un parfait démocrate soucieux de préserver les valeurs républicaines. Les neurones de notre cher premier ministre  baignent littéralement dans la démocratine.

Or donc, M. Ayrault a tenu des propos propres à détourner tout électeur médiocrement républicain d’élire ne serait-ce qu’un( e ) seul ( e ) Maire appartenant au FN, parti où les cerveaux des dirigeants et des militants  sont atteints de totalitarie raciste, maladie provoquée par  un excès de méchantine, hormone secrétée par la glande fascisante. Heureusement, les électeurs de ce parti n’en sont pas affectés : ce sont de pauvres imbéciles que leur colère aveugle alliée à une ignorance crasse  amène à se tromper d’ennemi et à avoir globalement tout faux.

Qu’importe si environ un électeur sur cinq est tenté par ce vote : la démocratie impose qu’ils ne soient représentés nulle part, même si par aventure il arrivait que localement cette frange d’égarés se trouvât être majoritaire que ce soit de manière absolue ou relative.  La république le réclame, la république l’exige, comme elle admet que des partis à peine capables de rassembler quelques pour cent de la population (PCF, EELV) aient  nombre de députés, sénateurs, conseillers régionaux et généraux, et bien entendu, de maires.  Comme disait ce vieux con de Victor Hugo (devenu grand démocrate en fin de parcours suite à une atrophie de sa glande citoyenne), « Ces choses-là sont rudes, il faut pour les comprendre avoir fait ses études » ! Or, comme nous venons de le signaler, l’électeur du FN est un ignare. Comment donc  pourrait-il comprendre ces choses  rudes ?

D’où la nécessité qu’intervienne un homme dont la popularité et l’autorité naturelle sont de nature à faire se dessiller les yeux des pauvres égarés. Laissons-lui la parole :
 "Les républicains devraient tout faire pour qu'il n'y ait aucune possibilité qu'il y ait un maire Front national dans une commune de France"
  
Le cadre général est  posé. Notons que ça laisse aux royalistes, bonapartistes, fascistes et autres nazis toute latitude de faire ce que bon leur semble : quand on vous dit qu’il est démocrate ! 

"D'ailleurs, il suffit de se référer aux expériences de mairies Front national, ça a toujours été la gabegie, la magouille, les combines", a accusé le chef de gouvernement. "Ils ont ruiné les communes"

Ce qui implique que dans les autres mairies, gabegie, magouilles combines et ruine sont inconnues. A moins, bien entendu, que ces nobles pratiques  soient réservées aux seuls démocrates.

"Ce que je reproche à la droite, qui pourrait être une alternative, une droite républicaine", c'est "d'être "une droite qui court derrière les idées du Front national"

Ben v’la aut’chose ! Voilà-t’y pas que la droite qui pourrait être républicaine ne l’est pas : elle est contaminée jusqu’à l’os ! Le démocrate ne sait plus où donner de l’anathème !

 "Les responsables de l'UMP en particulier - il s'agit d'eux essentiellement - devraient se prémunir des idées de l'extrême droite, et pas faire des concessions comme ils le font", a-t-il accusé, jugeant que "finalement, ils encouragent leurs électeurs - certains d'eux le font - à voter pour l'extrême droite". "Ils devraient mettre une barrière et dire : Nous, nous sommes en désaccord avec la politique de l'exécutif, voilà les alternatives que nous apportons, mais en aucun cas nous ne sommes complaisants à l'égard de l'extrême droite, de ses idées"

Pourris jusqu’au trognon, je vous le disais ! On est vraiment tombés bien bas ! 

"On verra dès dimanche soir ce que l'UMP sera capable de faire. Est-ce qu'elle adhérera à l'appel que je lance ? C'est-à-dire : aucune voix pour permettre l'élection d'un maire FN ?"

Et si, malgré la fermeté des dirigeants de l’UMP, certains de leurs électeurs, une fois à l’abri de l’isoloir ne tenaient aucun compte de leurs fervents appels au front républicain ? Ce serait ballot, non ?  Et si certains candidats UMP éliminés au premier tour ou en position délicate pour le 2e ne donnaient aucune consigne, voire, horresco referens, envisageaient des alliances avec le diable ?

Résumons nous : un bon démocrate, sauf à perdre son âme,  n’a qu’un choix : voter socialiste ( ou éventuellement EELV  ou PCF) dès le premier tour et ainsi porter à la tête de TOUTES les communes de France des candidats VRAIMENT républicains qu’on ne peut soupçonner de sympathies réelles, occasionnelles,  potentielles voire inconscientes pour le diable. Ainsi seraient rendues impossibles d'éventuelles et  nauséabondes alliances ou reports au second tour...Reste à savoir quelle proportion de démoniaques resteront insensibles au vibrant appel de notre Ayrault…

mercredi 19 mars 2014

Je ne me mêle pas de leurs affaires !



Franchement, les affaires, les casseroles, les « corruptions » supposées et autres âneries qui font les délices de la gauche et de ses relais médiatiques et judiciaires quand elles ne la concernent pas, je m’en bats le coquillard !  Il faudrait avoir l’innocence affectée de l’électeur lambda pour penser que quand on tend à occuper la magistrature suprême, un poste ministériel ou un siège au parlement, on y parvient avec une âme de boy-scout. D’ailleurs, si on y réfléchit, est-il si rare, à un échelon minime et sans même que l’intérêt matériel y entre en jeu, de voir se pratiquer l’art de la chausse-trape, du coup-fourré, de l’intrigue, de l’indélicatesse ou de la manigance ? La vie de bureau ou d’atelier perdrait sans cela beaucoup de son sel…

Je ne suis pas partisan du « tous pourris » (sauf maman). Un degré relatif de pourriture me paraît acceptable par qui n’a pas pour hobby une indignation de façade. Les seules « affaires » qui m’aient un temps soit peu intéressé sont celles où on a vu un président à scooter et une ministre brandir des documents l’incriminant comme  preuve de son innocence. Les personnages en question étant d’ordinaire  de biens mauvais sujets et de piètres gouvernants qui provoqueraient mon chagrin si j’avais l’âme plus sensible, je leur suis reconnaissant d’exceptionnellement provoquer mon rire. Mais ça ne va pas plus loin. Quand tout le monde à droite dansait de joie lors des déboires de M. Cahuzac, j’avais à plusieurs reprises exprimé ce que j’en pensais (ici, là, et), je persiste et signe.

L’affaire Sarkozy du moment ne me paraît donc pas très intéressante en dehors de ce qu’elle révèle sur la nature du gouvernement et d’une justice si impatiente de prévenir ses attentes qu’il n’est peut-être même pas besoin de solliciter son zèle. Michel Desgranges a d’ailleurs écrit ce jour même un excellent billet sur la question.  Je n’y reviendrai pas.

Imaginons donc, bien que ce ne soit pas garanti,  que suite à la diligence d’une justice à laquelle, par peur des représailles, il est de bon ton de déclarer « faire totalement confiance », M. Sarkozy se trouve éliminé de la course à l’Élysée. Qu’est-ce que ça change de fondamental ?  RIEN. Notre ex-président n’était à mes yeux qu’un pis-aller. S’il a, en suivant les conseils de M. Buisson, réussi à rassembler autour de lui l’ensemble des droites en 2007, qu’a-t-il fait pour mériter la confiance qu’elles lui avaient accordée ? RIEN. Qu’il ait mieux géré la crise que n’auraient fait les branquignols d’aujourd’hui est certain, mais qui eût fait pire ?  Bien qu’il ait de nouveau suivi en 2012 les conseils de celui qui l’avait fait roi, certains se sont souvenus de son infidélité aux promesses, et n’ont pas souhaité le reconduire, illustrant à leur manière la pensée de Lao-Tseu « Si tu te fais enculer une fois, ça peut être un accident, si tu recommences, c’est que tu aimes ça ». Ils n’étaient pas amateurs.

Si M. Sarkozy est éliminé par un peuple avide de moraline, qu’importe ? Surtout si, changeant son fusil d’épaule, il s’était « recentré »… Entre un blanc bonnet de droite et un bonnet blanc de gauche, je choisirai toujours le premier mais sans enthousiasme ni illusions. La nature ayant horreur du vide, il sera tant bien que mal remplacé mais si c’est par un Jupé ou quelque clone moins caduc, à quoi bon ?  Car ce n’est pas l’insignifiante personne qui m’intéresse. Battre M. Hollande pour la beauté du geste, à quoi bon ? Ce sont les idées qui comptent, une certaine idée de la France et des valeurs qui doivent  donner un axe aux projets qu’on forme pour elle, lesquelles selon moi doivent se situer à l’extrême opposé de celles  que des décennies d’endoctrinement socialiste ont permis de mettre en pratique à droite comme à gauche.

La solution, si elle existe, serait à mon sens que se forme une force réellement à droite susceptible, sinon d’arriver seule au pouvoir, du moins d’atteindre un poids qui rende impossible au reste de la droite de ne pas prendre en compte ses aspirations. Le « combat » doit donc se livrer au niveau idéologique, viser à rendre aux idées de droite toute la considération qu’elles méritent. Tâche colossale, de longue haleine  mais vitale par rapport à laquelle  l’affaire Truc, l’affaire Bidule et même l’affaire Machin-Chose ne sont qu’épiphénomènes aptes à  ne susciter que l’intérêt qu’on accorde aux autres potins, c'est à dire aucun.

mardi 18 mars 2014

Municipales : la bataille fait rage !



Pour la première fois de ma pas si courte vie, j’ai été visité par des candidats des deux listes en lice pour les municipales de ma commune. Samedi, ce fut une charmante dame qui vint me chanter les louanges du maire sortant. Entreprise louable autant qu’inutile, vu que j’avais déjà l’intention de voter pour lui qu’il m’est arrivé de rencontrer et qui m’a paru dévoué et raisonnable. Il n’y avait aucune raison de ne pas accorder mon vote à ses colistiers, tous inconnus de moi et donc a priori méritants. Je m’assurai cependant  que cette liste apolitique ne penchait pas, ne serait-ce qu’un tout petit peu sur la gauche  car je n’oublie jamais qu’en élisant un maire on prépare les sénatoriales. Des assurances me furent données qui ne m’étonnèrent point vu qu’au premier tour des présidentielles fut en tête M. Sarkozy avec 30,59% des suffrages suivi de Mme Le Pen avec 26,49% et qu’au second, l’ex-président récolta 58,93% laissant ce brave François presque 18 points derrière… Ça fera de la peine à certains, mais que voulez-vous la Normandie profonde n’est pas gauchiste…

Ce qui fit le sel de cette visite, furent les renseignements qu’on me donna sur les candidats, j’appris que Jean-Pierre habitait en face de chez René dans la grande maison juste avant celle des Mâchu. Je crois que durant l’heure que dura l’entretien j’eus droit à des précisions sur à peu près tous les habitants de la commune  voire du canton… Ne connaissant que mes voisins immédiats et le maire, vous pensez bien que tout cela s’est imprimé dans ma mémoire. Je fus cependant mis en garde contre un vote pour les dissidents, porteurs de dispendieux et irréalistes projets comme l’éclairage des abords de la salle des fêtes ou l’aménagement d’aires de croisement sur le chemin vicinal 23.

Je fus un peu perturbé par le fait que la liste ne comptait que 9 noms sur les 11 nécessaires. Par qui allai-je la compléter ? D’où la joie qui fut mienne lorsqu’hier frappa à ma porte un brave homme désirant m’entretenir de la liste de quatre personnes qu’il menait. Je le soumis à la question ordinaire : « Ne seriez-vous pas de gauche, par hasard ? ». Il me fut répondu que bien que sa liste fût apolitique, il avait sa carte de l’UMP. Sottement, j’oubliai de lui demander de produire ce document. Car qu’est-ce qui me garantissait que si j’avais fait montre de gauchisme il ne m’aurait pas juré ses grands dieux que François était son idole ? Ce problème réglé, il m’exposa les principaux points de son programme qui ne me sembla pas trop exubérant. Je tenais donc mes deux compléments : ce seraient lui et la charmante dame qui le suivait sur son tract.

Ainsi va la politique dans nos communes rurales…

lundi 17 mars 2014

La Bretagne




Il est toujours délicat de parler d’une région avec laquelle on a des attaches. Mais comment faire l’impasse sur la Bretagne ?  Une géographie ne saurait être réellement universelle sans qu’un chapitre lui soit consacré. Je vais donc tenter de rester objectif et de ne pas donner une vision trop flatteuse du Bro Gozh ma Zadoù (Vieux pays de mes pères).

La Bretagne est  un endroit idyllique pour l’escargot, la limace, le Breton , la Bretonne, leurs petits Bretagnols, et les touristes anglais, belges et hollandais qui viennent s’y dépayser sans changer de climat, lequel est océanique. Sa situation à l’extrémité occidentale de la France a permis à un des départements qui la constituent de s’appeler « Finistère », ce qui est abusif car si on continue à nager ou à ramer en ligne droite à partir de Brest suffisamment longtemps, on retrouve à nouveau la terre ferme. Curieusement le continent sur lequel on prend alors pied ne s’appelle pas le « Recommenstère » mais l’Amérique. 

Les côtes bretonnes sont entourées, suivant les marées, d’eau salée, de sable, de galets ou de rochers aptes à faciliter les naufrages. Malgré sa taille exigüe,  la Bretagne se divise en pays Gallo où l’on parle un mauvais français et pays bretonnant où quelques vieux parlent encore divers dialectes d’une langue celtique. Comme beaucoup de langues, le breton est incompréhensible par qui l’ignore.  Les régions côtières de Basse-Bretagne s’appellent l’Armor et l’intérieur des terres  l’Argoat (respectivement pays de la mer et pays du bois).  En Armor on pratique la pêche et cultive l’artichaut, le chou-fleur, la tomate et la fraise, suivant les saisons. En Argoat, on élève des cochons quel que soit le temps. Chaque Breton dispose en moyenne de 5 cochons. Hélas, comme partout ailleurs, l’injustice y est criante : certains n’en ont aucun tandis que d’autres en ont des milliers. En dépit d’un vote massif  pour les socialistes, cette inégalité ne tend pas à se réduire. Bien des Bretons doivent donc se contenter d’avoir une tête de cochon qu’ils coiffent selon les époques d’un chapeau rond ou d’un bonnet rouge, mais il ne s’agit là que d’une métaphore soulignant le côté abrupt de leur caractère.

Le Breton est volontiers querelleur et revendicatif. Pour un oui ou pour un non, il incendie les préfectures et détruit divers équipements. Le gouvernement français s’empresse alors de satisfaire ses exigences. Le Breton se calme un peu, le temps de trouver une nouvelle revendication.  Quand les manifestations lui en laissent le loisir, le breton mâle se livre à son sport national : le lever du coude. Grand amateur de chants et de danses, il pratique ces activités dans des « fest noz » (fêtes de nuit ) où l’on boit du chouchen, breuvage dont le goût s’acquiert par l’effort. Une fois l’an, vêtus de costumes outrageusement folkloriques, Bretons et Bretonnes parcourent les rues de Lorient en dansant au son du biniou tandis que des caméras permettent de retransmettre cet affligeant spectacle à la télévision des heures durant.

La Bretagne est mondialement renommée pour ses philosophes dont le plus célèbre est sans contredit Robert-Tugdual  Le Squirniec dont les amis se sont regroupés sur Facebook . Voici un extrait du texte de présentation de cette société savante: « Robert-Tugdual Le Squirniec, philosophe breton (1837-1903) fut à l'origine de la théorie du papillon: "Un grattement de couille à Guéméné peut entraîner la baisse du cours de la morue à Hendaye" se plaisait-il à répéter. Son seul défaut (si l'on excepte une ivrognerie plutôt chronique) fut de n'avoir pas plus existé que ses ancêtres et par conséquent ses descendants parmi lesquels on compte pourtant 3 amiraux de la Marine royale, un prix Nobel de physique et deux gérants de bureaux de tabac à Châteauroux (Indre). »

Outre de riantes vallées où la présence d’élevages de cochons se fait sentir aux narines les moins sensibles et de côtes souvent sauvages, la Bretagne compte quelques villes et villages où on se livre à la transformation du cochon en charcuteries (car cet animal n’est élevé que dans un but mercantile) et du lait des vaches en beurre,  fromage et autres produits laitiers. Parmi les plus remarquables, nous citerons Rennes (dotée d’un magnifique parlement qui brûle très bien), Brest (célèbre pour son tonnerre), Lorient (pourtant à l’ouest), Dinan (cité d’art et d’histoire), Paimpol (falaise, église, grand pardon),  Loudéac ( où l’on tutoie l’idiot du village), Plounévez-Moëdec et Louannec (lieux de naissance de mes parents).

Selon Lao Tseu, « Qui n’a vu la Bretagne ne peut dire j’ai vécu ». C’est dire si un voyage s’impose !  Toutefois, pour en profiter pleinement, n’oubliez pas de vous munir d’un ciré, de bottes et d’Alka-Seltzer au cas où mes mises en garde contre le chouchen ne vous auraient pas suffisamment dissuadés.  En cas de rencontre inopinée avec des indépendantistes, nous ne saurions trop vous conseiller d’apprendre par cœur l’hymne national breton dont voici une version : 


 NB : Toutes les Bretonnes ne sont pas si charmantes que la chanteuse : quelques unes sont moins jolies, d'autres chantent moins bien.