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dimanche 15 décembre 2019

Merci M. Delevoye !



Depuis quelques jours, M. Delevoye est la cible de bien des critiques amères ! Qu’il en soit remercié ! Il faut bien que haines et envies se trouvent un objet. Ne pas leur en fournir serait cruel. En effet, faute d’objets, haines et envies tournent en rond et le fiel qu’elles secrètent, faute d’exutoire, stagne et pourrit les âmes des braves gens. Vu que tout le monde n’a pas la chance d’avoir une belle sœur, un frère une tante, des voisins ou un cousin sur qui s’en soulager totalement, il est normal que des personnages publics viennent compléter ce rôle salutaire. Haine et envie se nourrissent l’une de l’autre et tel un Moloch bicéphale et insatiable réclament sans cesse de nouvelles victimes. Dieu merci, des media aussi bien intentionnés qu’attentionnés les lui fournissent et renouvellent !


Que reproche-t-on à cet homme ? En gros de cumuler des postes d’administrateur ou autres dans une multitude d’organismes, lesquels seraient susceptibles de provoquer des conflits d’intérêt et aussi, du fait de ses mandats et fonctions diverses, de collectionner les grasses retraites tout en exhortant le petit peuple à accepter des pensions de misère. Avide d’argent, forcément malhonnête et corrompu, menteur hypocrite et sans cœur il tutoie la perfection !

Que M. Delevoye, ancien ministre, ancien médiateur de la république, ancien président de l’association des maires de France, ancien médiateur de la république, ancien député, ancien sénateur se voit plus souvent que moi offrir un siège au conseil d’administration de tel ou tel organisme n’a rien de surprenant. Bien des élus de moindre graisse sont dans son cas, comme le sont nombre de personnes à la fortune conséquente. Que ce soit pour leur prestige et/ou pour leur influence, on les recherche. Qu’ils jouent, au sein de ces dits organismes un rôle prépondérant ou qu’ils en retirent de grasses rémunérations n’est pas toujours et cas. Et quand c’est le cas, qu’importe ?

Que M. Delevoye, ancien ministre, ancien médiateur de la république, ancien président de l’association des maires de France, ancien député, ancien sénateur, ait droit, conformément aux règles en vigueur de bénéficier de retraites me paraît normal. Que ceux que ça choque s’arrangent pour devenir ministres, médiateurs de la république, président de l’association des maires de France, députés, sénateurs ou papes*, si la blanche soutane est à leur goût ! 

Cette indignation m’indignerait si j’étais de nature à m'indigner et cela d’autant plus quand les indignés se proclament de droite voire réacs. L’égalitarisme forcené, la haine née de l’envie, sont le fond de commerce des gauchistes. Il serait malhonnête de leur voler une part de ces gâteaux !

*A tous ceux que les avantages supposés d’autrui dérangent et qui, comme moi, ne sont pas papes, je dédicace ce grand moment des Deschiens : https://www.youtube.com/watch?v=qRJIrY2bHfA

31 commentaires:

  1. Je suis toujours conciliant, sauf avec tout ce qui de près ou de loin ressemble à la gauche...

    Je trouve que ce sketch illustre très bien mon propos d'aujourd'hui !

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  2. Ben oui ! Monsieur Delevoye, ancien truc, ancien machin, n'est pas pape ! Alors il faut arrêter de l'embêter !

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  3. C'est vrai qu'il n'est pas pape, Delevoye, juste Haut Commissaire et même haut, un commissaire ça reste un commissaire, un peu comme Maigret, si vous voyez...et un commissaire c'est tout de même une légume, pas vrai?
    J'ai attaqué le même problème mais sous un autre angle...
    Amitiés.

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    1. J'ai lu mais apparemment nous ne sommes pas d'accord. On ne peut pas toujours l'être !

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  4. Si vous avez une solution que tous accepteraient et qui soit économiquement viable, n'hésitez pas à la formuler !

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  5. Ce truc est une fillonade, une de plus. Ce jeu de massacre complaisamment relayé par les journaux et les réseaux sociaux n'est pas à l'honneur du pays.

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    1. Tout à fait d'accord. Et pendant ce temps, les VRAIES menaces s'accumulent.

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    2. Mais pas pour Delevoye, qui n'a de soucis à se faire ni pour demain ni pour après-demain ...

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    4. Delevoye n'est qu'un grand commis de l'État, remplaçable à volonté par un autre grand commis, à propos duquel une chemise cartonnée dort déjà dans une quelconque armoire le jour où on voudra le faire sauter. Sa démission n'est qu'un épiphénomène. Il n'est d'ailleurs pas entièrement impossible qu'elle ait été mise en scène à l'Élysée pour donner l'impression que le gouvernement lâche du lest à propos de sa réforme. Une réforme qui faisait, soit dit en passant, partie du programme d'E. Macron, élu au deuxième tour par 66% des voix...

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    5. Gérard, à 72 ans, sauf à être inconscient, on a statistiquement plus de raisons de se faire du souci qu'à 20 ou à 40.

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    6. Rupert, je suis entièrement d'accord avec votre commentaire de 15 h 02

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    7. Jacques, c'est normal : je fréquente votre blog depuis une dizaine d'années car, de tous ceux que je fréquente, c'est sans doute celui qui exprime les opinions les plus proches des miennes. Question de caractère et d'histoire personnelle, sans doute.

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    8. Ce que vous dites là me touche car il arrive que quand j'exprime mes idées, je me sente bien seul.

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  6. Cher Fredi, je laisse la soi-disant exigence morale aux pantins de gauche shootés à la moraline et suis désolé de voir que des gens se disant de droite se comportent comme de misérables Suédois. J'y vois un signe de plus de la décadence qui nous mènera à l'abîme. Je pense parfois, dans un prochain article développer ma conception des rapports entre "morale", égalitarisme et justice sociale. Mais peut-être ne le ferai-je pas tant j'ai l'impression de prêcher dans le désert ou pire dans une société pourrie jusqu'à la moelle par les niaiseries populo-socialistes.

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    1. Je ne me crois ni riche ni pauvre . Là n'est pas la question. Relisez-moi, vous verrez. Seulement, j'ai horreur de ces "affaires" bidon où tout un chacun se rue sur le baudet, censé être la cause de tous leurs malheurs. Que ce soit Fillon, Benalla, Balkany ou Delevoye, la haine, l'envie, l'exigence morale qu'ils déclenchent me paraissent méprisables. Pour reprendre le sketch des Deschiens, le pape, comme eux, vit à sa manière et ça ne me gêne aucunement. Voyez vous, je crois qu'on est responsable de sa vie. Que l'on y ait relativement réussi ou raté en fonction des capacités et des circonstances qui sont les nôtres et de l'environnement général (qui est le même pour tout le monde) ne saurait justifier qu'on se voit comme une victime et qu'on en veuille à ceux qui occupent des positions supérieures à la sienne. Que voulez-vous, tout bien pesé et alors que la fin n'est pas loin, sans être pauvre ni riche, je suis content de mon sort.

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    2. Vous croyez donc au mérite, c'est par leurs qualités que ceux qui réussissent, réussissent?
      Eh bien, pas du tout, c'est grâce au BioLéninisme, autrement dit les lèche-culs et les profiteurs.
      Et Delevoye en est un parfait exemple (et le Pape!!!).

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    3. P.S. Il y a bien des cas ou le succès est mérité mais c'est tout à fait marginal et c'est ça qui console les gogos.

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    4. Bien sûr que je crois au mérite ! Et même à celui des lèche-culs ! Il ne suffit pas d'avoir envie de lécher pour que ça marche ! Il faut du talent pour réussir ! Celui qui a la langue douce et agile obtient la place. Celui qui ne l'a pas ne mérite pas la réussite ! Plus sérieusement, je ne partage pas votre vision selon laquelle seuls les lèche-culs réussissent. D'ailleurs la réussite est une notion très relative que celle-ci soit professionnelle, financière, sentimentale, morale ou autre. Pour moi, la seule réussite qui compte est celle qui consiste à être satisfait de son sort (ou de sa condition), chose qu'on peut obtenir par une juste évaluation de soi-même et du monde environnant. Je considère n'avoir que ce que je mérite et ne saurais m'en plaindre. Ce que je déteste, c'est l'envie. C'est un sentiment de ratés témoignant d'une haine de soi. Pour le ressentir, il faut se comparer à autrui et lui trouver des avantages dont on se sent frustré. Ce genre de comparaison est stérile. Les envieux, faute d'être capable d'égaler ceux dont ils constatent les prétendus avantages, voudraient qu'on les supprime à ceux qui les possèdent. Cela mène à un désir d'égalitarisme qu'on baptise communément "justice sociale". Toutes les tentatives d'égalitarisme n'ont jamais mené qu'à la misère et/ou la barbarie. Permettez moi de n'en pas rêver. N'importe comment, l'ambition égalitaire ne concerne que les droits et le statut économique car tout le monde sait très bien qu'en matière de santé, de beauté, de talent, etc. l'égalité est inconcevable. La dessus, je vais repeindre un plafond : on cause, on cause et le boulot ne se fait pas !

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  8. La Constitution interdit « toute activité professionnelle » aux membres du gouvernement et c'est pourquoi M. Delevoye s’apprête à rembourser toutes les sommes touchées depuis sa nomination en 2017, soit environ 140 000 euros. Suite à cette affaire, que vous qualifiez de bidon, notre bon ministre intègre a démissionné de son poste. Quant à vous, Monsieur Etienne, vous méprisez juste ceux qui exigent de la moralité chez nos élus ("l'exigence morale qu'ils déclenchent me paraissent méprisables"). En effet, vous ne vous considérez ni comme une victime, ni comme un envieux, juste content de votre sort en oubliant juste que : « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice. » Georges Orwell

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    1. Vu que je ne me déclare pas victime (de qui ou de quoi ?) je ne saurais être, selon monsieur Blair, que complice (de qui ou de quoi ?). Encore faudrait-il qu'à mes yeux M. Delevoye mérite les qualificatifs de corrompu,ou de traître, ou d'imposteur, ou de renégat, ou de voleur (on pourrait même envisager qu'ils les mérite tous !). Je ne pense pas que ce soit le cas. Si le peuple a de si hautes ambitions morales, son sommeil doit être agité car, cela vous surprendra peut-être, je ne crois pas qu'il existe de personnes totalement irréprochables. Vous m'apprenez que M. Delevoye a démissionné. je ne m'en réjouis pas. Si vous rêvez d'une société à la suédoise, rien ne s'y oppose . Sachez seulement que ce n'est pas mon cas. Là dessus, M. Agan, je vous souhaite une bonne moralité.

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    2. Le modèle suédois n'est pas ma tasse de thé, de plus la société suédoise est en pleine déliquescence, l'immigration musulmane étant en train de détruire sa culture, ses moeurs et son identité. Ceci dit, on a rien à leur envier de ce côté là.
      Quant à reprocher à certains de nos élus de ne pas faire preuve de la moralité la plus élémentaire et accessoirement de nous prendre pour des cons (Delevoye a omis de déclarer 13 mandats sur sa déclaration d'intérêts ! ) ne signifie aucunement que l'on considère qu'il existe des êtres irréprochables. Le péché originel ou que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre jette, ça vous dit quelque chose ?
      Bien à vous

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  9. Désolé, monsieur Etienne, je ne vous suivrai pas sur ce coup là.

    Delevoye a surtout péché par le ridicule d'un système de défense en carton : après avoir cumulé une activité rémunérée et un poste gouvernemental, ce que défend la constitution, il a plaidé l'ignorance ( on pense à Thevenou et à sa phobie administrative..) et annoncé avoir rendu les sous.
    On ne peut pas faire plus con....

    Vendémiaire.

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    1. Il n'avait à se défendre que parce qu'il était attaqué. C'est l'origine envieuse de ces attaques que je dénonce et non la personne qui ne m'intéresse pas particulièrement. Je n'y vois qu'une de ces personnes que l'on livre à l'indignation populaire quand sa précédente indignation s'essouffle afin de l'occuper.

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    2. @Vendémiaire
      Vous n'êtes pas le premier à le remarquer, Chirac l'avait d'ailleurs surnommé "Le grand con" ! On apprend d'ailleurs, après sa démission, qu'il avait oublié de déclarer un autre mandat rémunéré et pas des moindres puisqu'il s'agit du poste de président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), poste occupé jusqu'en 2015.

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  10. Il faudrait que tout le monde se calme, Oncle Jacques avait raison, monsieur Delevoye est irréprochable et s'il a fait des déclarations erronées c'est de la faute de sa femme :

    "...J'avoue, autant je suis rigoureux sur les budgets publics, autant c'est ma femme qui s'occupe de tout ce qui est l'administratif»..."

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    1. Voilà une chose qui ne risquerait pas de m'arriver ! Comme ma première épouse disait à la seconde : "Tu n'as pas à t'en faire, il s'occupe de tout !".

      Sérieusement : je ne suis pas un défenseur de M. Delevoye. Je suis seulement contre les chasses à l'homme, quel que soit les mérites ou les faiblesses du gibier.

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    2. C'est vrai qu'il est assez difficile de vous prendre en défaut, Oncle Jacques ! Pourtant si j'osais, je dirais bien que sur ce coup, "quels que soient" eut été plus approprié !

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    3. Hélas, vu que corriger un commentaire est impossible cette honte rougira à jamais mon front !

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