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vendredi 9 avril 2021

La pseudo-intelligence des vrais cons

 

Exemple d'agriculture intensive parisienne

On se demande, quand on n’a vraiment rien d’autre à foutre, qui a commencé : l’œuf ou la poule ? Quoi qu’il en soit, l’œuf donne des poules et les poules donnent des œufs. La question du rapport entre le bobo-écolo, ou néo-connard pour employer un terme scientifique, et la grande ville est plus simple à traiter. En effet, si la grande ville est un véritable nid à bobos-écolos ce ne sont pas les bobos-écolos qui sont à l’origine des villes. J’en conclus donc que c’est la grand ville qui génère le bobo-écolo comme un organisme génère son cancer.

Contre toute logique, l’écolo-bobo se développe donc dans les milieux apparemment les plus hostiles à ses convictions affichées. Ses efforts pour pallier les inconvénients environnementaux de la ville ont un côté dérisoire quand ils ne sont pas carrément risibles. On vous parle de végétalisation des façades, de Potagers Urbains Collectifs, de forêts urbaines, et autres ersatz de « nature ». Mme Audrey Pulvar est adjointe au maire de Paris en charge entre autres fariboles de l’agriculture !

Si je parle de « convictions affichées » c’est que je ne suis pas vraiment convaincu de leur sincérité. J’ai plutôt l’impression qu’il ne s’agit pour nos bobo-écolos que d’afficher des opinions supposées correctes, histoire de se donner bonne conscience. Quand on est « amoureux » de ce qu’on appelle « la nature » et qui en fait n’a rien de naturel comme je me tue à le répéter, on ne vit pas en ville. Le bon Paul Guth, parlant des célibataires, les déclarait être ceux qui connaissaient le mieux les femmes et les enfants. Il en donnait pour preuve le fait qu’ils n’en avaient pas. L’écolo-bobo s’apparente en partie à ces célibataires en ce qu’il évite la nature comme eux femmes et enfants mais en diffère quand il professe un amour inconditionnel pour une nature idéalisée dont il se tient prudemment éloigné.

En fait, ces braves gens sont d’incurables citadins dont les convictions écologistes ne me paraissent, comme leurs idées politiques « progressistes », n’être qu’une partie du prêt-à-porter idéologique BCBG qui revêt leur vacuité intellectuelle. On ne peut pas leur en vouloir : pourquoi s’ennuierait-on à se construire une grille d’analyse personnelle quand on en trouve de toutes faites à pas cher dans tous les media mainstream ? Sans compter qu’adhérer à la pensée correcte vous permet de vous considérer comme intellectuellement et moralement supérieur aux ignares bas-du-front qui ne la partagent pas. Ces vrais moutons et faux rebelles oublient un détail : les dits bas du front ont, eux aussi été soumis à l’endoctrinement idéologique ambiant. Ne serait-il pas possible d’envisager que réflexions, lectures et expériences les en aient éloignés ? Que la fidélité à ses idées de jeunesse est peut-être moins un titre de gloire qu’un symptôme de paresse et/ou de sclérose intellectuelle ?

Se poser de telles questions reviendrait à mettre en cause le doux cocon idéologique qui, en l’éloignant de la réalité, lui offre cet enviable confort dans lequel se complaît tout décérébré qui se respecte.


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