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lundi 21 décembre 2015

Un petit métier en péril : l'antifa

Quoi de plus sympathique que de voir et d'entendre un groupe de jeunes gens brillants parcourir nos rues aux cris de « Pas de fachos dans mon quartier, pas de quartier pour les fachos ! » ? Je vous le demande ! Hélas, je crains que comme l'ahuri Don Quichotte ils ne se battent contre des ennemis depuis longtemps disparus. Et ce n'est pas dommage. Il est juste un peu triste de voir tant de fougue indignée se dresser contre des phantasmes.

Car force est de le reconnaître, depuis les années vingt à quarante, les choses ont bien changé. Par exemple, nous ne sortons pas de la Grandes guerre. La Russie ne vient pas de connaître une révolution se proposant de changer l'ordre mondial. Il est passé de mode d'élever nos enfants dans un culte exalté de la Nation. La structure de la société a été totalement bouleversée. On connaît un confort domestique sans précédent. Les chômeurs sont indemnisés. Tout ça peut être considéré comme autant de détails, mais ça a son importance.

Par exemple, organiser des milices paramilitaires est plus simple quand existe encore le prestige de l'uniforme, que les gens ont une formation militaire et savent défiler. Le fait que nous ne sortions pas d'un conflit ayant causé des millions de morts et bien plus de handicapés divers, réduit l'intensité des rancoeurs comme l'esprit de camaraderie du front. Vu que le communisme n'a pas vraiment le vent en poupe on met moins d'empressement à le combattre. Grâce à une intense et longue propagande, la notion de patrie est devenue bien floue et mourir pour elle ne saurait être le sort le plus beau que pour un nombre très réduit de « citoyens ». Les prolétaires ont souvent été remplacés par les classes dites « moyennes ». Si ventre affamé n'a pas d'oreilles, ventre assisté craint pour ses allocs. D'autre part, aller défiler au pas de l'oie en faisant le salut romain ou en brandissant une torche est moins tentant quand on peut regarder les Miss ou un porno sur son grand écran plat confortablement installé sur un canapé. D'autant plus que la Révolution Nationale, c'est bien joli, mais ça ne paiera pas les crédits souscrits pour ces éléments de confort ou le logement...

Bref, les conditions pour l'émergence de mouvements fascistes ne sont pas plus réunies que celles qui favoriseraient une résurgence du catharisme. C'est comme ça. L'histoire ne se répète pas. Elle ne bégaie pas non plus. Elle suit son petit bonhomme de chemin, sans retours ni sens précis.

Du coup, les bon antifas en sont réduits à se battre contre des idées qui étaient défendues par des ennemis du fascisme comme De Gaulle au nom de fumeuses utopies qui n'attirent plus grand monde non plus. On peut imaginer qu'un jour ils se réveilleront, deviendront vaguement de gauche, et ne ressortiront, sans grande conviction, les slogans de leur jeunesse que les soirs de déculottées électorales. Mais tout n'est pas perdu : d'autres jeunes cerveaux de choc reprendront leur flambeau ou ce qu'il en restera.

11 commentaires:

  1. Ce billet me semble frappé au coin du bon sens.
    Que d'énergie en effet vainement gaspillée par ces jeunes en quête de justes et nobles causes.
    Que pourrions nous leur proposer en guise d'alternative ?
    Car il faut bien que jeunesse se passe.

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    1. Merci pour le bon sens. Ne pourrait-on pas encourager ces jeunes gens à en découvrir les bienfaits plutôt qu'à défendre de manière violente une cause quelconque ?

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  2. Cependant il y a toujours quelqu'un derrière les jeunes marionnettes qui en tire
    les ficelles...le quelqu'un en question apparaît bien plus énigmatique car il a
    forcément passé l'âge de cette sorte de stupidité béate. Serait-il juste un pauvre con?
    Amitiés.

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    1. Les marionnettistes agitent ces pantins afin de faire croire au bon peuple que les fachos existent et s'en servent pour attirer les votes de ceux qu'ils effraient. Ça ne marche pas trop mal...

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  3. S'ils n'était pas adeptes de la violence, ils seraient juste un peu ridicules. Hélas! Ce n'est pas le cas. Leur impunité vient de leurs protecteurs qui savent rester discrets même si on peut avoir quelques idées sur leur identité.

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    1. Faceplouc m'a renseigné sur les méthodes des zadistes de NDL (des Landes, pas de Lourdes !) et sur leurs victimes. Comme vous l'écrivez, "s'ils n'était pas adeptes de la violence" ...

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    2. Que voulez-vous, la gauche est par nature intolérante et violente !

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  4. ils se réveillerons un jour dites vous, effectivement, ils deviendront des Dray, des Désirs et d'autres , des députés puis des sénateurs,des politiques de métier qui boufferont à la gamelles , ça me rappelle la chanson de Brel ' les bourgeois "

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    1. D'accord avec vous à ceci près qu'ils ne deviendront pas tous des élus...

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  5. Ils seront toujours là, ces cloportes pour une transhumance revigorante pour lutter contre les réactionnaires mangeurs de petits enfants.

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    1. La race des agités n'est certes pas près de s'éteindre...

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