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vendredi 16 janvier 2015

Que faire ?



Certains aimeraient éradiquer l’Islam de la terre Française. Les rois espagnols au seizième siècle avaient, dans un premier temps, contraint morisques et marranes à la conversion avant de finalement les expulser au prétexte qu’ils mettaient peu d’entrain à pratiquer leur nouvelle religion. Est-ce seulement envisageable ?  Et à quoi convertirait-on les exogènes dans une société déchristianisée ? Les mentalités, les mœurs, qu’on le veuille ou non, ont un peu évolué en cinq siècles. On n’arrête pas le progrès, même les Saint-Barthélemy sont passées de mode, c’est dire…

Les projets de « remigration » relèvent de la pure utopie. Que ça plaise ou non, la plupart des musulmans de France sont Français. Certains diront « de papiers » mais la loi est la loi et ne saurait être rétroactive sans entraîner de graves dangers pour tous. Si, comme j’en serais partisan, on substituait le droit du sang au droit du sol ça ne changerait les choses qu’à moyen ou long terme.

Élevons un peu le débat. L’Islam, je l’ai déjà souligné, est parcouru de par le monde de courants extrémistes que sèment ici, là et ailleurs massacres et désolation comme a pu le faire à une échelle bien plus grande le communisme en son temps. Cependant, mis à part auprès de quelques têtes brûlées, l’islamisme recueillerait nettement moins d’adhésion s’il ne trouvait un terrain favorable où s’enraciner et fleurir. Les ghettos sont ce terrain. On m’objectera que parmi les djihadistes se trouvent des Français de souche et que tous ne proviennent pas de milieux défavorisés. Pour reprendre la formule du bon Audiard je répondrai que, certes, « Il y a aussi des poissons volants mais [qu’] ils ne constituent pas la majorité du genre » et qu’il a été probablement plus délicat de faire observer la minute de silence dans les collèges du 9-3 qu’au lycée Henri IV. Tout ne s’explique pas par les ghettos mais ils expliquent bien des choses.

Je pense sincèrement que QUELLE QUE SOIT LEUR ORIGINE, accueillir en masse des immigrés auxquels on n’est pas en mesure d’assurer des conditions de vie décentes ne peut mener qu’à des troubles de la paix civile. Que ceux-ci proviennent de sociétés dont les mœurs sont très différentes voire difficilement compatibles avec les nôtres ne fait certes que compliquer les choses mais ne change rien au fait qu’accueillir une immigration que l’on est encore moins en mesure d’assimiler que d’intégrer est une erreur profonde. Or, il y a des décennies que, sous prétexte de bonté d’âme, on la commet.

Ouverture à l’autre, enrichissement, refus des frontières, etc. sont présentés comme le nec plus ultra de l’humanisme et de la générosité. Il me semble que ça relève davantage de l’inconscience. Quand on convie des invités chez soi, qu’on leur balance pour pitance les os du poulet et qu’on les fait coucher dans la cabane à outils, on ne s’attend pas  à ce qu’ils vous en gardent une reconnaissance éternelle, non ?  On se félicite d’avoir une des meilleures démographies d’Europe, on prévoit de dépasser à moyen terme la population de l’Allemagne mais est-ce vraiment un motif de fierté si ça se fait au prix de millions d’exclus ?

Il me semble que mettre un terme à l’immigration, dès lors que celle-ci ne correspond pas à un besoin réel du pays, faciliterait la solution du problème que pose la non-intégration des populations déjà présentes sur notre sol. Intégration qui demandera temps et efforts et  qui ne saurait être qu’un premier pas vers leur assimilation. Faute d’une telle politique nous ne saurions à terme que dériver, avec l’assentiment des âmes « généreuses », vers une société multiculturelle dont nous commençons de constater les effets nocifs.

31 commentaires:

  1. RIEN !, et ouvrir une bonne bouteille de Châteauneuf du Pape en attendant l'apocalypse.

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    1. Un Châteauneuf du Pape ?
      Quelle provocation !

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    2. Une seule suffira-t-elle ? L'apocalypse est-elle si proche ?

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    3. Et par rapport à l'apocalypse, mieux vaut un Château-Cavalier, quatre boutanches bien sûr !...

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  2. J'aurais écrit : QUELLE QUE SOIT LEUR ORIGINE. Je continue à lire.

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    1. J'aurais fait comme vous si je n'avais pas été distrait. Erreur corrigée.

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  3. Il faudrait peut-être se renseigner pour savoir si les immigrants veulent vraiment être intégrés et assimilés. J'avoue que j'ai quelques doutes.
    Quant à moi, j'ai recouvré toute ma sérénité depuis que j'ai appris que, quoi qu'il en soit, je suis une "indigène européenne".

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    1. Qu'ils le veuillent ou non, Mildred, leur nombre et le chômage régnant ne le leur permettrait pas.
      Heureux que vous ayez retrouvé votre sérénité sans avoir perdu votre vigilance comme vous l'avez démontré plus haut.

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  4. Intégrer des individus : oui.
    Intégrer des peuples : mission impossible.
    Fallait y penser avant, mais avant nous étions dans le fantasme parait-il. (et nous le serions encore aujourd'hui, c'est vous dire le chantier !)

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    1. C'est un peu ça que j'dis, non ?

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    2. En effet.
      Je résume, je synthétise ce que vous dites et que d'autres ont dit, avec l'insuccès que l'on sait, avant nous.

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  5. "(...) même les Saint-Barthélemy sont passées de mode". Il semblerait que certains ne soient pas au courant. Mais la mode n'est-elle pas un éternel recommencement ?

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    1. Oh, nous n'en sommes pas quand même ! (Mais vous n'imaginez pas la peine que m'a donné ce commentaire, avec les liens !)

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    2. J'imagine très bien c'est même pour ça que je ne mets jamais de liens en commentaire (dans le billet, c'est facile). En effet nous n'en sommes pas là et j'espère que nous n'y viendrons jamais !

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  6. "Ouverture à l'autre et enrichissement", dites-vous. Oui, évidemment, mais ça c'était autrefois.
    Je vais faire allusion à mon expérience: Je suis née et ai vécu 30 ans au Maroc. Il n'y avait aucun problème. Mon père était directeur d'école et moi je parlais berbère avec les gamines de mon âge.dans ce bled perdu dans l'Atlas.
    Ensuite nous avons déménagé à Rabat pour que je puisse aller au lycée où les marocaines et françaises étaient mélangées. Toujours aucun problème.
    Il y avait aussi des lycéennes juives qui nous invitaient pour leurs fêtes (que nous ne comprenions pas pas mais nous étions contentes de nous retrouver avec nos amies).
    C'était donc une époque bénie et je suis triste que tout ait pu changer à ce point.

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    1. La faute à qui ? Je crois que nos pompiers-pyromanes de gauche n'y sont pas pour rien...

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  7. On ne les convie pas. Ils s'invitent. Et le bon peuple intimidé par une certaine gauche et leurs associations antiracistes laisse faire. Une accusation de raciste votant FN est si vite arrivée ce qui équivaut dans certains milieux à un suicide social.

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    1. Toutes les lois votées pour prétendument lutter contre le racisme ne l'ont été que pour faire taire, châtrer comme il fut même dit, le peuple français à qui l'on imposait le grand remplacement.

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    2. @ Brindamour : Que font les gens raisonnables avec ceux qui s'invitent ? Il les reconduisent gentiment à la porte. Mais au niveau national on n'a pas ce courage...
      Se laisser intimider par les gauchistes n'est pas mon genre. Je pense que mes collègues profs ne m'ont pas jamais pris pour une gauchiste... Et je n'en avais rien à faire.

      @ Fredi : S'ils se contentaient de faire des lois contre le racisme et s'abstenaient de jeter en permanence de l'huile sur le feu, on pourrait encore les pardonner...

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  8. Que faire? Continuez de lire Waugh.
    (merci pour votre message...).
    Mais je vous trouve bien sérieux ces temps-ci.Revenez au castigat ridendo mores....

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    1. J'y reviendrai, Michel, mais ces attentats et surtout la manière dont on y a réagi m'ont vraiment perturbé.

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  9. "Certains aimeraient éradiquer l’Islam de la terre Française".

    Patience!
    Lorsqu'on commence à se poser la question du "problème musulman", à examiner ce qui est possible, ou impossible,ce qui est bon à une communauté, ou ce qui est néfaste, on finit toujours par trouver une "solution finale".
    Cherchez bien, vous verrez que vous trouverez.

    Anne-Laure

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    1. "Lorsqu'on commence à se poser la question du "problème musulman", à examiner ce qui est possible, ou impossible,ce qui est bon à une communauté, ou ce qui est néfaste, on finit toujours par trouver une "solution finale".

      Vous rendez-vous compte, chère Anne-Laure que votre phrase est pour le moins curieuse ? Se demander ce qui est bon ou mauvais pour une communauté n'est-ce pas là la question fondamentale de toute politique ? A moins bien sûr que vous pensiez qu'il faut laisser les choses se faire sans même avoir d'opinion sur elles ni se demander où elles mènent. Quant aux solutions, comme je l'esquissais, elles ne sont pas toutes "finales" au sens ou vous l'entendez.

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  10. Je ne peux que vous donner raison. Quand je vois le comportement de cerains immigrés qui n'ont rien de musulman dans mon patelin (Roms qui squattent des pavillons "à l'abandon" -dont souvent le propriétaire est en maison de retraite- ou maffia de sans papiers sri lankais-agressifs- qui bourrent nos boites à lettres de prospectus-ils les flanquent même sur les panneaux de signalisation maintenant) on voit bien que le pb de l'islamisme n'est que l'arbre qui cacche la foret...

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    1. La meilleure preuve en est l'animosité qui règne en Grande-Bretagne vis-à-vis des migrants venant de l'Union Européenne et plus précisément de Pologne qui ont poussé Mr Cameron à limiter leur accès aux presstations sociales...

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  11. En effet la moindre des mesures consisterait à arrêter sine die toute immigration "de peuplement".
    Il ne conviendrait pas moins de conduire en interne une politique très ferme, basée sur la déchéance
    de la nationalité et l'expulsion des bi-nationaux coupables d'infractions graves aux lois françaises, ce
    qui est parfaitement faisable.
    Ces deux catégories de mesures permettraient déjà aux braves gens de respirer un grand coup.
    Amitiés.

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    1. Tout à fait d'accord j'y ajouterai l'abrogation de l'acquisition automatique de la nationalité française à ceux qui naissent sur son sol, le rétablissement systématique de la "double" peine (merci Sarko !).

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  12. La seule solution est une volonté de fer de la part du chef d ' état et de son équipe , capable
    d ' obliger les administrations à appliquer les nouvelles directives sans barguigner . C ' est pas
    gagné !
    Ca s ' apelle une dictature , c ' est pas marrant même pour les sympathisants , ça fait hurler les
    assoces survivantes à la coupures des crédits , mais ça peut marcher si le chef en question
    expose posément et avec charisme son but ultime : restaurer notre fierté ...
    Accessoirement il y en a pour 20 à 30 ans .
    Accessoirement-bis : qui est donc ce chef ? J ' ai de plus plus de mal à le voir incarné par notre Marine
    nationale , mais bon : )


    Jérôme

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    1. Il me semble que même en démocratie, quand le dirigeant n'a pas été choisi sur un malentendu et n'a pas pour seul but sa réélection, il peut se montrer courageux et prendre des décisions salutaires. Mais peut-être suis-je trop optimiste ?

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  13. Vous avez raison , mais on l attend encore , celui-là !

    Jérôme

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