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dimanche 9 novembre 2014

Ah, l’amour !



« Inclination envers une personne, le plus souvent à caractère passionnel, fondée sur l’instinct sexuel, entraînant des comportement variés. ». Voilà comment M. Robert, Le Petit, dont c’est le métier, définit l’amour. Des comportements variés… Ça laisse rêveur…

Eh oui, l’amour peut entraîner des comportements divers. On peut, par amour, se faire teindre en blonde, sortir les poubelles, vider le lave-vaisselle, sombrer dans l’alcoolisme, arrêter de fumer, faire semblant d’aimer Proust, les sardines grillées ou Mireille Mathieu, vivre l’enfer sur terre, dépenser des fortunes, se voir pousser des ailes, passer gaiement dix ans au bagne, devenir aveugle, résider sur un petit nuage ou casser son plan d’épargne logement pour ne citer que quelques exemples courants.

L'amour peut aussi pousser à des accès de violence contre l’être aimé, provoquant ce qu’on appelait un « crime passionnel » et qui jusque naguère était sinon bien vu, du moins toléré et volontiers pardonné par la justice qui comprenait qu’au cas où une femme avait trop cuit les topinambours son mari lui défonçât le crâne à coups de boite de pilchard. Ces temps sont révolus et c’est peut-être mieux ainsi.

L’actualité du jour amène sur le devant de la scène une bien jolie personne que la justice soupçonne à tort ou à raison d’avoir plongé un couteau dans le thorax de son compagnon. La demoiselle, elle, parle d’un accident. Il y aurait bien eu différend mais ce serait la victime, maladroite en diable, qui aurait retourné l’arme contre elle, au lieu de la poignarder comme faire se doit. Ce jeune homme serait d’ailleurs coutumier du fait, vu qu’il se serait déjà, au mois d’août, blessé dans le dos avec un couteau lors d’un barbecue qu'on peut supposer acrobatique.

N’ayant pas été témoin de la scène, je me garderai bien de prendre position. Quel que soit le cas, ces deux créations intempestives de boutonnières posent question. Je préciserai qu’avant le dernier épisode je n’avais prêté aucune attention à Mademoiselle Nabilla. Je la découvre donc et je dois dire que sa plastique n’a d’égal que son triste goût en matière d’hommes. Qu’est-ce qu’une jeune fille si bien dotée peut faire avec un jeune aux cheveux même pas blancs et dépourvu de la moindre bedaine ? Et d’une maladresse insigne, pour tout arranger. Partager la vie d’une personne qui n’arrête pas de se crever la paillasse doit être anxiogène, on tend à ne plus se rendre que dans des endroits où les couteaux sont absents, non ? Si, en revanche, on suit la thèse du juge d’instruction, est-il bien raisonnable même pour un freluquet, de se laisser poignarder tous les trois quatre matin sans s’en plaindre outre mesure ? Franchement ?

Je conçois que l’amour puisse faire fermer les yeux sur certains défauts mineurs, mais une telle maladresse ou des tendances homicides en font-elles partie ? Ne serait-il pas plus raisonnable de mettre un terme à une relation qui ne saurait finalement mener qu’à des désagréments ? L’important dans une relation n’est-il pas l’harmonie ? Ne se lasse-t-on pas avec le temps de la plastique la plus charmante quand sa propriétaire vous poignarde à tout bout de champ ? Peut-on vivre en paix avec qui se troue la peau dès qu’on a le dos tourné ?

Pour en revenir à Robert (Le Petit), la variété c’est bien beau mais dans le domaine des comportements comme dans bien d’autres, il ne faudrait pas en abuser…

22 commentaires:

  1. Finalement c'est une très heureuse évolution - qui ne devrait pas échapper à madame Vallaud-Belkacem - que de voir ces mâles qui défonçaient le crâne de leurs compagnes à la moindre occasion, accepter aujourd'hui de se faire trouer la peau par leur femme et en redemander quand la maladroite n'a pas su le faire passer de vie à trépas.

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    1. Remarque frappée au coin du bon sens et qui en dit long sur les immenses progrès de notre société !

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  2. Mais c'est un choix quasiment mythologique, cela, comme celui qu'Achille devait faire entre la gloire et une longue vie : une belle femme qui vous troue la peau, ou une femme sans beauté ni tendances homicides ? Cruel dilemme !

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    1. Bah, une belle femme qui ne vous poignarde pas, ça s'est déjà vu...

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  3. "Après tout, je m'en fous de ce qu'on peut penser.
    Je n'peux pas m'empêcher de crier.
    Tu es tout pour moi, j' suis intoxiquée
    Et je t'aime, je t'aime à en crever."

    Je t'ai dans la peau, jusqu'à la garde... à vue.

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  4. https://www.youtube.com/watch?v=4mCnXEjahg0

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    1. La vie vaut-elle d'être vécue,
      L'amour vaut-il qu'on soit cocu ?
      Du même.

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  5. Mais comment ça, il n'y a plus de crimes passionnels pour la justice?

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    1. Les violences conjugales ont tendance à remplacer ce concept...

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  6. A vous lire, vous semblez regretter que Nabilla -puisque c'est d'elle qu'il s'agit, ne le niez pas- ne s'entichât point de vous. Dieu vous en préserve, mon cher ami ! Et... qu'en pense Nicole ?

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    1. Vous vous fourvoyez, cher Al ! Je parle bien de Nabilla mais loin de moi l'idée d'envisager la moindre relation avec une personne dont la tendance à l'hommicide risquerait de perturber mon sommeil. Je ne faisais que constater un manque certain de goût. Je ne saurais donc importuner Nicole avec cette question, surtout que mes chances de me retrouver dans la même cellule d'une prison pour femme avec cette jeune personne sont extrêmement faibles, pour ne pas dire inexistantes.

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  7. Il a raison, ce petit (Robert) les comportements variés on le voit tous les jours, un peu partout,
    sous nos fenêtres, dans les endroits les plus divers et selon des formules pleines de surprises
    et d'imprévus. Cela dit, de là à jouer du couteau comme la très charmante Nabila, pire que la
    Pépita Volcano de la chanson, il y a une limite qu'il apparaît préférable de ne pas franchir.
    C'est décidé, je ne draguerai jamais Nabila,même si je présente à peu près le profil...
    Amitiés.

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    1. Vous m'avez fait découvrir une bien belle chanson ! Soyez-en remercié !

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  8. Finalement Nabilla est tombée à l'eau, à l'eau quoi !

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  9. Mademoiselle Nabilla.
    Ou Nana.
    Ces filles sorties du caniveau qu'un destin toujours y ramène, roman éternel.

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