..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

mercredi 1 mai 2019

Le DAA

De nombreux droits sont revendiqués à tout bout de champ par toutes sortes de gens. En général ces droits ne m'intéressent guère. Il en est un pourtant que je trouve essentiel et que, dans leur liste à la Prévert, même les GJ ont omis, je veux parler du Droit A l'Arpète (ou DAA). Vous n'en avez jamais entendu parler ? Ça ne m'étonne pas, vu qu'on évite soigneusement de traiter des problèmes de fond.

Je m'explique donc : depuis quelques jours, je me suis lancé dans la rénovation de ma chambre. Le but est d'en faire quelque chose qui ressemblerait plus ou moins à ceci :


en partant de ceci :


Comme il est aisé de le penser, il y a du boulot !

Parmi les différentes tâches, certaines sont faciles à accomplir seul, d'autres, si elles sont réalisables, sont compliquées quand on n'est pas l'heureux résultat d'un croisement entre Vishnou et un atèle. Par exemple fixer aux murs ou au plafond des tasseaux ou des corniches de deux mètres de long et plus. On y parvient mais ça prend du temps. C'est pour les tâches difficilement réalisables individuellement qu'interviendrait le DAA.

L'arpète, à titre entièrement gratuit, fournirait l'aide de ses bras afin de faciliter la réalisation des projets du bricoleur. Le gain de temps serait considérable. Certains esprits chagrins verraient en lui un exploité. Que nenni ! En fait, il apprendrait ainsi des techniques qu'ensuite il pourrait mettre en œuvre pour améliorer son propre logement, aidé à son tour par un arpète dans le cadre du DAA.

La mise en œuvre de ce droit serait simple et d'un coût très faible. Malheureusement pour la transmission des savoirs, je crains qu'il ne voit jamais le jour pour toutes sortes de raisons dont l'appât du gain, l'égoïsme et l'absence de solidarité ne seraient pas les moindres.

Chienne de vie !

12 commentaires:

  1. en partant de ceci :

    Ah oui ça va être compliqué...
    Moi qui ai quelques connaissances dans le domaine du bois, j'aurais volontiers fait votre arpète mais vous êtes un peu loin de chez moi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Voilà, c'est ça, le drame des arpètes modernes : elle ne veulent plus se bouger le cul et préfère vivre en parasite aux frais de l'État ! Alors qu'ils leur suffirait de traverser la France pour trouver du boulot…

      Salauds de pauvres, tiens !

      Supprimer
    2. Je remarque que Didier Goux ne songe qu'à UNE arpète en regrettant qu'elle ne se bouge pas le cul. On parle toujours de bricolage?

      Supprimer
    3. @Didier Goux :
      J'ignore comment traiter les parasites de l'état (encore que j'ai bien quelques idées sur le sujet qui mériteraient expérimentations), mais je sais comment éliminer celles du bois.
      Mais ça ne mérite pas de traverser la France.

      Supprimer
    4. @ Fredi : Merci quand même !

      @ Didier : Une arpète ? Pourquoi pas ?

      Supprimer
    5. J'ai toujours cru, jusqu'à il y a cinq minutes, que le mot était uniquement féminin. Comme quoi on apprend à tout âge… J'ai dû me laisser influencer par "estafette".

      Supprimer
  2. J'imagine bien votre injonction pour un menu travail d'électricité :
    "Eh, toi l'arpète un câble ..." !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et quand on est content de lui on peut lui proposer de boire un coup.

      Supprimer
  3. L'idée est excellente, le risque viendrait éventuellement d'un recrutement desdits arpètes dans le vaste réservoir de main d’œuvre qui fleurit dans nos banlieues... la "racaillarpète" ne manquerait pas de chic mais pourrait présenter des inconvénients...
    Amitiés.

    RépondreSupprimer
  4. Et quid d'un arpète plus haut que son cul ?...

    RépondreSupprimer