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mardi 20 novembre 2018

L'incroyable exploit du sieur Macron.

Notre cher président ne cesse de répéter qu'il appliquera le programme qui l'a fait élire. On ne saurait lui en vouloir si son élection avait été basée sur un choix entre différents programmes. Hélas pour lui, il n'en est rien. Si, parti de quasiment rien, il a atteint la magistrature suprême ce n'est que suite à une série de manœuvres apparemment habiles mais qui ne pouvaient mener qu'à la situation actuelle après un deuxième tour imperdable.

En effet, lors du premier tour il ne parvint à réunir sur son nom que 18,9% des inscrits et 24,01% des suffrages exprimés. Ce qui est très peu si l'on considère qu'il ne bénéficiait pas d'alliés déclarés avec qui former une majorité au deuxième tour. Confronté à une candidate diabolisée et réputée incompétente, avec le soutien de media qui lui avaient ouvert la voie vers la finale, il obtint une victoire nette comme il était impossible d'imaginer qu'il pût en aller autrement.

Ensuite vinrent des législatives qui lui offrirent une large majorité faite de bric et de broc. Des défections diverses lui permirent de constituer un gouvernement qui aurait pu être qualifié d'union nationale s'il n'avait été constitués de renégats et d'inconnus. Sans avoir connu de véritable état de grâce, il ne tarda pas à connaître une baisse de confiance dès le mois d'août suivie d'une petite remontée avant que ne s'amorce la chute libre qui devait l'amener en 18 mois à des scores comparables à celui de son prédécesseur de triste mémoire et de presque 20 % inférieurs à ceux de M. Sarkozy dont on ne peut pas dire que les media l'aient beaucoup soutenu.

Il faut dire que les maladresses langagières de celui qu'on déclare et qui se pense très intelligent furent légion. Elles n'arrangèrent pas les choses. L'absence de résultats concrets de sa politique, des mesures favorables aux riches, des taxes touchant les classes populaires, amenèrent populistes de droite et de gauche à une hostilité accrue et déçurent ses électeurs. L'affaiblissement des partis traditionnellement considérés comme « de gouvernement » ne se fit pas à son profit comme il l'avait espéré. S'il réussit à rassembler les Français ce ne fut que dans le rejet de sa personne.

Il voulait dynamiter l' « ancien monde ». Il y a réussi mais sans parvenir à en créer un nouveau. On pourrait dire que comme l'arroseur arrosé, le dynamiteur s'est dynamité. Du coup nous nous retrouvons avec un paysage politique divisé en deux blocs disparates par leur taille comme par leur composition : les soutiens du pouvoir largement minoritaires et une majorité d'opposants qui n'ont en commun que leur détestation de celui qui venant de rien s'est voulu ailleurs et se retrouve au milieu de nulle part dans un pays si divisé qu'il est devenu difficile d'envisager une solution de rechange.

CHAPEAU L'ARTISTE !

9 commentaires:

  1. Cet homme est en mission pour Bruxelles. Il ne fera qu'un seul mandat après avoir bien torpillé ce qui fonctionnait encore un peu dans notre pays.

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  2. Venu de rien, peut-être mais pas de n'importe où, puisqu'il a sauté directement du lit de sa prof de théâtre à l'ENA, puis de l'ENA à la banque Rothschild et enfin à la présidence de la République française grâce aux gogos qui ont voté pour lui, et dont on nous dit qu'ils sont quelques uns, aujourd'hui à avoir enfilé un gilet jaune !

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    1. Il va terminer son mandat claquemuré dans son palais. On peut espérer que la prochaine fois les électeurs se montreront moins stupide. C'est loin d'être garanti, mais il peut se passer bien des choses d'ici 3 ans et demi. En France ou ailleurs.

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  3. Macron finira comme l'homme le plus détesté de France et de Navarre et ne pourra plus sortir de son bunker Elyséen sans s'exposer à recevoir des tomates ou à être interpellé en public pour y être traité de menteur.
    Et si la justice enfin non-instrumentalisée commençait elle aussi à mettre le nez dans les comptes de la campagne de Macron,de noirs nuages pourraient s'accumuler à l'horizon.

    La roche tarpéienne est à deux pas du Capitole élyséen...

    Vendémiaire.

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    1. Je suis bien d'accord. Maintenant, la justice est-elle disposée à nuire au camp du bien ?

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  4. Ne sous-estimez pas les agneaux, ou les veaux si vous préférez ! Même repeints en jaune ils suivront comme un seul troupeau le berger qui est sans doute déjà en préparation dans les mêmes tuyaux que Macron. On ne peut non plus exclure un "j'ai changé, je vous ai compris" de ce dernier qui marchera assez facilement si il se retrouve opposé aux heureslesplussombres. Ne sous-estimez pas non plus l'importance de l'électorat des villes et métropoles qui préparent amplement une forme de sécession (retour des octrois et péages, hausse artificielle des valeurs immobilières et foncières, vassalisation politique et fiscale de leurs hinterland et de la France périphérique en général, etc...) dont Macron est le représentant. Pour des seconds tours qui se jouent alentour des 22/24% ça suffit amplement.

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    1. Que l'on nous sorte un nouveau lapin du chapeau n'aurait rien d'étonnant. Seulement, comme je le disais à Mildred, bien des choses peuvent se passer d'ici trois ans et demi. Pour ce qui est des villes, elles sont "à gauche" grâce à l'union disparate des bobos et des assistés. Si les assistés changent de bord, ça peut amener un bouleversement. Maintenant, n'étant pas Mme Soleil, je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait.

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  5. L'incroyable exploit de Monsieur Macron sera de montrer son incroyable courage devant des Français qu'il adore insulter ou menacer depuis l'étranger proche ou lointain,au milieu de son gang ou planqué derrière ses gorilles.

    Je ne lui ferai pas l'injure de lui dédier,en y mettant les formes, le célèbre mot de Napoléon sur Talleyrand...

    Vendémiaire.

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