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mercredi 26 septembre 2012

Les vrais problèmes

Après quelque temps de réflexion, j'ai fini par me dire que, plus que le blog, c'était plutôt une trop grande régularité qui me lassait. En fait, j'aime écrire. C'est un passe-temps agréable. Je vous livre donc mon dernier opus.

Parmi les  nombreuses rengaines de nos amis de gauche, il en est une qui me paraît des plus comiques. Celle des vrais problèmes que l’on tenterait d’occulter en attirant l’attention du bon peuple sur des questions secondaires voire inexistantes.  Ce qui n’est pas bien du tout.


 

Avant toute chose, il paraîtrait utile de définir ce qu’est un vrai problème.

 

Prenons un exemple dans la vie privée. Après 15 ans de bonheur conjugal parfait, Titine, s’étant soudain rendu compte que Toto avait mauvaise haleine,  décide de le quitter pour Léon (j’ai changé les noms). Bien entendu, elle part avec les enfants.

 

Est-ce un vrai problème ?

 

Tout dépend de Toto. Si Toto est amoureux fou de Titine, s’il est jaloux, s’il ne sait pas repasser ses chemises ni où se trouve la cuisine et qu’en plus il idolâtre ses enfants, Toto a un vrai problème. Si au contraire Toto s’emmerde depuis des années avec Titine, que seule sa lâcheté l’a retenu d’aller filer le parfait amour avec Lolotte qui, entre autres qualités repasse et cuisine comme une reine et qui comme lui déteste les gosses, Toto se trouve soulagé.

 

Comme quoi l’importance d’un problème dépend de l’état d’esprit et de la situation de celui qui le vit.

 

Considérons le premier cas. Toto est malheureux comme les pierres. Il a des idées noires.  Et là-dessus paf, alors qu’il rentre tristement vers son foyer désert voilà que son pot d’échappement se détache et que sa voiture se met, à condition de rouler au pas, à faire un bruit de péniche ; problème secondaire certes. Même si on considère le coût élevé de la réparation.  Cependant, le triste Toto peut-il négliger de s’occuper de son pot ?  Ce problème, tout secondaire qu’il soit par rapport à sa profonde détresse en est tout de même un.

 

Si nous prenons le deuxième cas de figure et que le joyeux Toto fait la même expérience de défaillance mécanique alors qu’il se rendait auprès de la belle Lolotte, l’incident devient sa plus grande contrariété : les quelques centaines d’Euros qu’il s’apprêtait à dépenser lors d’un week-end polisson en compagnie de sa chérie il va devoir les laisser dans la poche d’un garagiste. Il en est fort marri.

Comme quoi le même problème peut être considéré comme secondaire ou primordial. Mais quelle que soit l’importance qu’on lui accorde, il faut bien le régler.

 

Tout ça pour dire que :

1)      Tout problème n’est que subjectivement primordial

2)      Même s’il est secondaire, il faut le traiter

 

Il n’est donc pas forcément plus  futile d’avoir pour priorité la lutte contre le multiculturalisme que de considérer que la crise requiert tous nos efforts. S’occuper de l’un ne dispense pas de tenter de résoudre l’autre.

 

21 commentaires:

  1. En fait, j'aime écrire. C'est un passe-temps agréable.

    A la bonne heure !

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  2. Je suis content de vous relire !

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  3. Ah, les fameux et finalement insaisissables “vrais problèmes” ! Notre dada préféré, à Suzanne et à moi…

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    1. Je n'entends presque plus parler de ces "vrais problèmes", d'ailleurs. Sont-ils révolus, ou usés ? Ou les faux problèmes les ont-ils supplantés, gagnant en vigueur et en véracité ?

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    2. Les vrais problèmes ne font pas plaisir Suzanne, il y a des thèmes qui fâchent, et Bartolone a dit qu'il ne voulait pas faire de mal aux Français.
      Mais je pense que vous devez le savoir, je voulais juste rajouter mon grain de sel sur ce plat déjà bien relevé.

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    3. Un certain Oulianov a pourtant récemment déclaré que c'était d'eux qu'il fallait se préoccuper. Je ne sais plus quand ni où. Quel con cet Oulianov !

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    4. Un homme du passé, sans doute ?

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    5. Un homme ? Pourquoi un homme ? Il ou elle choisit son genre !

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  4. Ca fait plaisir de vous lire à nouveau.
    Quel thème! Vous êtes en plein coeur d'un dilemme pour certains.
    J'ai l'impression que beaucoup de gens reportent leurs problèmes personnels sur la société. Transformer ses tuiles quotidiennes en problèmes de société, c'est tout l'art de la gauche. Ou encore la facilité à occulter ce qui cloche en chacun de nous.

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  5. C'est le bon sens qui coule de votre plume!
    Félicitons nous donc sans retenue de votre dilection pour l'écriture, nous avons le sentiment de l'avoir échappée belle.
    Amitiés.

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  6. Ravi de ce retour à la raison.

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  7. voilà c'est simple vous bloguez quand vous en avez envie mais vous n'arrêtez pas !
    (s'il vous plait)

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  8. Au potager (fiction auto)26 septembre 2012 à 19:23

    Si c'était pour revenir pondre de pareilles balivernes.... J'espère que vos proches liront cet aveu de veulerie et vous en tiendront rigueur. Je n'ai lu que deux bons billets chez vous. Le dernier concernait votre retrait, une sorte d'auto-fiction comme Suzanne aime en produire à la pelleteuse.

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  9. Fiouuuh, j'ai l'impression d'avoir fait un voyage dans le temps ! L'effet est prodigieux, j'y retourne.

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  10. Eh bien, voilà une bonne nouvelle. C'est que votre silence était un vrai problème.

    Allez une citation pour célébrer votre retour :

    "En toutes choses la gêne et l'assujetissement me sont insupportables; ils me feraient prendre en haine le plaisir même. On dit que chez les mahométans un homme passe au point du jour dans les rues pour ordonner aux maris de rendre le devoir à leurs femmes. Je serais un mauvais turc à ces heures là."

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  11. Ainsi c'était cela : vous aspiriez à faire une oeuvre de moraliste ?

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  12. @ Fredi, Mat, Pierre, Nouratin, Koltchak,Athéna, All West, Aristide : un grand merci !

    @ Au potager : Un immense merci ! Deux bons billets ! Recevoir d'un homme de votre talent un tel hommage vaut tous les autres.

    @ Marianne : La morale a depuis toujours été la lumière qui a guidé ma vie.

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  13. Que du bonheur mais c'est mon épouse qui va être en colère, elle verra un plus souvent mon si joli dos.

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  14. Le questionnement est légitime.
    Tout problème dépend des fins que l'on se donne, et de la hierarchie qu'on leur attribue.
    En somme, cela dépend de l'échelle de valeurs que l'on se donne.
    Assurément dans ce domaine de la politique, l'échelle de valeurs de la gauche n'est pas celle de la droite, ni la votre.
    Pour ma part, la question essentielle est de savoir quelles fins il faut assigner au gouvernement et à l'Etat.

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    1. Pour moi la réponse est simple : il faut attribuer à l'état le rôle le plus réduit qu'il soit. Quand ce dernier s'occupe de tout, c'est soit le nazisme soit le communisme. Je n'aime ni l'un ni l'autre.

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  15. Sur ce point, je serais plutôt de votre avis, malheureusement, la politique est le champ d'affrontement de valeurs, surtout symbolique d'ailleurs, ce qui empêche de parler du "vrai" problème qui est la définition du champ d'action des politiques.
    Cette absence de définition, de limitation conduit naturellement à une inflation de l'action politique avec les effets que l'on connait et que l'on déplore de plus en plus.
    Le pire c'est que cette inflation du poids politique s'accompagne dans l'esprit du peuple du sentiment que les politiques ne font rien...

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