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dimanche 9 février 2020

Profondes pensées dominicales


Parlons poiscaille
Mon dernier article consacré au parmentier de saumon m’a permis de constater, dans un domaine de plus, les graves dissensions qui existent au sein de notre malheureuse nation. Certains ont cru bon de me signaler qu’on pouvait remplacer le saumon par de haddock ou du cabillaud.Soit, mai un parmentier de saumon au haddock ou au cabillaud, ce n’est plus tout à fait ça.
Ma connaissance des poissons fumés étant très faible, seul le saumon ayant grâce à mes yeux, j’ai voulu me renseigner sue ce qu’était au juste un haddock. A ma grande surprise, il ne s’agissait pas, comme il eût été logique, d’un capitaine, poisson de rivière, salé, fumé et teint au rocou mais d’un églefin.

Kipper dans toute son horreur

Cela me ram ena à l’esprit une mésaventure liée au poisson fumé. M’étant rendu avec ma compagne à Lowestoft, charmant port de pêche du comté de Suffolk en vue d’un entretien d’embauche dans un quelconque collège d’enseignement supérieur, me vint, au petit déjeuner, l’excellente idée de demander au serveur de l’hôtel s’il existait une spécialité locale. Suivant le précepte anglais bien connu, qui dit qu’à Rome on se comporte en romain, je pensais qu’à Lowestoft, le bon goût exigeait que je fasse comme les Lowestoftiens. Mal m’en prit, car avec un aimable sourire, peut-être teinté d’une cruelle ironie que je ne sus déceler, il me répondit positivement et me recommanda le célèbre kipper de Lowestoft. N’ayant aucune idée de ce que pouvait être un kipper, j’eus la faiblesse d’accepter la suggestion et me vis servir un grand hareng entier, fendu en deux de la tête à la queue, évidé, aplati, débarrassé de ses arêtes, salé et à peine fumé (à froid), ce qui lui donne une couleur rouge. Ce fut dé-gueu-lasse. J’eus bien du mal à finir mon assiette et passai la journée à ruminer du kipper, ce qui me passa l’envie de tout autre repas. Faute d’être comestible, le kipper constitue donc un plat économique.


Une mère pour moi
J’ai passé une très mauvaise nuit. Les hurlements d’un vent tempétueux, le fracas qu’il produisait en secouant mes volets, en furent la cause. Quelle ne fut pas ma surprise en consultant mes mails après un réveil tardif et malaisé de voir que Mme Aviva, qui assure avec efficacité, générosité et zèle mes biens automobiles comme immobiliers avait eu une pensée pour moi, me conseillant la prudence suite à l’arrivée de la tempête Clara prévue pour la soirée et la nuit dernières. Elle me mettait en garde contre les risques que pourraient occasionner des déplacements, me conseillait de mettre en sécurité les objets susceptibles d’être emportés par le vent, avant de m’exhorter à suivre les éventuelles consignes données par les autorités. Mme Aviva, j’ai pu le constater, avait raison : si Clara est arrivée un peu à la bourre elle semble se plaire ici vu qu’elle continue de souffler et que cet après midi, des pointes à 120/140km/h, seront probables selon le bulletin d’alerte de Météo France. Toutefois, vues les circonstances, mes envies de promenades en auto ou à pied dans le bocage ou de sortie du salon de jardin et de déploiement de mon parasol sont limitées. L’expérience peut-être… Quant aux autorités, leurs désirs sont pour moi autant d’ordres. Cependant, cette sollicitude, si touchante qu’elle soit, ne me semble pas exempte d’arrière-pensées économiques autant qu’égoïstes de la part de la dame.

Plus que onze ? Quelle horreur !
En dehors de la saison qui n’est pas des plus réjouissantes, il me semblait qu’un manque venait ajouter à ma langueur actuelle. Je n’en pus cerner la nature jusqu’à ce qu’en début d’après-midi me vint une inquiétude quant à son origine : M. Goux aurait-il négligé de publier son journal de Janvier ? Pire, sa publication, attendue chaque fin de mois avec impatience par votre serviteur et ses onze co-fans m’aurait-elle échappée ? L’aurais-je lu et, Alzheimer aidant, ne m’aurait-il laissé aucun souvenir ? Il fallut que j’en aie le cœur net. Vérification faite, je dus à ma courte honte reconnaître que s’avérait ma seconde hypothèse. Je me hâtai donc de réparer cette erreur et pris comme à l’accoutumée plaisir à cette lecture, même s’il est vrai que les comptes-rendus de lecture y occupent une place certaine.

18 commentaires:

  1. Je suis sûr, moi, que ce doit être excellent !

    (Je parle du kipper, pas de mon journal…)

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    1. Restez-en à cette conviction serait mon conseil. Mais vu que tous les goûts sont dans la nature, un essai pourrait être risqué. Cependant, il me semble que vous vous montriez récemment sceptique sur les goûts culinaires des Néo-Zélandais qui sont de civilisation anglaise.

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  2. 1 - Le kipper me tenterait plutôt !
    2 - Je croyais qu'elle s'appelait CIARA la tempête !
    3 - L'avantage de lire journal avec retard, c'est que vous vous en souviendrez encore quand les autres l'auront déjà oublié !

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    1. 1 - Laissez-vous tenter. Je vous aurai prévenu.
      2 - Vus le temps que Ciara a passé chez nous, j'ai souhaité la naturaliser .
      3 - Ma mémoire me joue bien des tours surtout en matière de lecture

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    1. Génial !!!
      Mais est-ce bon ?...

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    2. 9a a plutôt l'air américain votre pâtisserie. Pour ce qui est de l'anglaise, je la sais redoutable !

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  4. moi c'est monsieur AXA qui me l'a dit de faire gaffe, j'ai également suivi son conseil de ne pas m'approcher du canal au cas où une vague arriverait de la manche, faut être prudent

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  5. Quant à moi vous pouvez vous brossez pour je vous donne encore une recette...
    Pas même un remerciement !
    La prochaine fois vous raterez vos plats tout seul.
    Non mais !

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    1. Comme je viens de l'expliquer, j'entretiens de difficiles rapports avec le poisson fumé.

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  6. Dans les bouquins de Wodehouse on mange des kippers au petit déjeuner!

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    1. Le Leopold Bloom de James Joyce préfère quant à lui, pour son petit-déjeuner, se faire frire un rognon bien frais.

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    2. @ Athéna : Ayant lu plus d'une vingtaine de romans de Wodehouse, je n'avais pas noté ce détail. Refus de voir dû à mon traumatisme ? Visiblement le kipper est un élément constitutif de certains breakfasts anglais. Ce qui fait de celui de Lowestoft une "spécialité" est peut-être la difficulté que l'on a à le digérer. Et pourtant Dieu sait qu'en ces temps lointains, j'avais un coup de fourchette redoutable.

      @ Didier : Pourquoi pas des rognons ? Il m'est arrivé d'en manger au petit déjeuner. Le breakfast anglais ne m'a jamais rebuté qu'à cette occasion, baked beans, sausisses diverses, bacon, oeufs frits ne m'ont eux aussi laissé que de bons souvenirs.

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  7. Lors de vos séjours Engliches avez vous eu la chance d'avoir du "black pudding" au breakfast? (c'est à dire ...du boudin).

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    1. le Black pudding est à notre boudin, ce que les saucisses britanniques sont à nos saucisses de Toulouse. A éviter.Sinon, un boudin correct au petit déjeuner, pourquoi pas ?

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    2. A éviter surtout, de vous lire, à l'heure de déjeuner ! ! !

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