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lundi 20 février 2017

Dilemme ?

Dans un peu plus de deux mois, on nous conviera à glisser un bulletin de vote dans une urne afin d'élire celui qu'on pense le mieux à même de présider aux destinées de la France. C'est la démocratie. Et c'est beau comme de l'antique. Seulement, le choix de l'électeur un rien conscient est forcément biaisé par des considérations autres que la confiance, le respect, l'estime, la fiabilité, la crédibilité et tout ce qui devrait amener à un vote selon sa conscience.

Supposons que le candidat Toto ait toute ma confiance et que son programme me convienne. Seul petit bémol : Toto n'est soutenu que par une très faible minorité de l'électorat. En votant pour lui, je refuse mon soutien à Bidule qui me plaît bien moins mais que je préférerais voir au second tour plutôt que de voir s'y affronter Machin et Truc-Chouette alors que je ne souhaite voir ni l'un ni l'autre de ces personnages accéder à la magistrature suprême. Dois-je voter selon mon cœur ou selon la raison que m'inspire la stratégie ? Telle est la question.

Il me semble que vue la dispersion des intentions de vote, les électeurs de droite se trouvent contraints au vote utile en espérant que ceux de gauche, fidèles à leurs querelles partisanes resteront divisés. 

Toute ressemblance avec des Dupont-Aignan, Fillon, Macron ou Le Pen existant ou ayant existé serait purement fortuite.

31 commentaires:

  1. Pas d'affolement ! On nous dit que, comme vous, plus de 50% des gens ne savent pas encore pour qui ils vont voter ! Vous allez donc pouvoir changer encore vingt fois de candidat !

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    1. J'abonde dans le sens de Mildred. Le théâtre des opérations a le temps de changer. Il sera toujours temps d'élaborer une stratégie de repli, par exemple, entre les deux tours. Rappelez-vous que ni Fillon ni Hamon n'étaient considérés comme des acteurs de premier plan il y a quelques mois. (Encore quelques jours avant la victoire de Fillon aux « primaires », une chaîne américaine que je ne nommerai pas présentait Juppé comme le probable prochain président de la République française.)
      Dupont-Aignan, lui, affiche un optimisme de combat.

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    2. J'avoue être perturbé par ce qui se passe et ce d'autant plus que j'ai l'impression que ce scrutin pourrait être important pour l'avenir du pays.

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  2. "Dois-je voter selon mon cœur ou selon la raison que m'inspire la stratégie ? Telle est la question."
    En effet, quel dilemme pour les stratèges raisonnables, je les plains sincèrement.

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    1. Le problème, c'est qu'il est difficile de choisir une stratégie qui soit bonne.

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  3. Faites comme moi : attendez les consignes de vote de Poutine.

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    1. Excellente idée !

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    2. ben voilà ! je ne savais pas quoi faire, merci du conseil Fredi

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    3. C'est la sagesse même, mais s'il n'en donne pas, que fait-on ?

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  4. Oui en effet, les ressemblances sont fortuites. Cependant, je crois en effet qu'il va falloir passer sur bien des choses si l'on veut éviter la catastrophe...enfin la pire... enfin je ne sais pas trop ce que nous éviterons, voilà!
    C'est vraiment génial, la démocratie.
    Amitiés.

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    1. Je n'ai JAMAIS été aussi indécis qu'aujourd'hui. Quand les gens pourvus, comme moi, d’œillères, se mettent à douter c'est signe que quelque chose est pourri dans le royaume de France.

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    2. Excusez-moi, cher Fredi, mais seule une plaisanterie de M. Blogspot explique mon radotage. En supprimant la répétition, je suis bien conscient que ça donne à votre commentaire un tout autre sens...

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  5. Une question : si un enquêteur (ou une enquêtrice) vous demande dans le cadre d'un sondage pour qui vous avez l'intention de voter au premier tour de la présidentielle, que répondrez-vous ? Toto ou Bidule ? Il serait dommage que ce vote virtuel soit également gâché. (Ou alors vous répondrez peut-être Trucmuche pour brouiller les pistes, en vertu d'une stratégie encore plus élaborée ?)
    Je crois quant à moi en l'éminente utilité de voter pour le candidat le plus proche de ses convictions (sans s'attarder à d'autres considérations) - utilité symbolique, mais aussi pratique.

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    1. Je serais bien en peine de répondre clairement. Je conçois (et apprécie) votre attitude sincère. Je l'ai partagée bien souvent, ce qui fait qu'à part en 2007 (soit 36 ans après que j'eus acquis le droit de vote) je n'ai jamais voté pour un vainqueur. Et en plus il m'a grandement déçu.

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    2. @Ghislain

      Perso au premier tour je vote selon mes convictions et je me fous pas mal du vote utile.
      Au second je fais avec les restes ou ne fais pas (le plus souvent).

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    3. D'ailleurs pour moi contrairement à notre hôte que l'on devine par le titre de son billet un peu troublé, il n'y a pas de dilemme : je connais ceux qui sont depuis des années nos lanceurs d'alerte et par opposition ceux qui nous ont toujours menti, nous répétaient que nous fantasmions, qu'il ne fallait pas suivre ceux qui agitaient les peurs.
      Les mêmes qui viennent nous dire aujourd'hui que la France multiculturelle est en faillite.
      Qui mentait, qui manipulait ?

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    4. C'est assez clair en effet, cher fredi. Seulement avertir est une chose et gouverner en est une autre.

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  6. @Jacques Étienne : je suis peut être encore jeune et idéaliste ! Moi je n'ai jamais voté pour un vainqueur. Ce n'est qu'en 2012 que j'ai pu me décider à voter pour N. Sarkozy au second tour - entre le choléra et l'apocalypse j'ai choisi le choléra (j'exagère un tantinet).

    @Fredi M. : moi aussi je pense que le vote « utile » prend tout son sens au second tour. Quant au point que vous développez dans votre deuxième commentaire, je vous y rejoins aussi.

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    1. Le problème est que si on vote selon son cœur (ou son esprit)au premier tour, on risque de se retrouver sans possibilité de vote utile au second.

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    2. Oui mais ça on s'en fout J-E. la question est de savoir si l'on est prêt à trahir son cœur.
      Le votre ne vous le pardonnerais pas...

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    3. Ceci-dit je note que prudent vous avez mis un point d'interrogation derrière dilemme.

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    4. Je voulais dire qu'il était plus aléatoire de voter « utile » au premier tour. Selon quels critères ? Sur la foi de sondages douteux ? Le choix d'un candidat est déjà un casse-tête, qui obéit à toutes sortes de considérations, pour qu'on ne s'embarrasse pas de considérations étrangères à ce choix personnel, qui doit déjà être le fruit d'une réflexion.
      Quand on est face à une alternative/un choix binaire, les chances mathématiques de voter « utile » sont accrues. À moins que l'on considère que l'élection ne comporte qu'un seul tour, puisque l'adversaire de Marine Le Pen est assuré d'emporter l'élection... Mais en est-on sûr ?

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    5. Vous écrivez d'or, Ghislain, seulement parier sur la fausseté des sondages c'est prendre le risque de se retrouver au bout du compte avec le choix entre deux candidats dont on ne veut pas. Maintenant, je suis de moins en moins certain que l'éventuel adversaire de Mme Le Pen serait assuré de la victoire...

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    6. @ Fredi : J'hésite. Espérons que des éléments nouveaux viendront faciliter le choix.

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  7. Vous voulez que je vous dise ? On n'est pas sorti de l'auberge !

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  8. Je vais voter pour le Christ Cosmique,autant voté pour un clown qui ne s'en cache pas.

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    1. Aura-t-il ses 500 signatures ? Prévoyez quand même un plan B !

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  9. Pour résoudre vos problèmes, je vous propose de faire comme moi.
    Votez Le Pen au premier tour. Elle a un bon programme. Elle passera sûrement au deuxième tour.
    Et avec un peu de chance on aura à nouveau comme en 2002 une réjouissante quinzaine antiLe Pen avec
    des jeunes gauchistes en pleurs devant les caméras ou en train d'allumer des bougies.
    Donc que des avantages.

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    1. N'étant pas de gauche, j'aurais un peu de mal à suivre votre conseil...

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