..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

dimanche 5 juillet 2015

Le ver du pois, cet Attila du potager



Mise en garde : ce billet contient une image susceptible de choquer les enfants et les personnes sensibles.

Comme votre serviteur et tous les honnêtes gens de ce pays, vous consacrez une grande partie de vos loisirs à la culture d’un potager et vous réservez une planche à cette délicieuse légumineuse que l’on nomme petit pois (curieusement, il n’existe pas plus de grand pois que de pois de taille moyenne). Et pourquoi vous imposez-vous cette rude tâche ? Eh bien pour vous régaler de ces petites boules vertes dont le goût n’a rien à voir avec ce que des commerçants sans scrupules tentent de vous faire passer pour elles. Frais, congelés, en boîte, ces produits n’ont du point de vue gustatif rien à voir avec le pois du jardin qui est une source de régal sans pareille.

Seulement, le créateur, dont je me vois une fois de plus contraint de dénoncer l’imperfection de l’œuvre, a semé des embûches sur le chemin du jardinier. D’abord, suite à une erreur de conception que je signalai jadis au sujet du haricot il a fait la cosse du pois verte de manière à rendre sa capture malaisée et de plus il a créé la mouche du petit pois qui vient pondre sur la fleur de manière à ce que son asticot naisse à l’intérieur de la future cosse. Plutôt que de remercier la plante qui l’abrita de la froidure des nuits printanières et lui permit de ne pas être trempé les jours de pluie, ce petit saligaud (je sais, le terme est fort mais il mérite qu’on l’en fustige) avant de sortir de son enveloppe verte et d’aller se gaver d’herbe évitant ainsi l’acquisition et le renouvellement de couteuses tondeuses à gazon au jardinier, il y reste et se met en devoir de dévorer son protecteur !  C’est une honte !

D’abord minuscule, il grossit à mesure qu’il dévore grain à grain son bienfaiteur. Et voici à quoi peut mener son entreprise de destruction : 


Insoutenable spectacle (je vous avais prévenu) ! Et si vous saisissez cette immonde larve devenue grasse par ses crimes entre le pouce et l’index et que vous plongez votre regard dans le sien, c’est en vain que vous y chercherez l’expression du moindre remords, pas plus que vous ne l’entendrez balbutier de piteuses excuses. Non, cet être est exempt de tout embryon de conscience. De plus, il souille la gousse de ses immondes déjections !

Que faire en pareil cas ? Recourir à un traitement chimique ? Utiliser de faillibles procédés « écologiques » ? Plutôt que de souiller la planète de produits nocifs ou de me lancer dans l'aléatoire élevage du glapion-bouffe-mouches (insecte supposé détruire ce prédateur), j’ai choisi de me montrer vigilant et d’inspecter chaque gousse après ouverture et d’en éliminer les grains attaqués. Cela rend encore plus pénible la corvée de l’écossage. C’est à ce prix qu’après avoir maudit le ciel je me régale. Chienne de vie, saloperie de création bâclée !

20 commentaires:

  1. Comme vous y allez !
    Vous prenez vite la mouche ...
    La mouche du cosse.

    Et de même qu'il n'y pas de moyens ou gros pois, il y'a bien des pois chiches mais pas de pois généreux ...

    RépondreSupprimer
  2. Après "Jacques contre les piérides", une nouvelle super-productiion des studios Etienne:
    "Jacques contre les mouches du petit-pois" !...

    RépondreSupprimer
  3. Monsieur des Collines

    Enfin un "digne" successeur à la piéride du chou. Votre combat épique contre la piéride du chou, digne des plus hautes pages de la littérature, est resté dans toutes les mémoires des lecteurs de ce blog. N'hésitez pas à nous conter votre actuel combat contre ce nouvel, et infâme, adversaire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hélas, contre cette bête immonde il existe peu d'armes. Et je me refuse à déclencher la guerre chimique.

      Supprimer
  4. Paraît qu'un ver carnivore aurait débarqué chez nous via le commerce maritime international. Le gredin bouffe nos lombrics et nos escargots sans vergogne. Les poules, qui les confondent avec les limaces, les recrachent car en plus pour sa défense il sécrète une toxine. Il n'a chez nous aucun prédateur connus.

    RépondreSupprimer
  5. le glapion- bouffe- mouche existe je l'ai rencontré:
    https://www.youtube.com/watch?v=-BC2Ueyr3w0

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le glapion-bouffe-mouche n'est pas une plante mais un insecte dont les mérites sont souvent surfaits.

      Supprimer
  6. Le ver et le socialiste (qui se repaît des efforts d'autrui sans plus de reconnaissance que de honte) vont de pair, ne l'oubliez pas, cher Jacques. Peut-être la teinture d'iode le tromperait ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Recommenderiez-vous que l'on badigeonnât les socialistes à la teinture d'iode ? J'avoue ne pas avoir bien saisi.

      Supprimer
  7. Peut-être que les vers corréziens seront plus sympa !

    RépondreSupprimer
  8. Votre abnégation pragmatique fait plaisir à voir, vous méritez bien de vous régaler de ces petits pois si sympathiques quand ils ne sont pas squattés par l'affreuse bestiole...cela dit, cette dernière risque gros, souiller la gousse, de nos jours, c'est puni par la loi!
    Amitiés.

    RépondreSupprimer
  9. Ces vers n'ont pas supporté la séparation avec la verte Daimler.
    Ils se vengent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ROUGE, une hérésie, vous avez raison de la vendre, sus aux verts.
      Baptiser votre potager du nom * les champs cataloniques" et vous verres ces Attila fuirent.

      Supprimer
    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer