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jeudi 18 juillet 2019

La grosse arnaque !

Les gilets jaunes se sont révoltés contre la hausse de certaines taxes. Pas de toutes. Celles sur le tabac, bien que connaissant une croissance exponentielle, semblent ne susciter de protestations que chez les buralistes alors qu'environ un tiers des Français fumeraient quotidiennement. Ça paraît surprenant, non ? En fait, l'explication est simple : grâce à des décennies de campagnes anti-tabac, on est parvenu à transformer la plupart des fumeurs en coupables qui ne doivent qu'à leur manque de volonté de ne pas avoir arrêté. Tout coupable mérite une sanction. Et la sanction tombe sous la forme de nouvelles taxes dont nul ne saurait s'indigner. Le but final serait grâce à des prix prohibitifs d'éradiquer le tabagisme. On ne peut pas dire que ça marche vraiment. Bien sûr, on vend moins de tabac en France. Seulement, les achats ans les pays limitrophes aux tarifs moins exorbitants augmentent considérablement de même que la contrebande.

Le fumeur est accro, et il est difficile de le dissuader de se suicider. Il sait depuis longtemps que le tabac lui fait perdre 9 ans de vie (dont une ou deux d'EHPAD), qu'il risque la cécité, l'infécondité, l'impuissance, un cancer pas gentil du tout, plus de problèmes cardiaques qu'un curé ne saurait en bénir, l'amputation de plusieurs membres, etc. Et malgré ça, il continue, le bougre. Malgré les risques, le coût, la culpabilité, il continue.

S'il a un minimum de sens civique, il souffre en plus du tort qu'il fait à la collectivité. Car le fumeur coûte bien plus qu'il ne rapporte ! Si on en croit M. Pierre Kopp et l'étude que cet éminent professeur a consacré à la question en 2015, c'est à plus de 120 milliards que s'élèverait le coût social du tabagisme. Cependant, l'essentiel de ce coût social est constitué par celui des vies perdues, de la perte de qualité de vie et de celui des pertes de production. Car une année de vie a un prix : 115 000 € selon l'étude ! Avouez que vous ne pensiez pas valoir autant ! Sans compter que la mort « prématurée » du fumeur se produit en moyenne à 71 ans et qu'il est rare qu'entre ce bel âge et les 80 ans « normaux » on soit très productif.

Quel que soit le coût réel du tabagisme, il n'en demeure pas moins que l'état a besoin des 15 milliards qu'il lui rapporte. D'autre part, en admettant que les fumeurs cessent tous de fumer, les économies sur les dépenses de santé ne se feraient sentir qu'à plus ou moins long terme et qu'en attendant ces beaux jours, il faudrait prendre dans la poche des contribuables le manque à gagner. Environ 400 € par an et par foyer fiscal ! Les gens en seraient-ils satisfaits ?

Le gouvernement se trouve donc dans une position délicate : pour des raisons de santé publique, il se doit de prôner la fin du tabagisme tout en priant le bon Dieu que celle-ci soit TRÈS progressive. Il faut donc s'attendre à ce que les taxes sur le tabac continuent de compenser la baisse du volume des ventes. Ça a bien marché l'an dernier : 750 millions de francs de rentrées supplémentaires dans l'indifférence générale !

La culpabilisation est donc efficace. Elle permet de taxer à tour de bras sans soulever de protestations. Ne serait-il pas bon pour tout gouvernement de lancer de longues campagnes de sensibilisation aux terribles méfaits du diesel, du sucre ou des topinambours afin de pouvoir à terme augmenter sensiblement les rentrées de l'État ?

25 commentaires:

  1. Quand on m'a signalé ce texte, j'ai su, Oncle Jacques, qu'un de ces jours j'aurais l'occasion de vous l'envoyer.
    Alors voilà :

    https://danyvape.com/jai-casse-la-gueule-a-un-truc-moche/

    Bonne lecture !

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    1. Et puisque vous avez lu, et n'avez pas eu le coeur d'en dire quoi que ce soit, laissez-moi citer le commentaire d'un certain "Clandestino" qui m'a fait penser à vous. Mais lui, dans un premier temps, voulait voir créer un "bouton chef d'œuvre" car le "bouton j'adore" lui paraissait insuffisant !

      Clandestino il y a environ 8 jours
      Ouais, c’est sûr que quand la maladie rôde dans les parages et nous montre la porte de sortie d’un air plus ou moins menaçant, instantanément, on ne voit plus les choses de la même manière.
      Ça me rappelle un début d’été, il y a un peu plus de 10 ans. Grand soleil, il faisait chaud, zéro vent, pas un nuage. Mais ce jour-là, le ciel parisien n’était pas bleu, il était… gris. De pollution… Le repas dominical en famille, au cours duquel j’avais fini par m’affaler complètement sur la table, le souffle de plus en plus court mais persuadé que “ça allait passer”, s’était terminé aux urgences. Temps d’attente à mon arrivée : même pas une minute, comme dans les films ! Sans avoir eu le temps de dire ouf, masque sur le groin, bonbonnes d’oxygène, et vitamines en intraveineuse. 3 heures plus tard, j’étais dehors. Un peu groggy, mais sur pieds. Premiers mots – droit dans mes bottes : “j’arrête de fumer”. Pourtant, 5 minutes plus tard, j’m’en grillais une… Jeune et con, comme la chanson de Saez. Mais aujourd’hui, quand je repense à tout ça, ça me fait marrer.

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    2. Faut dire que JE s'était déjà (enfin peut-être) fait une opinion chez mézigue.

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    3. Je ne me sentais pas vraiment concerné par le sujet. J'ai bien essayé de vapoter mais ça ne m'a pas plu.

      Il y a une douzaine d'année, j'ai été hospitalisé en urgence pour le coeur. Il y a deux ans, rebelote. Il m'a été fortement conseillé d'arrêter le tabac mais ça ne me dit rien et je suis prêt à en payer les conséquence : j'aurai déjà vécu 69 ans (enfin , si je tiens encore 3 mois)ce qui n'est pas mal. De plus la mort ne me fait pas particulièrement peur et m'occuper de a santé m'ennuie. Je suis un TRÈS mauvais sujet.

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    4. @ Fredi je vous avais en effet lu, mais étant assez peusensible au sujet, ça ne m'a guère influencé.

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    5. Je suis allée lire "tézigue", Fredi, mais je n'en dirai pas plus, car pour ce qui est du texte… comparé à celui que j'ai mis en lien…, le moins que je puisse dire est qu'il ne m'inclinera pas à être moins "pète-sec" !

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    6. Boh...
      II est très bien mon texte !
      Vous ne savez pas voir...

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    7. @ Fredi : Je l'ai trouvé bien votre texte.

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    8. Aaaah...!
      Un connaisseur, un vrai !

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  2. Bonjour.
    Pour le diésel, la diabolisation est en cours (après l'incitation et les primes afférentes, le but recherché n'étant pas la cohérence).
    Pour le tabac, il est vrai que le matraquage est puissant depuis plusieurs années. Mais les mêmes qui en dénoncent les méfaits sont souvent partisans de la vente libre du cannabis. Là aussi le but recherché n'est pas la cohérence.
    Maintenant, en tant qu'ex fumeur, je reconnais que sortir de cette dépendance est très positif dans pratiquement tous les domaines du quotidien (finances, stress si manque, odeur, promiscuité, odorat, goût... Pour la fécondité, je ne peux pas dire, n'ayant pas eu d'enfants après mon sevrage).

    Le Page.

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    1. Vous savez, après 55 ans de tabagie, je pense que je n'arrêterai de fumer qu'un peu après mon incinération... Il m'est arrivé de penser arrêter mais pas vraiment sérieusement. Pour l'instant, je me contente de payer plus de 2550 € par an de taxes. Vu que si mal il doit y avoir, il est probablement déjà fait, je trouve que continuer la clope est un acte de civisme. Malheureusement personne ne pense à m'en féliciter.

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    2. Le civisme poussé à ce degré mérite en effet d'être salué !

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    3. Merci solveig, ça fait chaud au cœur de voir ses mérites reconnus.

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    4. "...je pense que je n'arrêterai de fumer qu'un peu après mon incinération..."
      Alors là ! Elle est très bonne !🤣

      Une petite Pall mall, je ne dirais pas non. Mais j'ai arrêté de fumer il y a 4 ans (aprés des lustres de clopinage), ce serait bête de m'imposer cette taxe volontaire.
      Hélène dici


      Hélène dici

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    5. Merci d'apprécier cet humour un brin macabre.

      Si j'étais certain de pouvoir m'arrêter sans que ce soit trop pénible, j'imiterais votre exemple. Le peu de tentatives que j'ai pu faire dans ce domaine me fait redouter le contraire.

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    6. Mon expérience :
      Hôtel : interdiction de fumer,
      - 10 ° à l'extérieur,
      impossible de fumer sans les gants de ski,
      visage figé par le froid
      les trois minutes nécessaires pour fumer sont devenues un cauchemar.
      Quand je suis rentrée à la maison, j'ai trouvé pas mal d'économiser 180 euros x 12 pour mes ultras alors que je ne souffrais pas de manque.
      Hélène dici

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    7. Vu que je n'aime pas les sports d'hiver, ça ne risque pas de m'arriver. Et je crains le manque. Dommage, car ça me ferait économiser plus de 300€/mois..

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  3. Votre buraliste ne vous a pas ouvert une carte de fidélité ?

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    1. Non, mais quand il me voit, il n'a pus à me demander ce que je veux et à chaque cartouche j'ai droit à un briquet.

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    2. Normal le briquet,ça serait con que par manque de feu il perde du chiffre d'affaire

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    3. Vous voyez le mal partout ! S'il ne m'offrait pas de briquets, j'en achèterais...

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  4. Texte stupide. Un de plus.

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    1. Ben oui. Et ça risque de continuer ! Vu que tout le monde est au courant, on ne voit pas bien l’intérêt de votre commentaire.

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  5. Sans compter l'incidence bénéfique sur les régimes de retraite, de la mort prématurée du fumeur! Sans le tabac on se taperait vingt ans de plus à cotiser pour lui!
    Amitiés.

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