..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

mercredi 6 février 2019

Un Pas en avant, un pas en arrière.

Il ne s'agit pas ici de commenter le best-seller que Vladimir Ilitch Oulianov proposa en 1905 à des lecteurs avides de franche rigolade. Ne serait-ce que parce que cet humoriste y accusait les sociaux-démocrates russes de reculer de deux pas après avoir avancé d'un mais surtout que, puisque nous sommes ici entre gens sérieux, je m'en voudrais de sacrifier à l'humour facile.

Mon sujet est l'avancement des travaux de rafraîchissement de ma nouvelle demeure. Après la rénovation de la cuisine, du couloir, d'une chambre d'amis et de mon bureau, je m'étais lancé dans celle du salon-salle à manger laquelle exigeait, outre la réfection des revêtements de sol , des plafonds et la pose d'un nouveau papier peint de menus travaux de peinture et d'électricité. Ces travaux m'imposèrent de vivre de longues semaines dans un chantier. Attendant une visite, je décidai hier de ranger mon chantier et d'y faire le ménage. Je pris quelques photos afin d'immortaliser mes réalisations. Voici ce que ça donnait :

Côté salle à manger



Et côté salon



Les plus observateurs d'entre vous auront noté que le côté salon n'est pas terminé. Peinture et papier restent à faire mais ce n'est qu'une affaire de quelques jours.

Seulement, depuis hier, quelque chose a changé qui explique mon titre et qui n'échappera pas à un votre sens aigu de l'observation :




Eh oui, le fauteuil « Queen Ann » a disparu laissant un grand vide. Personne ne l'a volé. Aucun (dés-) enchanteur ne l'a fait disparaître. Il a simplement été vendu. La visite attendue qui provoqua ma frénésie de rangement et de ménage était celle d'un éventuel acheteur pour cette jolie pièce de mobilier mise en vente sur Le Bon coin :


Comme il est de coutume de le faire, j'avais affiché un prix supérieur à celui que j'attendais, le client ayant généralement tendance à marchander .L'homme arrive un peu avant l'heure prévue voit le fauteuil, s'y assoit est ravi de tout, me paye 500 € en espèces sans discuter et, après que nous l'avons chargé dans sa remorque, repart content vers Laval me laissant dans la même agréable disposition d'esprit.

N'empêche que le salon est un peu vide maintenant. Mais dans quelques semaines, un fauteuil club, frère jumeau du premier et commandé ce matin même viendra y remédier. Décidément, je suis plus chesterfield rouge que gilet jaune. J'en ai (presque) honte.

La dessus, je vais aller perdre ma clé de voiture chez Leclerc.

12 commentaires:

  1. de ma nouvelle demeure.

    Laquelle ?
    On s'y perd avec tous vos biens immobiliers...
    Sans doute très confortable le fauteuil rouge à oreillettes mais esthétiquement...
    Pour le reste ça va.

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    1. Le nombre de mes biens immobiliers s'élève à deux : un en Normandie, l'autre en Corrèze. Celui de Normandie est nouveau parce que j'ai vendu ma maison des collines pour acheter une maison de bourg. Je ne cumule pas, je change...

      Pour ce qui est du "Queen Ann" (ou bergère à oreilles, il fait partie du salon chesterfield classique anglais : un canapé de style club, un fauteuil du même genre et un "Queen Ann".

      Si j'ai décidé de le vendre, c'est que mon salon chesterfield, acheté de-ci de-là présentait une diversité de couleurs qui ne correspondait pas à mes goûts. Bientôt, il n'y aura que deux variétés de couleurs mais une (relative) uniformité de style.

      Voilà, vous savez tout.

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  2. Vous voyez JE comme les gens sont des sagouins : je suis bien certain que depuis ce matin des dizaines, voire des centaines de personnes ont visité votre bel intérieur. Et pas un à part moi n'a cru utile de laisser ne serait-ce qu'une petite désapprobation.
    Le silence, voila le vrai mépris...

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    1. A peine une centaine à l'heure où j'écris.

      Je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que le silence est un mépris. Certains n'osent pas dire, ne savent trop quoi dire...

      Ne commentant moi-même que rarement chez vous (et ailleurs), j'apprécie très souvent ce que vous écrivez. J'aimerais y laisser un "like" comme chez facebook mais cette possibilité n'y existe pas

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    2. Moi, voyez-vous, j'ai fait le vœu de ne jamais liker.

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    3. C'est une marque d'appréciation...

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    4. Oui, et je vous en remercie.
      Sinon mauvaise nouvelle : le blog de Didier Goux ne répond plus.
      Espérons que ce n'est qu'un problème technique.

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    5. Ah ben c'est déjà réparé !
      Il nous fait de ces frayeurs le vieux...

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    6. Si vous l'appelez "Le vieux", appelez-moi "l'ancêtre", vu qu'il est plus jeune que moi de quelques années et qu'à nos âges, les années comptent de plus en plus.

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  3. Je vais essayer d'être aimable ! Vous vous êtes donc fait rouler, parce que si le client a payé sans broncher, c'est que votre prix était trop bas. Je connais un gros homme d'affaires, enfin je veux dire, un homme qui brasse de grosses affaires, qui avait une maison à vendre. Il en avait fixé le prix, mais dès que se présentait un acheteur d'accord pour en payer le prix, il refusait de la vendre au motif que le prix n'en était donc pas assez élevé !

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    1. Chère Mildred, rouler me semble un bien grand mot. Je ne sais pas si vous pratiquez Le bon coin mais si on veut y vendre, il faut y étudier les prix pratiqués et s'aligner sur les plus bas. Cela si on souhaite une vente rapide. Le prix de ce qui ne s'y vend pas n'ayant aucune espèce d'intérêt. Pour ma défense, je dirais que j'ai vendu ce fauteuil plus cher que je ne l'ai acheté il y a quelques années de cela. Ce qui, pour un meuble, n'est pas si mal, vu qu'aujourd'hui les meubles, à quelques exceptions près (les chesterfield en font partie) ne valent plus grand chose.

      La technique de votre ami est certes compréhensible mais, vues les variations du marché, on a vu des gens refuser des offres alléchantes, espérant faire mieux, et finir par en accepter de bien moindres...

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  4. J'aimerais que quelqu'un me dise si, chez lui comme chez moi, des objets disparaissent alors que personne n'a pu les voler. Petits (une lampe torche) et grands (un tabouret) objets. C'est exaspérant.
    Orage

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