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samedi 8 décembre 2018

Quelle horreur !

Figurez-vous qu'on a vu des lycéens à genoux les mains sur la tête entourés de robocops haineux ! Quelle humiliation ! Tout ce que la France compte de belles âmes et de crétins en est bouleversifiée. C'est ainsi que la France traite ses malheureux tits nenfants ! La dictature est en marche ! Aux armes citoyens, etc. !

Des lycéens donc. Pacifiques par définition. Des enfants (notons au passage la géométrie de plus en plus variable du terme. Le lycéen n'est qu'un enfant quand on le réprime et un citoyen totalement responsable quand il dégoise) assoiffés de savoir qui ne demandent qu'à exceller à condition qu'il n'existe aucune sélection.

Certaines mauvaises langues mettent en doute qu'il ne s'agisse que de lycéens. Il vont jusqu'à suggérer que nombre de ces humiliés seraient en fait des racailles mettant à profit un innocent monôme estudiantin pour se livrer à leurs hobbies. C'est d'autant plus absurde que chacun sait qu'il ne saurait y avoir de racailles dans les lycées et encore moins à l'extérieur, surtout dans de coquettes et paisibles cités comme Mantes-la (si bien nommée)-Jolie.

Maintenant, et quelle que soit la nature véritable des trublions « humiliés » et les actions qui aient amené la police à les faire s'agenouiller mains sur la tête, est-ce que c'est si grave ? Peut-on réellement considérer qu'il se soit passé quoi que ce soit de vraiment révoltant ?

Les mêmes personnes qu'attristerait l'incendie de leur voiture, qui disent soutenir les forces de l'ordre, qui souhaitent que l'ordre public soit maintenu se mettent à pousser les hauts cris dès que leurs forces chéries entrent en action pour neutraliser les (potentiels dans le meilleur des cas) incendiaires et maintenir un semblant d'ordre. J'aimerais les voir à l’œuvre ou simplement qu'ils suggèrent des manières efficaces de calmer cent-cinquante chérubins exaltés. Ces héros qui baissent les yeux devant la moindre racaille, ces courageux qui laissent se dérouler sous leurs yeux des agressions dans le métro sans intervenir, se révoltent à la vue de scènes anodines et nécessaires. On ne peut que constater que l'héroïsme est lui aussi à géométrie variable : forts face à un État qu'on sait faible, faibles avec la racaille. Toujours contradictoires, il sont pour l'ordre et contre les moyens de son maintien.

Ces contradictions ne sont qu'un signe parmi tant d'autres de la décadence de notre pauvre pays.

22 commentaires:

  1. Ah c'était donc des lycéens sur les images...
    J'ai cru un instant qu'il s'agissait d'otages de Daech ou de Boko haram...

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    1. Daech ? Boko haram ? Vous plaisantez ! Contrairement aux bourreaux français qui s'attaquent à de gentils lycéens, ces braves gens gâtent leurs otages. Ressaisissez vous!

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  2. On n'est plus à une incohérence près! D'ailleurs, si j'étais courageux, mais je ne le suis pas, il me faudrait les recenser et les conter le soir à la veillée.
    Une des dernières en date: alors que nos députés, qui en fait représentent peu de monde mais font comme si c'était le contraire, votent une loi anti fessée, aux U.S un juge aurait déclaré l'interdiction de l'excision sur les fillettes anticonstitutionnelle. C bien; comme ça viendra chez nous tôt ou tard, les gamines pourront pleurer pendant la manipulation sans risquer la moindre gifle.
    C beau le progressisme quand même!

    Le Page.

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    1. Certaines nouvelles semblent venir d'un super-Gorafi et pourtant elles sont vraies. Les sociétés occidentales sont des asiles à ciel ouvert.

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  3. Ce n'est pas exactement ce que je reproche à ces images de com',ni de voir quelques branleurs mains sur la nuque qui me gêne,juste que leur diffusion est opportune et sent l'opération de propagande de la part d'un pouvoir faible,dépassé par les débordements sur les Champs Elysées la semaine dernière,qui veut,cette fois, montrer ses muscles,avec le message suivant:"Nous avons la situation sous contrôle".

    Et Macron,comme tous les lâches(calfeutré à l'Elysée,en attendant que les choses se tassent),une fois les fumées dissipées,pourra épousseter les pellicules sur sa veste,refaire sa jolie raie sur le côté et souffler: "Même pas peur!".

    Vendémiaire.


    Vendémiaire.

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    1. Une opération de communication ? Ce serait bien mal connaître la sensiblerie puérile de notre peuple enfant.

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  4. "Forts face à un État qu'on sait faible, faibles avec la racaille".

    Ne pourrait-on dire,plutôt,que l'Etat républicain,censé assurer l'égalité de tous devant la loi,se montre faible devant les gauchistes de NDDL ou la racaille des técis,mais impitoyable dès qu'il s'agit de sanctionner le citoyen atomisé et non défendu par de puissants lobbies...

    Vendémiaire.

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  5. "Ces contradictions ne sont qu'un signe parmi tant d'autres.."
    A propos de contradictions, je note que les mêmes députés qui ont interdit la "fessée" la veille, ne trouvent rien à redire à cette humiliation publique.
    Mais bon, une fessée, c'est "dur"; là c'est juste de la rigolade...

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  6. Désolé, mais il s'agit d'une manière de contrôler un groupe, pas d'une humiliation. Si vous êtes capable de fournir manière sympathique et flatteuse de contrôler 150 racailles, faites-en part à la police, vous l'aiderez.

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  7. Je ne fais jamais état de ma vie personnelle ; c'est d'ailleurs ce que je trouve indécent dans les blogs. Mais voici le mot que j'ai envoyé à mes enfants et petits-enfants à la veille de l'acte 4. Vous comprendrez mon désaccord total avec votre billet. Si il s'était vraiment agi de "150 racailles", comme vous le dites imprudemment, les policiers ne s'en seraient pas sortis vivants ! Ou alors vous n'avez vraiment pas la moindre idée de ce qu'est devenue "la racaille".

    Dernier tour de piste du Peuple des ronds-points. L'union sacrée des "inclus" du fromage mondialisé va sans doute porter le coup de grâce à ce peuple ancien et moribond dont je suis. N'en doutez pas : dans un pays où l'on met des lycéens à genoux, les mains sur la nuque face à un mur et gardés par des hommes en armes, dans un tel pays la répression sera sauvage. La presse détourne les yeux, relativise et propage maintenant le délire alarmiste qui lui prépare la voie. Il en va maintenant de la survie du fromage. Tenez-vous à l'écart mais n'acceptez jamais qu'on mette vos enfants à genoux les mains sur la nuque. Jamais.

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    1. La fessée, moi je dis qu'y a qu'ça d'vrai !

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    2. Figurez vous que j'ai, ayant enseigné à Dreux, en banlieue et dans une maison pour "enfants en grande difficulté", il m'est arrivé de fréquenter les jeunes racailles et d'en tirer certaines conclusions dont la suivante : les "petits gars" (c'est ainsi que je les appelais) sont aussi lâches que violents. Il faut voir à quel point ils se font doux comme des agneaux face aux "petits caïds". Les sachant plus violents qu'eux et implacables, ils les craignent et leur obéissent. La présence d'un "caïd" dans une classe est un facteur d'apaisement car ces braves garçons sont pour l'ordre, indispensable à leurs petites affaires.

      Pour calmer un groupe, il faut des techniques et une autorité. Cette dernière doit être basée sur la crainte. Si on parvient à pratiquer les unes et à inspirer l'autre, il vous mange dans la main.

      J'ai eu l'occasion de faire face à un groupe de "mutins". Je ne vous expliquerai pas comment je l'ai calmé, vu que la méthode, bien qu'efficace, n'était pas orthodoxe.

      Si les racailles défient et attaquent la police c'est qu'ils savent qu'ils n'utiliseront pas leurs armes. Dans le cas contraire, leur lâcheté les amènerait à un tout autre comportement.De même ils n'ont pas peur d'une justice compréhensive. Croyez-vous que les caïds hésitent à utiliser certains moyens et qu'ils se montrent compréhensifs ?

      Le choc que vous ressentez me semble participer de l'aveulissement qui participe grandement à la disparition ne notre peuple. Personnellement, je ne m'y résigne pas.

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    3. Je me répète : votre jugement a priori sur la qualité de "racaille" de 150 "jeunes" dont des mineurs de 14/15 ans me parait, disons, hâtif. Je maintiens que votre expérience des "mutins" est très éloignée du réensauvagement d'une partie des jeunes émotifs. L'autorité de l'Etat n'est pas basée sur la "crainte technicisée" mais sur la délégation de l'exercice de violence légitime. LEGITIME ça a encore un sens quand il s'agit d'un monopole d'Etat que les enquêtes ouvertes rappelleront peut-être. Il y a des méthodes ou des techniques (inspirant la crainte) encore bien plus efficaces que de mettre 150 mineurs à genoux, les mains sur la nuque face à un mur mais j'imagine que ce n'est pas ce que vous vouliez démontrer.

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    4. Si vous pensez que des mineurs de 14/15 ans ne sauraient être des racailles accomplies, c'est que vous vivez dans un autre monde. Ne connaissant pas personnellement ces 150 "jeunes", il m'est difficile de savoir s'ils sont tous des angelots, tous des racailles ou un mélange des deux. Quoi qu'il en soit, n'étant pas, comme vos écrits pourraient le laisser penser, de ceux pour qui les forces de l'ordre n'ont pour but (ou pour ordres) que d'humilier ou de violenter des innocents et vu qu'il semble que se soient produites quelques "incivilités" dans la bonne ville de Mantes, je camperai sur mes positions. Libre à vous de penser différemment et de laisser libre cours à votre sensiblerie.

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    5. "Ne connaissant pas personnellement ces 150 "jeunes", il m'est difficile de savoir s'ils sont tous des angelots, tous des racailles ou un mélange des deux."

      Merci la messe est dite. Un minimum de discernement n'a rien à voir avec la sensiblerie. Si vous aviez mes 90 kilos de sensiblerie en face de vous comme cela m'est arrivé fréquemment dans une vie professionnelle menée au contact des quartiers émotifs vous en conviendriez aisément.

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    6. Plus des deux tiers des interpellés (âgés de 12 à 21 ans) ont été remis en liberté après un simple rappel à la Loi. Un rappel à la Loi, vous savez, c'est ce que je viens de faire dans vos commentaires.

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    7. Le rappel à la loi, c'est la sanctions que recevaient les "petits gars" de la noble institution où j'exerçais quand ils avaient fait une grosse "incivilité". Visiblement, ils avaient des problèmes de mémoire vu qu'ils avaient tendance à récidiver. Ce rappel intervient suite à des infractions punies par une quelconque loi mais que le procureur considère ne pas mériter de sanction inscrite au casier judiciaire. Vos plus des deux tiers n'étaient donc pas blanc-bleu. Quant au dernier tiers...
      Pour ce qui me concerne je ne saisis pas bien quelle pourrait être la loi qui punit le fait d'appeler un chat un chat.

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  8. A tout âge même et en particulier pour les cochonnes qui affectionnent les positions à genoux !

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  9. Écoutez ça jusqu'au bout, M. leon. Ony parle de "rappel à la loi", entre autres choses : https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/l-emotion-d-un-policier-de-mantes-la-jolie-sur-rmc-j-en-ai-ras-le-bol-c-est-un-truc-de-malade-dans-ce-pays-1123596.html?fbclid=IwAR3ru0_EnctPwr-u92kliFapUPtvBs581fMKgOzKj9ZeSK1Eqj_1h6fAcog

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    1. J'ai écouté jusqu'au bout et j'attends donc que l'enquête nous précise le nombre de ²jets de cocktails Molotov, etc... d'humiliation de policiers (à laquelle le policier semble très sensible) dont les 2/3 de jeunes se sont rendus coupables pour faire l'objet d'un rappel à la Loi qui manifestement est la sanction prévue pour ces délits....

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    2. Écoutez, cher leon, vous êtes gentil, très gentil même, il y a longtemps que je supporte ce qui vous sert d'humour. Malheureusement, vu que je ne comprends pas quel parti peut tirer un humaniste à l'esprit distingué comme vous de la lecture de mes inepties, je pense que je vais finir par supprimer tous vos commentaires. Ce sera une première mais que voulez-vous, j'ai perdu le goût de polémiquer avec des gauchistes. C'est une perte de temps : aucune des parties n'en tire le moindre avantage. Adieu donc, cher leon. Et que la vie (et la racaille que vous aimez) vous soient douces.

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