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mardi 18 février 2014

M. Montebourg est farceur (comme disent les Belges) !



Ce matin, M. Cohen de la RSC™ invita M. Montebourg,  ministre de la production redressive (ou de quelque chose comme ça), à se prononcer sur le résultat de la récente votation Helvétique concernant l’immigration. Vous pensez qu’il ne se fit pas prier !

Pour ce bon ministre, les choses sont claires : ce petit pays (il se retint d’ajouter « de merde »), n’avait fait que mettre en application la politique du Front National. Ce faisant, les quelque 250 000 travailleurs frontaliers qui assuraient la prospérité de la Confédération  devront rester chez eux. Cela allié aux mesures de rétorsion économique que ne manquera pas de prendre l’Union Européenne aura pour ultime conséquence de ruiner cette pauvre nation. Tout juste s’il n’a pas appelé les Français à mettre quelques pièces jaunes de côté afin d’en faire don aux millions de mendiants helvétiques qui ne manqueront pas dans un avenir proche de venir tendre leur sébile dans les rues de nos villes. Voilà ce qui arrive quand on met en application la politique du FN. A bon entendeur salut !

Il est curieux que M. Cohen, journaliste pugnace, n’ait pas complimenté son hôte sur sa parfaite maîtrise du n’importe quoi  (portnawak pour mes lecteurs djeunophones). Un oubli, sans doute.

Car les étrangers et les frontaliers ne sont probablement pas payés à ne rien faire. Si la Suisse compte 23% d’étrangers, en majorité venus de l’UE, on peut supposer, vu le faible taux de chômage (moins de 150 000 demandeurs d’emploi en décembre 2013), qu’ils ont en général du travail et que les frontaliers sont eux aussi nécessaires à l’économie du pays. D’autre part, penser que l’on achète les produits suisses juste pour faire plaisir à de si tristes personnages et que l’Europe pourrait se passer d’échanges avec un pays dont le PNB avoisine le quart de celui de la France est fantaisiste.

En fait, les restrictions à l’immigration et au travail frontalier risquent d’être minimes, se contentant d’adapter leurs flux aux besoins de l’économie, ce qui relève du simple bon sens. De même, les sanctions de L’UE, si sanctions il y a, pourraient être si légères qu’elles passeraient inaperçues.

Dans ces conditions, comment interpréter les  visions catastrophistes de M. Montebourg ?  Serait-il d’un naturel pessimiste ? Aurait-il une vision puérile du commerce extérieur (Tu es méchant, je te punis en me tirant une balle dans le pied) ?

Je crains qu’il n’en soit rien et que sa déclaration ne puisse se comprendre que dans le cadre d’une campagne anti-FN en vue des européennes à venir, cette Suisse ruinée ne préfigurant que le sort attendant la France si d’aventure les électeurs ne votaient pas convenablement.  Il agite un épouvantail qui n’aura d’effet que sur ceux qui ont une cervelle de moineau.

20 commentaires:

  1. Montebourg est un béotien prétentieux!

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    1. Le Grincheux Grave a lui a trouvé un surnom et une définition qui ne sont pas mal non plus: "Fanfaron Pin-pon est un guignol et un faquin" .

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  2. A. Montebourg a la Suisse dans le collimateur depuis un certain temps. Avec V. Peillon, il avait signé en 2001 une enquête (mission parlementaire française) sur la lutte contre le blanchiment en Suisse, suggérant que cette lutte n'était que de façade. Références ici: http://www.amazon.fr/lutte-contre-blanchiment-capitaux-Suisse/dp/2912485320/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1392735073&sr=8-2&keywords=peillon+montebourg+suisse

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    1. Mais ça, c'était avant... Aujourd'hui il ne parle de Suisse que pour influencer la France (comme s'il en avait le pouvoir, ce triste bouffon).

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  3. Les Suisses sont libéraux, les Suisses permettent à un certains Français d'échapper aux doigts crochus du fisc hexagonal, les Suisses ne se soucient pas d'abandonner leur souveraineté au profit de Bruxelles, les Suisses affichent une insolente santé économique, en Suisse les citoyens sont armés... Tout cela n'est-il pas amplement suffisant pour les placer au ban de l'humanité et pour déclencher à la fois le courroux de notre bon ministre et la désapprobation de nos journalistes impartiaux ?
    Je me demande ce qu'il vous faut de plus.

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    1. Je ne peux croire qu'un seul peuple puisse rassembler tant de défauts. Vous devez noircir le tableau.

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    2. Il ne leur manque que la peine de mort à ces braves gens...

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  4. Production redressive? Je crois plutôt que c'est production récessive, ou alors reproduction permissive mais je j'en jurerais pas.

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  5. En voilà un argument! "Si vous votez FN, vous serez aussi pauvres que les Suisses".
    Pauvres comme Crésus?

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  6. c'est décidé, je sais pour qui je vais voter, je veux devenir pauvre comme un suisse

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    1. Vous dites ça parce que vous refusez de voir venir l'énorme croissance qu'entraînera bientôt la sage politique de la gauche et qui fera de nous les maîtres du monde.

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  7. Merci pour ce résumé de la matinale, cher Jacques. Remarquez, n'est-ce pas toujours pareil, finalement ?

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  8. Montebourg cherche-t-il vraiment à contrer le FN? Ce serait sans doute contraire aux intérêts de la Gauche qui compte là dessus pour limiter les dégâts aux municipales
    Je dirais plutôt qu'en bon gauchiard il hurle avec les loups vu qu'il est de bon ton de fustiger ces braves Suisses aux prix d'une de ces bonnes grosses désinformations dont les socialos ont le secret.
    Amitiés.

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    1. Je crois que ce matin il cherchait surtout à limiter les dégâts aux européennes. Le municipales, c'est autre chose...

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  9. Le ton des commentaires et de ce billet sont appréciables... c'est rassurant de voir des esprits indépendants évitant les écueils de la pensée unique avec ironie.... ce gouvernement au complet prouve qu'il gouverne plus avec se qu'il à dans la tête qu'avec les réalités, c'est un dogmatisme borgne et violent. Le commentaire du président Burkhalter sur la réplique de Montebourg est parfait, tout est bon pour faire un buzz (cf google...)

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