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mercredi 9 mars 2016

Cinéma




Hier soir, je me suis régalé devant un film français ! Oui, je sais, c'est honteux. Mais, que voulez vous, quand on a l'âme mauvaise ça affecte tous les domaines. Je pourrais utiliser le terme par trop galvaudé de « chef d’œuvre » au sujet d'Une affaire de femmes que le bon M. Chabrol nous offrit en 1988 avec la délicieuse Isabelle Huppert* en vedette. Mais bon, plutôt qu'établir je-ne-sais quel hit parade, je me contente d'apprécier des films qui, comme les livres, ne suscitent pas mon mortel ennui et effacent la sensation du temps qu'ils occupent.

MM. Chabrol, Lelouch, Lautner, Blier, Leconte, Mocky, Becker, Chatiliez, de broca, par exemple, réalisent souvent ce tour de force comme le font quelques réalisateurs italiens ou anglais. On pourra m'objecter que les « divinités » de mon « Panthéon » sont bien vieillottes quand la mort ne nous en a pas privé. Et alors ? Je ne suis pas non plus de première fraîcheur, je suis de mon époque, comme le sont ceux qui me suivent et le seront d'autres suivants. Je ne ressens aucune tentation de jouer les gars dans le coup ni les curieux de tout.

De manière générale, mes goûts cinématographiques me portent vers la comédie. Je laisse le « sérieux » et l'exploration des sombres recoins de l'âme humaine à qui ça intéresse. C'est pourquoi quand des films comme le sus-mentionné ou La fille sur le pont parviennent à me captiver et je m'en trouve ravi autant que surpris.

Quoi qu'on en dise, la France ne manque pas de talents. Ceux que j'apprécie sont de « mon temps » mais il y en a certainement d'autres en gestation, qui finiront bien par éclore voire exploser. Et puis que nous propose-t-on d'autres ? Des âneries étasuniennes, en général, où des personnages sans consistance s'agitent comme vers coupés sur fond d'effets spéciaux ? Où de graves psychopathes filment une violence débridée autant que gratuite ? Je laisse ça aux amateurs d'une modernité qui tend à transmuer l'aberrant en norme.

Je suis un vieux con franchouillard, bien ranci, fier de l'être et si aveuglé qu'il ne saurait renoncer à la confiance qu'il place en l'avenir de son pays et de sa culture.

*Je dois devenir gâteux (ou sage?) avec l'âge. Je me souviens qu'il y a quelques décennies le parrain de ma fille m'étonnait par le culte qu'il déclarait vouer à cette actrice que j'avais tendance à trouver bien fade. En la voyant hier évoluer entre triste mère de famille prolétaire, joyeuse femme adultère débordante de vitalité et finalement condamnée en total désarroi sans rien perdre ni en conviction ni en cohérence, je me suis dit:quel talent !

5 commentaires:

  1. Vous avez regardé un film où une actrice de talent jouait les faiseuses d'anges, moi, j'ai préféré regarder un magazine qui nous faisait revivre la vie d'une jeune fille de bonne famille - Florence Arthaud - qui, par passion, devint navigatrice contre vents et marées, gagna la Route du rhum et finit dans un accident dû à des producteurs de télé-réalités, qui ont pris le risque de sacrifier les vies des candidats par mesure d'économie. Poignant !

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    1. Fi chers amis, pour ma part j'ai vu et revu "Le train sifflera trois fois", des fois que ...

      Toutefois Cher Jacques, avec la même actrice (plus entre autres et dans le désordre Eddy Mitchell, Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret, Guy Marchand, Stéphane Audran, excusez du peu ...) "Coup de torchon" vous rappellerait votre séjour en AOF de l'ouest, mais à l'époque honteusement coloniale !

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  2. Jamais vu le film dont vous parlez J-E.
    Mais à propos de cinéma, moi qui n'y étais pas retourné depuis...poouuu...au moins...voire plus, et bien j'y suis allé ces jours-ci pour Saint Amour qui sortait, sont forts ces producteurs, en même temps que l'ouverture du salon de l'Agriculture.
    D'abord parce que j'aime Depardiou et Poelvoorde, ensuite parce que tout ce qui touche le monde paysan, du moins ce qu'il en reste, ne m'est pas étranger.
    Bon c'est pas un chef-d'oeuvre. Mais une bonne comédie où le rire côtoie les larmes, avec rien que des "desouche" même qu'un journaliste de l'Obs s'en est étranglé.
    A noter toutefois que l'on sent que la chose fut un peu bâclée niveau moyens techniques genre :
    Le chef machino :
    - j'ai pas fini de caler le travelling !
    Le réalisateur :
    - laisse tomber le travelling Coco, on va faire ça caméra à l'épaule !
    L'amour du travail bien fait c'est plus ça au cinoche, faut que le truc soit en boite en trente jours maximum désormais.
    M'enfin je crois que c'est, malgré tout, un film fort recommandable.

    PS : Houellebecq fait dans ce film une courte et assez comique apparition.

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  3. Le cinéma français, Audiard pour les dialogues.

    Le cercle rouge, donc pas grand chose.

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  4. Le ciné français est trop subventionné pour produire des films que personne ne regarde. Le libéralisme prône la télé réalité, seuls les plus talentueux survivent, et les faibles sont éliminés. dans The Voice, le bon, gagne prestige et argent, le pas bon retourne chez lui avec rien.
    Bref, cher JE, ne vous laissez pas intoxiqué par le cinéma, souvent produit et réalisé par des gauchistes. Préférez la télé réalité, produit par Arthur qui a vite compris en partant vivre en Belgique que la France était un enfer.

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