..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

jeudi 29 décembre 2016

Les platanes sont de sales cons

La mort de tant de célébrités d'un âge souvent canonique a suscité chez beaucoup un sentiment de surprise attristée. Cerné par les oraisons funèbres, j'ai à mon tour été la proie d'un souvenir morbide.

Le bon empereur Napoléon (mort comme chacun sait à Sainte-Hélène peu avant que son fils Léon ne lui crevât le bidon et qu'on ne le retrouvât assis sur une baleine en train de manger des arêtes de poisson), afin d'éviter que ses soldats ne s'épuisassent sous la chaleur des canicules, décida en sa grande sagesse que l'on plantât au long des grandes routes des platanes dont l'ombre éviterait le syndromes de la SDF (Surchauffe Du Fantassin). Mesure prudente dont on ne saurait que le louer.

Il n'empêche qu'un platane, c'est con. Même quand ça reste à ne rien faire au bord des routes. Ça devient beaucoup plus con quand ça croise le chemin d'une automobile ayant quitté la route. D'autant plus con que dans cette automobile se trouvent des jeunes gens qui ont bien d'autres choses à faire que de perdre leur vie. Le summum de la connerie platanière est atteint quand parmi les victimes se trouve un être cher.

Et pourtant... Il y a plus de trente ans, un platane, qui peut-être vit encore, a eu raison, sur la route de Bédarieux, d'un gamin que j'aimais bien . 18 ans, beau comme un astre, il était le frère de ma femme. Tout juste bachelier. Une vie de succès devant lui, car il avait tout. Sauf une résistance suffisante au choc contre un con de platane.

Il avait de l'humour, était intelligent, et curieusement doué pour le sport. Bien que son entraînement consistât à manger des bananes vautré devant la télé, il avait des barres de chocolat sur le ventre et, en dépit que le sport lui eût été interdit suite à je-ne-sais-quel souffle au cœur, il était parvenu, en cachette, à se glisser jusqu'au niveau national en plusieurs disciplines.

Nous nous entendions bien. Il aurait la cinquantaine aujourd'hui. Encore un peu jeune pour faire un mort. Notre amitié aurait-elle résisté au divorce ? Les hasards de la vie nous auraient-ils séparés avant ? Aurions-nous de conserve repeint nos cuisines respectives comme la tradition l'exige des beaux-frères ? Questions vaines. 

Car dans la vie il y a des platanes. Quand j'y pense, je les trouve bien cons.

mercredi 28 décembre 2016

Dix petits quoi ?

Hier soir je regardai Dix petits nègres mini-série tirée du célébrissime roman de Mme Agatha Christie. Bonne mise en scène, bons acteurs, bon rythme, belles images, du beau travail, comme savent faire nos voisins d'Outre-Manche. Seulement, quelque chose clochait. Les dix figurines disparaissant une à une à mesure que mouraient ceux qu'elles étaient censés représenter ne représentaient pas des nègres et dans la comptine qui accompagnait l'histoire on parlait de « petits soldats ». Curieux, non ?

Le spectacle terminé, perplexe, je me rendis sur Internet pour voir comment pouvait s'expliquer la métamorphoses de Niggers  en  Soldiers  ( Notons au passage que Nigger est défini soit comme une manière familière de désigner un nègre, soit comme un « terme raciste désignant un Noir », par l'Harrap's Unabridged Edition.).

Ce fut instructif. Le chef-d’œuvre de Mme Christie ou du moins son titre comme la comptine qui l'inspira connurent des métamorphoses : jugé raciste, il se transforma un temps en Dix petits Indiens avant de devenir And Then There Were None (Et alors il n'en resta aucun), dernier vers de la chanson éponyme. Ce dernier titre reprit celui utilisé aux États-Unis ( où le terme Nigger était déjà considéré comme injurieux) dès la parution du livre. Il fallut bien changer quelque peu le texte et y remplacer Nigger boys par ce Soldier boys qui provoqua ma perplexité.

En France on garda le titre d'origine. Probablement pour des raisons commerciales. Car notre moderne repentance n'a rien à envier à celle de nos amis britanniques ou Étasuniens. Toutefois ces derniers ont pris l'habitude de remplacer ce mot par d'autres comme en témoigne la comptine :

Eeny, meena, mina, mo,
Catch a tiger by the toe;
If he hollers let him go,
Eena, meena, mina, mo.

(Eeny, meena, mina, mo,
Attrape un tigre par l'orteil;
S'il braille, laisse-le partir,
Eeny, meena, mina, mo, )

Texte intéressant certes, mais où le tigre est venu remplacer le Nègre de l'ancienne version :

Eeny, meena, mina, mo,
Catch a nigger by the toe;
If he hollers let him go,
Eena, meena, mina, mo.

S'il est raciste d'attraper un nègre par l'orteil, est-il bien raisonnable d'encourager un enfant à saisir un tigre de cette manière ?  Dieu merci, il existe d'autres variantes où c'est un poulet, une araignée, un prof ou ce qu'on voudra qu'on saisit par l'orteil.

Nous connaissons les gravissimes problèmes que soulève Tintin au Congo mais, en y regardant bien, nombre de passages ou de personnages seraient à revisiter jusque dans les chefs-d’œuvre de la littérature mondiale ou dans certains textes sacrés. Par exemple, ne serait-il pas souhaitable de faire du Juif Fagin d'Oliver Twist un Français, tout lecteur du Sun sachant que nos compatriotes sont par nature mauvais ? De même, ne devrait-on pas dans le Coran remplacer les termes Chrétiens et Juifs par canaillous, sauvageons ou taquins ?

1984 prévoyait la réécriture de l'histoire. Voici venu le temps de réécrire les chansons, la littérature et les textes religieux.


samedi 24 décembre 2016

Joyeux Noël !

Bien que n'étant pas moi-même un grand fanatique des fêtes, je souhaite à tous mes amis lecteurs et à leurs proches un


mercredi 21 décembre 2016

Facebook

Depuis 7 ou 8 ans, je hante ce lieu que bien des gens de sens rassis et de jugement fiable jugent de perdition. Ça m'a permis de retrouver de vieilles connaissances internautiques croisées ça et là au gré des trois lustres que j'ai passé en divers endroits du Web. D'autres appartiennent à « ma vraie vie »: amis ou parents. D'autres encore, amis d'amis dont les interventions m'ont plu ou pour que les âneries que j'y diffuse ont eu l'heur de séduire sont devenus des amis au moins virtuels quand je ne les ai pas rencontrés pour de bon. A propos de ces rencontres, je dirai qu'elles ne furent JAMAIS décevantes.

Malheureusement, comme en tout autre domaine ou lieu, on y rencontre de vilains cons pour qui l'important est d'y faire miroiter les multiples aspects chatoyants d'une personnalité hors-normes (du moins selon eux). Il arrive qu'à l'occasion d'une remarque amusante ou sensée sur un statut ami on leur demande de devenir ami ou que ce soit le contraire. Et là, les choses se corsent. J'en voudrais pour preuve le drame insigne qui hier soir m'a frappé.

Sur un statut d'une « amie » de ce type un brin envahissante par le nombre de ses interventions, était évoquée la cruelle disparition de Mme Michèle Morgan. Perte dont peu se remettront avant qu'un(e) autre nonagénaire ou centenaire ne referme son parapluie. Le pathos y était de mise, on se souvenait, larmes aux yeux de cette scène qui depuis quatre-vingts ans émeut les foules, celle ou Gabin lui trouve de belles oreilles, de belles narines, de beaux mollets ou de beaux yeux et à quoi elle répond : « Embrassez-moi ! ». Tout le monde étalait un insondable chagrin jusqu'à ce que, pour ne pas être en reste, je me joigne au cœur des pleureuse en écrivant quelque chose comme « Fauchée à la fleur de l'âge ! Quelle injustice ! »

Que n'avais-je pas fait là ! S'ensuivit l'échange caviardé qui suit :



Par charité j'ai dissimulé le visage comme le nom de mon interlocutrice. Je pris le premier assaut avec humour, lui faisant remarquer que plutôt que le « que vous y passiez d'accord » qu'elle avait écrit « que vous y passiez d'abord » eût mieux reflété sa pensée. Elle corrigea (sans supprimer mon observation, ce qui est ridicule), puis se mit à me tancer vertement : « moche, con, cracheur de blédine, casse-couilles ». Devant tant d'urbanité, je lui répliquai : « Je vous soupçonnais bavarde, je vous constate stupide ». Cette intervention dûment supprimée, j'eus droit à une nouvelle finesse «  A l'hospice les vieux gogoles ! » et fus bien entendu bloqué comme il sied de le faire à des personnes que l'on a prié ou acceptés comme amis et qui en profitent pour « dire des conneries sur le mur des autres » !

Admirons l'élégance des formules et la profondeur du propos de cette doctorante en trucmachinlogie. Ne passons pas sous silence un sens de l'humour ravageur. Cependant, ce genre de personne représente une catégorie d' « amis » peu fréquentables : ceux qui collectionnent un maximum d'amis (en l'occurence plus de 2000) afin de se créer un public suffisamment vaste pour que, même si une infime fraction d'entre  eux y réagit,une petite pluie de « j'aime » et de commentaires vienne saluer leurs bavardages et rassurer leur fragile ego.

En attendant l'asile, je continuerai cependant à fréquenter Facebook que je remercie de me permettre de m'amuser en bonne compagnie.

mardi 20 décembre 2016

Recyclage

Je m'aperçois à mon grand dam (il faudra que je le fasse mesurer par un expert pour connaître son étendue exacte) que parmi mes lecteurs certains ne sont pas inscrits sur facebook. C'est d'autant plus regrettable qu'ainsi une grande partie des messages de sagesse que j'adresse au monde leur est celée.

J'ai donc décidé, dans ma grande générosité de palier ce manque en publiant ici mes « Statuts » de ce matin. Ne me remerciez pas, vous les méritez.

Afin d'apaiser les tensions entre les deux pays, le président turc autorise les Russes à abattre son ambassadeur à Moscou.

L'hypothèse de l'attentat terroriste privilégiée à Berlin. Celle d'une morsure de vipère est abandonnée.

Ich bin tout ce qu'on voudra ! (je prends un peu d'avance)

Ces attentats au camion, ça finira par fausser les statistiques de la Sécurité Routière.

A l'instant sur France Inter :"ce serait un réfugié, en tout cas quelqu'un qui serait entré en Allemagne en tant que réfugié"
La nuance est d'importance ! Quand je me tue à dire que F I est une Radio de Service Comique !



Il fait souvent plus froid en hiver qu'en été.
Qui aura le courage de partager ce statut sur son mur ?
Si tu approuves, clique sur j'aime et partage !



Voilà !

lundi 19 décembre 2016

Les humoristes de France Inter

Alain Finkielkraut voici un peu plus de deux mois s'en était pris avec mesure aux « humoristes » de France Inter ainsi qu'à certain chroniqueurs de cette même station. En dehors d'un nom difficile à orthographier, il est difficile de trouver des défauts à ce brave Alain. Toutefois, je lui adresserais un léger reproche : celui de faire la différence entre humoristes, chroniqueurs et animateurs de France Inter, Radio de Service (essentiellement) Comique car tous n'ont qu'un but : amuser. Il est même à noter qu'avec leur grossièreté, leurs outrances, leur vulgarité, ce sont souvent les « humoristes » maison qui y parviennent le plus difficilement.



Sur une radio normale, on vous propose des infos avec les biais d'usage, des talk show, des chroniques, des variétés. France Inter y ajoute un plus : quel que soit le sujet, chroniqueurs, présentateurs ou journalistes parviennent à insérer un grain de ce sel qui relève leur soupe : une prise de position politique. Cela tient du running gag : plus que le contenu du commentaire, c'est sa répétition et sa prédictibilité qui déclenchent le rire.


M. Guetta, plutôt que de nous ennuyer avec des analyses de politique étrangère qui ennuient tout le monde comme il est censé être payé pour le faire, préfère n'évoquer que ses têtes de turcs auxquels il parvient à trouver chaque matin, un nouveau vice, un dessein plus noir que le précédent. Avec pour seul stock Poutine, Erdogan, Trump, Assad et quelques autres malfaisants, il parvient à tenir, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois ! Une année pousse l'autre et il tient bon. Moi je dis chapeau l'artiste !


Le chroniqueur de politique intérieure, M. Legrand, est impayable dans son numéro de pourfendeur de la droite et du FN. Depuis Don Quichotte et ses moulins, on n'a pas fait mieux.Il lui arrive bien parfois de critiquer un tout petit peu la gauche, mais on le sent triste de s'y voir contraint.


Le patron du 7/9, M. Cohen, est ordinairement inénarrable, seulement c'est quand ses invités sont du FN ou de ce qu'on appelle, à gauche, la droite dure, qu'il donne toute sa mesure. On regrette de n'avoir pas l'image ! J'imagine son visage tordu de (F) haine, la bave rabique qui noie les commissures de ses lèvres. Un pur moment de rigolade !


Mais les véritables sommets du comique sont atteints par M. Nagui et son équipe de bras cassés. Normalement, un présentateur de variétés, ça se contente de servir la soupe à ceux qui viennent à l'émission histoire de vendre quelque chose. Ce qu'il peut bien penser de la Syrie ou du Botswana, on s'en tamponne. Et c'est là que M. Fam (puisqu'il faut l'appeler par son nom) se détache du lot : non seulement il nous confie ses émois mais il pousse les invités à déclarer qu'ils les partagent. Les pauvres obéissent généralement, mettez vous à leur place... Il faut bien satisfaire le client !


Dans pratiquement toute émission, on sent le biais, le parti-pris, la haine de la droite. La manœuvre est habile car ainsi, en plus des bobos qui gobent leurs bobards, ils attirent les rieurs que tant d'âneries ravissent. Personnellement, je crains que sans ma dose quotidienne de délire convenu, la vie ne me semble bien triste. On s'en veut toujours un peu de rire à tant de connerie, on se demande si ça n'a pas un côté indigne, voire cruel. Mais qu'est-ce que ça fait du bien !

vendredi 16 décembre 2016

Amer constat

« Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
[Le socialisme] (puisqu'il faut l'appeler par son nom) » continue de faire rage en Doulce France et dans tout l'Occident. L'État nous doit tout et peut tout pensent nos Doulx François qu'ils se situent aux extrêmes, au centre ou près des bords.

Oh, bien sûr, il y a bien des désaccords de détail, de préférence sur des questions sociétales, mais on est bien d'accord sur un point : c'est à l'État, par le biais de nouvelles législations, de régler ces problèmes.

J'entends sur ma radio de référence (France Inter (Radio de Service Comique) puisqu'il faut l'appeler par son nom), le chœur de nos vierges de gauche pleurer la remise en question marginale de leur hégémonie idéologique. Comme tous les intégristes, la moindre entorse au respect de la doctrine leur est insupportable. Un brin d'herbe leur cache la forêt et déclenche une peine infinie qui se mue bien vite en colère rabique et en désir de sanglante vengeance.

Ils ont tort. Leurs affaires marchent. Très bien même. Rien ne les menace vraiment, tant le mal s'est insinué jusqu'aux tréfonds de nos êtres. Sauf pour quelques fous, la question n'est plus que de savoir s'il faut plus ou moins d'État ici ou là, qui l'on doit assister en priorité, quelles « avancées » sociétales il conviendrait de renforcer ou de contenir... Rien de fondamental : du détail !

Par exemple, M. Fillon se dit contre l'avortement, mais à titre personnel, hein ? Pas question de toucher à la loi ! Voilà nos hommes de conviction : des gens convaincus qu'un fleuve ne remonte pas à sa source et que le courant emporte comme fétus de paille. Oh, on se dit bien prêt à l'action, on joue les Matamore, flamberge au vent, mais on se sait hâbleur et ne le serait-on pas de quelles troupes disposerait-on pour vaincre ? Qui soutiendrait un gouvernement VRAIMENT réformateur ? De Thatcher ou de Poutine en carton-pâte nous ne manquons point. Ce qui manque cruellement, c'est un peuple résolu au changement, conscient que ce dernier viendra de lui et non des pantins qu'il élit.

Peut-être ne sommes-nous pas descendus assez bas ? Peut-être avons-nous dépassé le point de non-retour ?

Voilà où j'en suis. Alors, m'enflammer sur telle ou telle question, soutenir telle ou telle option me tente de moins en moins.

Ma façon de changer le monde consiste à retaper des maisons. Sans aide gouvernementale et sans me plaindre de cette carence. C'est joli une cuisine (en partie) rénovée, non ?