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mardi 2 août 2016

Cultivons notre jardin !

« J'ai bien réfléchi et à force de réfléchir je suis arrivé à une conclusion et ma conclusion c'est que je ne sais pas quoi faire » disait grosso-modo Philippe Noiret dans Coup de torchon. Ce qui provoque cette citation ce sont les réactions à mon précédent article, du moins celles que j'ai comprises car nombre d'entre elles m'ont paru bien obscures. En gros, certains de mes fidèles lecteurs émettaient des doutes quant à la possibilité de l'assimilation dont je me faisais le défenseur. Que leur répondre sinon que je partage leur inquiétude tout en continuant de penser que c'est la seule solution raisonnablement envisageable ?

A mon sens, s'il fallait partir en guerre, ce ne serait pas seulement contre l'islamisme mais surtout et d'abord contre ces gauchistes qui depuis des décennies lui ont préparé le terrain en s'assurant un monopole de la « pensée » exprimable et en contaminant l'ensemble de l'échiquier politique. Seulement, j'ai de loin passé l'âge de la conscription et comme Brassens dans Les deux oncles  ou  Mourir pour des idées je suis bien circonspect quant à l'efficacité de tels combats. Ce qui n'interdit pas certaine rigueur vis à vis de qui perpètre des crimes ou s'apprête à les commettre et cela sans haine, contrairement à ce que pensent les hypocrites apôtres du bisounoursisme et du totalitarisme réunis. Est-il bien nécessaire de haïr le loup qui détruit votre troupeau ou s'en approche pour l'abattre ?

Or donc ma politique est claire : je vis dans des endroits reculés et comme Candide j'y cultive mon jardin. Comme ce garde-barrière dans Le Grand vestiaire de Romain Gary je mène à l'écart des foules ma petite existence. Le jeune héros du roman, a beau lui adresser toutes les insultes et reproches qu'il veut, je suis son exemple et soigne mon lopin. Et puis, faire pousser légumes et fleurs dans un environnement paisible n'est-ce pas une manière de défendre sa culture aussi efficace que bien d'autres ?

Oh et puis comme c'est mon jour de bonté, je vous offre en bonus quelques fleurs normandes épanouies ce jour malgré la grisaille:










32 commentaires:

  1. Un bien beau jardin, où en est votre guerre piérides, se sont elles assimilées depuis le dernier conflit entre vous.
    Connaissant ces envahisseuses, elle sont de vous faire croire que seuls les choux leurs suffiront,ne les croyait car elles pratiquent la taquia.
    Bien belles fleurs quand même.

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    1. Pour ce qui est des piérides, je reproduirai un statut Facebook d'hier : "Cette année, je n'ai planté aucun chou dans le jardin. Curieusement ça m'aide à regarder la piéride avec davantage d'indulgence et à mieux comprendre ces citadins qui, n'ayant aucun mouton, sont favorables au retour du loup."

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    2. Sur Facebook, je vous ai mis en photo un drôle de chien.

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    3. J'ai vu, cher Grandpas. Curieux animal !

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  2. C'est presque aussi joli qu'une boutanche de "Four Roses" !...

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    1. Et connaitriez-vous le "Four Roses" (alliées) de Bourbon l'Archambault ?

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  3. Vous mélangez tout! Respectez la mémoire de ces auteurs, merci.

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    1. Mon respect pour Brassens et Gary est total (comme disent les djeuns). Je ne saisis pas bien le sens de votre remarque. Ainsi je mélangerais tout ? Êtes-vous certaine de m'avoir bien compris ?

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    2. Grande question :
      Romain Gary roulait-il en Mini-Cooper ?...

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  4. Je vous comprends J E : votre avenir c'est du passé et il ne vous reste plus qu'à cultiver les immortelles.

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    1. Et merci de citer ce bon Georges.

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    2. Fredi, mon avenir c'est plutôt celui du trépassé (comme celui de tout vivant).

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    3. À propos de Brassens, la RDSC comme vous dites, à rediffusé durant deux semaines des interviews du si sympathique moustachu.
      Je pense que l'on peut encore les retrouver sur le site de France Inter et réécouter ce génie qui jusqu'à la fin est resté d'une humilité déconcertante.

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    4. @Fredi et Jeanne : La marque déposée est plutôt la RSC (Radio de Service Comique, surnom que je donne à France Inter pour saluer sa totale objectivité). J'ai suivi cette série qui m'a permis de redécouvrir certaines chansons de Brassens, la seule "idole" de ma jeunesse à laquelle je sois resté fidèle.

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  5. Excellent film que ce Coup de Torchon, servi par des acteurs épatants, par ailleurs tourné dans une contrée que vous avez connu Cher Jacques ...

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  6. Ah qu'il est beau le jardin de mon pote âgé !...

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  7. Seraient-ce des agapanthes qui font les timides, sur la cinquième ? Elles ont bien tort, car c'est un festival à côté duquel Cannes, Rio et Venise peuvent aller se rhabiller. Bravo, cher Jacques, votre jardin est magnifique. Et vos pensées aussi ;-)

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    1. Ce sont mais elles ne sont pas encore totalement ouvertes.

      Merci pour le compliment.

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  8. Ayant compris que vous ne pourriez faire partie, au mieux, que de la Réserve des Jardiniers, j'aimerais attirer votre attention sur le fait qu'il me semblerait NORMAL que tout homme ou femme politique, soit contraint de s'enrôler dans cette Réserve ou Garde nationale qu'on nous fait miroiter, afin de justifier, au moins partiellement, les rémunérations que le contribuable leur accorde, la plupart du temps pour rien, ou pire, pour lui nuire.

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    1. Je ne suis pas persuadé qu'avec de tels gardes la population se sente rassurée.

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    2. Qui dit garde, dit salle de gardes ...
      Donc "Mélanie" de Georges Brassens :

      "Les chansons de salle de garde
      Ont toujours été de mon goût,
      Et je suis bien malheureux, car de
      Nos jours on n'en crée plus beaucoup.
      Pour ajouter au patrimoine
      Folklorique des carabins
      Folklorique des carabins
      J'en ai fait une, putain de moine,
      Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains
      Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains

      Ancienne enfant d'Marie-salope
      Mélanie, la bonne au curé,
      Dedans ses trompes de Fallope,
      S'introduit des cierges sacrés.
      Des cierges de cire d'abeille
      Plus onéreux, mais bien meilleurs,
      Plus onéreux, mais bien meilleurs
      Dame! la qualité se paye
      A Saint-Sulpice, comme ailleurs
      A Saint-Sulpice, comme ailleurs.

      Quand son bon maître lui dit : "Est-ce
      Trop vous demander Mélanie,
      De n'user, par délicatesse,
      Que de cierges non encore bénits ?"
      Du tac au tac, elle réplique
      Moi, je préfère qu'ils le soient,
      Moi, je préfère qu'ils le soient,
      Car je suis bonne catholique
      Elle a raison, ça va de soi
      Elle a raison, ça va de soi.

      Elle vous emprunte un cierge à Pâques
      Vous le rend à la Trinité.
      Non, non, non, ne me dites pas que
      C'est normal de tant le garder.
      Aux obsèques d'un con célèbre,
      Sur la bière, ayant aperçu,
      Sur la bière, ayant aperçu,
      Un merveilleux cierge funèbre,
      Elle partit à cheval dessus
      Elle partit à cheval dessus.

      Son mari, pris dans la tempête
      La Paimpolaise était en train
      De vouer, c'était pas si bête,
      Un cierge au patron des marins.
      Ce pieux flambeau qui vacille
      Mélanie se l'est octroyé,
      Mélanie se l'est octroyé,
      Alors le saint, cet imbécile,
      Laissa le marin se noyer
      Laissa le marin se noyer.

      Les bons fidèles qui désirent
      Garder pour eux, sur le chemin
      Des processions, leur bout de cire
      Doivent le tenir à quatre mains,
      Car quand elle s'en mêle, sainte vierge,
      Elle cause un désastre, un malheur
      Elle cause un désastre, un malheur.
      La Saint-Barthélemy des cierges,
      C'est le jour de la Chandeleur
      C'est le jour de la Chandeleur.

      Souvent quand elle les abandonne,
      Les cierges sont périmés;
      La sainte famille nous le pardonne
      Plus moyen de les rallumer.
      Comme elle remue, comme elle se cabre,
      Comme elle fait des soubresauts,
      Comme elle fait des soubresauts,
      En retournant au candélabre,
      Ils sont souvent en p'tits morceaux
      Ils sont souvent en p'tits morceaux.

      Et comme elle n'est pas de glace,
      Parfois quand elle les restitue
      Et qu'on veut les remettre en place,
      Ils sont complètement fondus.
      Et comme en outre elle n'est pas franche,
      Il arrive neuf fois sur dix
      Il arrive neuf fois sur dix
      Qu'sur un chandelier à sept branches
      Elle n'en rapporte que six
      Elle n'en rapporte que six.

      Mélanie à l'heure dernière
      A peu de chances d'être élue;
      Aux culs bénits de cette manière
      Aucune espèce de salut.
      Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
      C'est notre devoir, il est temps,
      C'est notre devoir, il est temps,
      De nous employer à soustraire
      Cette âme aux griffes de Satan
      Cette âme aux griffes de Satan.

      Et je propose qu'on achète
      Un cierge abondamment béni
      Qu'on fera brûler en cachette
      En cachette de Mélanie.
      En cachette car cette salope
      Serait fichue d'se l'enfoncer
      Serait fichue d'se l'enfoncer
      Dedans ses trompes de Fallope,
      Et tout s'rait à recommencer
      Et tout s'rait à recommencer."

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    3. Ce n'est pas ce qu'il a écrit de mieux...

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    4. @ Dominique (nique-nique, bien sûr)

      Brassens s'est donné bien du mal, grâces lui en soient rendues ! Cependant, du temps où j'avais mes petites entrées dans les salles de garde, je me souviens que la petite Charlotte qui savait se contenter d'une carotte, avait de bien meilleurs résultats !

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  9. Cultivons notre jardin. Mais semons-y et plantons-y ce que nous voulons sans que les nouveaux voisins ne se mêlent de nous interdire ce que leur religion leur défend. Et si nous pouvons leur offrir quelques tomates, empêchons-les d'y installer à demeure leur barbecue au milieu des salades et de laisser leurs enfants jouer au foot dans nos haricots.

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    1. En résumé : restons maîtres de nos jardins.

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    2. Autrement dit: mêlez vous de ce qui vous regarde.

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