..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

dimanche 25 août 2013

L’affaire du siècle



Ces derniers jours, j’ai été débordé : travaux au jardin, pêche à pied, visite d’une voiture et abondantes récoltes de ce délicieux fruit que M. Desgrange, grand tomatophobe devant l’Éternel, ose nommer « baie visqueuse et gluante » m’ont tenu éloigné de ce blog.  Curieusement, la Terre ne semble pas s’être trouvée bouleversée par le tarissement de cette infinie source de sagesse. On continue de massacrer ici où là, de déconner à plein tube à La Rochelle,  on dézingue avec ardeur dans les Bouches-du-Rhône, la France se redresse plus vite que l’organe d’un ex-patron du FMI à la vue d’un jupon, bref,  la routine…

Résultat : un jardin recouvrant sa beauté, un repas de coques, des litres de savoureuse sauce tomate, de pleins  bocaux de tomates-cerises  baignant dans le vinaigre aromatisé et… Une grande déception. Si pour Guillaume Apollinaire, « la joie venait toujours après la peine », ce fut pour moi, ce vendredi tout le contraire. Au bonheur d’une pêche aux coques fructueuse succéda la déception d’une visite calamiteuse. Ma compagne ayant souhaité profiter de la grande marée pour une sortie à la mer nous  décidâmes de nous rendre à un endroit de la côte où pullule la cerastoderma edule. Ce choix me permettait, faisant d’une pierre deux coups, d’aller voir à quelques kilomètres de là une voiture qui avait  retenu mon attention, à savoir une Cadillac Seville de 1985, curieux véhicule dont la carrosserie, inspirée des Rolls Royce des années 60, m’avait séduit.  Une calandre rappelant sa cousine anglaise, des roues à rayons, un coffre saillant et,  cerise sur le gâteau, une roue de secours fixée sur  ledit coffre me firent rêver. J’aurais préféré que la couleur fût autre que bleue, mais l’idéal n’est pas de ce monde. Pour vous donner une idée de la bête, voici une photo d’un modèle sans roue de secours apparente.



Je pris donc langue avec l’heureux propriétaire de cette merveille. Il me l’assura impeccable. De carrosserie comme de moteur on l’eût crue neuve. A part que,  suite à un malheureux incident, il se voyait contraint de repeindre le capot afin d’en maintenir la perfection. Vu qu’il se déclarait ouvert à la négociation, j’en entamais une. Elle fut modeste car il me dit avoir déjà deux propositions. Je n’insistai pas me disant qu’on pourrait revoir ça à la baisse venu le moment du règlement…

La pêche terminée, nous finîmes par le trouver malgré des indications un brin confuses sur son lieu de résidence.  La voiture était là. A première vue pimpante. A deuxième vue moins. Il n’avait pas encore repeint le capot ce qui nuisait pour le moins à son esthétique, surtout que la préparation  au mastic ne laissait pas augurer d’un possible retour à une condition parfaite. Si les pare-chocs étaient impeccables, on ne pouvait en dire autant des autres chromes, bien nettoyés mais un peu piqués quand même. De même la peinture laissait apparaître par-ci par-là les signes inquiétants d’un début de corrosion qu’il me dit n’être dus qu’à  des retouches de peinture maladroites. Tu parles, Charles ! Si une brûlure de cigarette sur le siège passager avant et une moquette  bien fatiguée sont des signes de perfection pour l’intérieur, il n’y avait pas à se plaindre : elles étaient bien là. Ce qui me déçut le plus fut le tableau de bord : il était américain et de son époque : mastoc et démodé.  Il me la démarra. Le bruit du moteur sans être inquiétant n’avait rien d’enthousiasmant. Un rapide coup d’œil au moteur précéda une infructueuse tentative de fermeture du capot. Il fallut s’y prendre à plusieurs fois avant que la manœuvre fût couronnée de succès.  Puis ce fut le départ pour un petit tour d’essai.  Je le laissai piloter.Si je trouvai la suspension un peu molle et la tenue de route approximative, le pire était à venir.

De retour au garage, sortant de la voiture, je sentis une odeur de chaud inquiétante. Je la lui signalai mais il me dit ne rien sentir de spécial. Il ouvrit cependant le capot.  De la fumée s’échappait du moteur, suite à une fuite d’huile venue du cache-culbuteurs et se répandant sur les pipes d’échappement. Se saisissant d’une clé, il resserra les boulons, me disant que ce n’était rien.  N’empêche que je vis alors que la boîte de vitesse située en dessous était couverte d’huile.  La mécanique laissait donc également à désirer.

Il me demanda si je la prenais. Je luis dis qu’avant toute décision je préférerais la voir peinture terminée et que la nuit portant conseil je l’appellerais le lendemain pour un nouveau rendez-vous ou pour ne pas donner suite. Je ne donnai pas suite.

Du coup me voici dégoûté des Cadillac et sur la piste de belles Jaguar. J’en ai deux en vue. Impeccables, naturellement…

mercredi 21 août 2013

Parlons « nature »



J’ai cru déceler, au fil de commentaires, certaines réticences de Pangloss quant à mon attitude vis-à-vis de quelques  animaux ou bestioles. Je me suis rendu sur son blog, y ai visionné toutes les (très belles, soit dit en passant) photos de sa rubrique « Animaux familiers et autres » et cela a provoqué une tempête sous mon pauvre crâne, me plongeant dans un océan de réflexions diverses.

Contrairement au personnage joué par Philippe Noiret  dans  Coup de torchon, mes réflexions m’ont amené à  une conclusion claire : on peut très bien vivre dans un endroit isolé sans pour autant être un fanatique de ce qu’il est convenu d’appeler la nature.

Aimer la campagne n’a pas pour corolaire d’aimer la nature. Car comme la ville et les espaces périurbains, la campagne n’a rien de naturel. Elle a été aménagée, modelée, on pourrait même aller jusqu’à dire qu’elle a été fabriquée par les efforts de générations et de générations d’hommes afin de devenir un endroit vivable et productif. On a asséché les marais, défriché les forêts, planté des haies, aménagé des chemins ce qui a probablement dérangé voire éradiqué bien des sympathiques grenouilles, loups,  ours, sangliers ou autres moustiques.  Il s’agissait de mettre la « nature » au service de l’homme, pas de faire joli, même si le résultat de ces travaux rendait  les campagnes agréables à l’œil. Je m’inscris davantage dans cette logique que dans celle qui consisterait à maintenir les choses dans un état « naturel » rêvé plus ou moins éternel.

Si je plante des choux, c’est pour les manger et non pour engraisser des larves de piérides. Si j’élevais poules, poulets, oies ou canards, ce  serait pour me nourrir et non pour que renards ou hérissons se repaissent d’eux ou de leurs produits. C’est d’ailleurs la difficulté de la mettre à l’abri des prédateurs qui m’a fait renoncer à mon projet de basse-cour. 

Il a fallu des siècles pour éradiquer loups et ours de nos belles montagnes (seuls endroits où ils subsistaient après avoir été exterminés en plaine). Ce n’était pas par méchanceté ni à cause de légendes qui tendaient à faire de ces doux animaux de redoutables prédateurs de petits chaperons rouges  et de mères-grands  mais parce que leur présence était difficilement compatible avec l’élevage de moutons en altitude. Maintenant on les réintroduit, on les protège, on les bichonne au nom de la biodiversité. Au nom de cette valeur insigne on stoppe la construction de routes qui traverseraient une mare où le cancrelat à crête mordorée, animal rare et essentiel, vient s’abreuver. Tout ça est bel et bon, mais découle d’une conception moderne des rapports entre l’homme et la nature. Si nos ancêtres avaient eu la même, nous serions bien moins nombreux et moins bien nourris dans le meilleur des cas et dans le pire notre espèce aurait disparu.

Trouver un équilibre entre agriculture, élevage et biodiversité est délicat mais souhaitable. Faire de la biodiversité et du maintien en l’état de la soi-disant « nature » une fin en soi ne me paraît pas très raisonnable.

mardi 20 août 2013

Mais non, ce n’est pas ridicule !



Juste quinze jours de vacances et un cahier de devoirs du même nom à remplir, en plus ! Décidément être ministre du Grand Conducteur Hollande, n’est pas de la tarte. Le thème du cahier, un peu puéril, reconnaissons-le, était d’imaginer ce que serait la France en 2025. Nos politiques étant de grands enfants bien élevés, au lieu de dire qu’ils n’en savaient rien ou n’en avaient rien à foutre, se sont attelés à la tâche avec une ardeur qui commande le respect. Et les copies semblent à la hauteur des efforts.

Bien entendu, je n’ai pas pris le temps de lire les extraits qui auraient fuité, d’autres occupations plus urgentes ayant monopolisé mon attention. Je me suis contenté d’écouter les commentaires qu’en ont fait télé, radio ou presse écrite. Et c’est édifiant. Il semblerait que chacun s’est  surtout occupé de son domaine : le ministre du logement voit tous les Français bien logés, celui de l’emploi  bien employés, celui de  la justice les imagine jugés au petit poil, son collègue de l’industrie les souhaite industrieux, celui de l’économie économes, celui des Outre-Mers en vacances aux Antilles,  celui de l’Éducation Nationale bien éduqués, celui de l’Intérieur policés, etc. Bref, tout baignerait. Et pourquoi est-ce que tout baignerait ? Eh bien parce que les bonnes mesures prises aujourd’hui  par eux-mêmes auraient porté leurs fruits. C’est à la fois logique et simple.

Curieusement, personne ne semble avoir ne serait-ce qu’une seconde envisagé qu’au lieu d’un avenir radieux ce soit un cauchemar qui nous attende. Et c’est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant parce que l’optimisme est une qualité précieuse pour un dirigeant, inquiétant parce que ce même optimisme les éloigne de la population qui, elle,  aurait, allez savoir pourquoi,  une tendance marquée au pessimisme.

Un ministre qui aurait brossé le tableau d’une France pauvre et désindustrialisée, en proie à la violence conjuguée d’une délinquance galopante et des affrontements intercommunautaires, où des « libertés » de plus en plus nombreuses et strictement encadrées ne feraient qu’augmenter l’anarchie des comportements individuels, bref, sans trop entrer dans les détails, une France continuant de suivre, en les amplifiant, ses tendances actuelles, aurait peut-être eu le mérite d’être réaliste mais ne s’inscrirait pas dans la logique du rêve réenchanté du Grand Conducteur Hollande. Dix ans de gouvernement UMP sont la seule cause des malheurs de la France, lesquels se trouvèrent boostés par les criminelles erreurs de Sarkozy-l’Infâme. Quand on s’inscrit dans cette logique, il suffit de quelques années, que dis-je ? Quelques mois !,  d’efficaces mesures socialistes pour que s’inversent les courbes. A croire que l’Italie, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et tous les pays ayant connu de menus problèmes économiques ces dernières années étaient également gouvernés par l’odieux Sarkozy et n’avaient connu les vaches maigres qu’à cause de son impéritie…

Si je croyais à la voyance et lui assignais pour rôle de rassurer, ce n’est pas la première Madame Irma de foire ou d’Internet que j’irais consulter pour me rassurer mais un ministre socialiste :
-          M. le ministre, que serai-je en 2025 ?
-          Vous serez, jeune, beau et riche, M. Étienne, les jeunes et jolies femmes seront folles de vous et vous les comblerez grâce à une vigueur recouvrée.
-          Et mes genoux, mon dos douloureux ?
-          Vous courrez comme un lapin !
A tout prendre, si improbables qu’elles soient, de telles prévisions sont plus agréables à entendre que d’autres plus en rapport avec la réalité imaginable. Seulement, pour y croire il faudrait être un sacré couillon.

lundi 19 août 2013

Echanges délicats



On a beau être bavard à faire verdir une pie, il y a des moments où mener une conversation devient particulièrement délicat.

Quelques jours après avoir été embauché comme prof de français dans une école de l’East End, non loin du lieu des derniers jeux olympiques, on m’apprit qu’avait lieu une réunion parents-professeurs. Je pensais, pour cause de récent recrutement, être dispensé de cette redoutable corvée mais il n’en fut rien. Ces rencontres, quel qu’en soit le lieu, sont toujours passionnantes et l’occasion d’échanges particulièrement fructueux.  Tous les enseignants vous le confirmeront.  Quand vous ne connaissez pas encore les noms de vos élèves et que vous êtes encore moins capable de relier ceux-ci au moindre visage, que de plus vous n’avez pas eu le temps de vous faire une idée quelconque de leur niveau  ni de leur comportement, l’exercice devient fascinant. Je passai donc une agréable soirée émaillée de conversations du genre qui suit :

-          Bonsoir Mister Iti-in (C’est ainsi que tout le monde prononçait mon nom, indiqué par un carton sur la table)
-          Bonsoir Mrs …
-          Je suis Mrs Smith, la maman de X (avec les bruits de conversations, je ne saisis pas le prénom)
-          Oui… Il est en quel classe (il y a tant de Smith !) ?
-          Quatrième B
-          (Je consulte ma liste d’inconnus et constate avec horreur qu’il y a deux Smith! Tant pis, je me lance…) Ah, eh bien, Mrs Smith, Andy est…
-          Désolée, le mien, c’est John.
-          Excusez-moi, Mrs Smith. Donc, John est un garçon ma foi très agréable…
-          Et son niveau en français ?
-          (Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise du niveau de français de quelqu’un que je n’ai fait qu’apercevoir deux ou trois fois, dont je n’ai peut-être  entendu le son de la voix  que lors de l’appel  et que je ne reconnaîtrais pas dans la rue ?) Eh bien…  Ce n’est pas si mal… (observons la première réaction : pas si mal a l’air insuffisant) C’est même plutôt bien… (Ça va déjà mieux…). John s’intéresse beaucoup au cours…
-          Pourtant, avec  celle que vous remplacez (La pauvre avait quitté le poste suite à une dépression nerveuse), ça ne se passait pas très bien…
-          Tout nouveau tout beau, Mrs Smith. Espérons qu’il conservera ces bonnes dispositions…
-          Espérons, Mister Iti-in ! Et son comportement ?
-          Eh bien, il n’y a rien à dire (comme sur le reste d’ailleurs), comme je vous le disais, John est un charmant garçon…
-          Pourtant certains profs se sont plaints d’un relâchement de sa conduite le trimestre dernier…
-          Entendons nous bien, Mrs Smith, John est un charmant garçon, mais, comme tous les enfants de son âge, il lui arrive de se laisser entraîner par ses camarades… Vous savez ce que c’est… Nous avons  tous été jeunes (ajouterai « Et vous l’êtes encore » ? Non, ne mélangeons pas tout, surtout que ce n’est pas frappant)…
-          C’est vrai, Mister Iti-in, comme vous avez raison (Pour ce qui est d’avoir raison, je ne crains personne)!
Après m’avoir assuré du bonheur  éprouvé à la rencontre de mon aimable personne, Mrs Smith, Mrs Jones, les époux Walker, Brown et tous les autres me quittèrent, rassurés d’avoir un enfant zélé et de commerce agréable (quoiqu’à l’occasion facétieux). Les meilleures choses (comme les pires) ayant une fin, ce n’est pas sans plaisir que je vis les derniers parents sortir de la salle.

dimanche 18 août 2013

Les guêpes



Mon ami Mat s’étonnait hier de ce que je n’aie jamais dit un mot sur la guêpe, ce charmant animal dont la robe zébrée réjouit notre œil. C’est qu’entre moi et cette bestiole vrombissante existe un grave contentieux, même si la rudesse du climat la dissuade de trop s’installer dans les parages chose que, comme on le verra, je lui déconseille fortement de faire.

Ma phobie de la guêpe remonte à ce jour de ma lointaine enfance je fus une première fois victime de sa piqûre. J’en gardai longtemps le souvenir douloureux. Au point que sa seule vue me rendait un brin hystérique. Je m’emparais, en cas d’une telle rencontre, d’un torchon ou de tout autre bout de tissu que je faisais tournoyer autour de moi afin d’éloigner l’importune. Ce qui amusait les éventuels spectateurs d’une telle scène. Cela dura jusqu’à la grande sècheresse de l’an soixante-seize où la chaleur les fit proliférer. Un jour que je discutais le bout de gras avec la directrice du centre aéré où travaillait celle qui devait devenir mon épouse, je sentis  qu’un insecte quelconque montait le long de ma jambe. Machinalement, j’écrasai d’une tape la bestiole qui m’infligea une piqûre un peu douloureuse, sans plus. Retroussant la jambe de mon pantalon, je découvris à ma grande surprise que c’était une guêpe, animal abhorré, qui m’avait piqué. Ainsi, ce n’était que ça ?  Ma terreur de la guêpe s’envola d’un coup.

Mais ça ne devait pas durer. La même année, en camping aux environs de Londres, je me trouvai de nouveau piqué. Et ça ne se passa pas bien du tout. Très rapidement ma cuisse, endroit de la blessure, se mit à gonfler (œdème) puis une douleur lancinante suivit, me poussant à me rendre à l’hôpital où l’on me prescrivit quelque remède.  Ce doublement du volume de ma cuisse se résorba bien vite et je n’y prêtai pas plus d’attention que ça, même s’il fit ressurgir ma crainte de l’hyménoptère.

Ce n’est que quelques années plus tard qu’un médecin justifia mes alarmes. Alors que mon épouse avait connu une alerte inquiétante suite à la prise d’un médicament auquel elle était allergique, nous en vînmes à parler allergies avec le praticien. Il évoqua, entre autres, l’allergie aux piqûres de guêpe.  Je lui racontai ma déconvenue de 1976 et il me déclara que j’étais allergique au venin de la bestiole et qu’une prochaine piqûre pourrait s’avérer fatale. Rien que ça !

Du coup, n’ayant aucune envie de mourir suite à ce genre d’incident, la rencontre de la moindre guêpe me fait recourir à des méthodes que tout ami des animaux réprouvera : vu que c’est elle ou moi, je ne laisse aucune chance à la bête et l’extermine sans pitié ni haine. J’ai ainsi détruit plusieurs colonies qui n’avaient rien trouvé de mieux que de s’installer dans le sol de mon jardin en Eure-et-Loir ce qui rendait la tonte de la pelouse problématique. Je réserve le même sort aux frelons.

DENIÈRE MINUTE :

Saisi d’un doute quant aux mises en garde de mon ex-médecin traitant, je viens de vérifier sur Internet qu’il ne m’avait pas raconté d’âneries. Hélas, hélas, trois fois hélas, le bougre avait dit vrai et la situation est bien pire que je ne le pensais : cette allergie concerne le venin de TOUS les hyménoptères ! En fait, ce n’est pas des seuls guêpes et frelons que je devrais me méfier mais aussi des  gentilles abeilles et des patauds bourdons  lesquels pullulent ici!  Moi qui couvais ces industrieux insectes d’un regard bonasse ! La solution serait donc plutôt de me procurer un kit d’adrénaline injectable… et de contacter le SAMU en cas d’attaque.  Je ne cesse de me le répéter : nous côtoyons des gouffres !