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mercredi 9 septembre 2026

Du rôle d'un président


 Je ne sais pas si vous êtes au courant mais au printemps prochain nous allons être invités à choisir un (ou une) nouveau (nouvelle) président (e) de la république. C’est on ne peut plus important. Les superlatifs me manquent pour souligner cette importance. Je m’en passerai donc.


Avant d’entrer dans les détails qui peuvent amener les électeurs à choisir parmi la foule des candidats qui briguent leurs suffrages ne serait-il pas utile qu’ils se fassent une idée claire du rôle qu’ils entendent être celui d’un président ?


Comme son titre l’indique, le président doit présider. Ce que faisaient et font toujours très bien les présidents des troisième et quatrième républiques françaises et nombre de présidents d’autres républiques qui, à l’instar des monarques modernes, ne gouvernaient ou ne gouvernent pas.


Chez nous, ça a changé en 1958 et surtout suite au référendum d’octobre 1962 et à l’élection du président au suffrage universel direct. Il ne se contente plus d’inaugurer les chrysanthèmes, de tapoter paternellement la joue des enfants méritants ou de de décorer les poilus. Il est devenu un dirigeant politique. Normalement, il nomme, quand il a une majorité à la chambre un premier ministre de son bord ou d’un autre bord si une autre majorité l’emporte (et il en est bien triste). Depuis deux ans, faute d’une quelconque majorité, amie ou hostile, ni le président ni son premier ministre ne sont en mesure de gouverner.


Cela dit et dans le cas « normal » d’un président à majorité, qu’attend-on de lui ? L’avènement de la technocratie tend à faire de lui un homme orchestre, un omni-spécialiste compétent en tout domaine. Lors des débats d’entre deux tours, il se doit de répondre à toutes les questions quel que soit leur niveau de technicité et de le faire avec brio. Moyennant quoi, les media déclarent que Zébulon ou Machin-Truc a remporté le match que ce soit aux points ou par K.-O. Suite à cela, les électeurs, qu’ils aient ou non suivi le débat sont encouragés à voter pour son vainqueur.


Notre actuel président bien qu’ayant foiré dans tous les domaines a su et sait encore, noyer le poisson,à l’aide d’une intarissable logorrhée et chiffres à l’appui. Tu peux évoquer le piètre avancement des travaux d’aménagement des bas-côtés du chemin vicinal 144 qui relie deux villages du Haut-Quercy, l’écroulement des cours du chou-fleur sur les marchés au cadran de Basse-Bretagne, l’épidémie de grippe aviaire qui décime les élevages de pigeons voyageurs en Artois, sa réponse et ses solutions ne se font pas attendre. Quel génie !


Selon moi, ce type de président, même si l’on passe sur sa tendance à dire n’importe quoi et son contraire sur bien des sujets, n’est pas à la hauteur de sa fonction. Loin de pérorer sur une multitude de sujets un bon dirigeant devrait sélectionner quelques axes directeurs en rapport avec les préoccupation majeures du peuple dans des domaines où son action peut influencer leur évolution et exclure ceux soumis à une conjoncture internationale ou mondiale imprévisible ou simplement imprévue, sur lesquels il ne saurait influer.


La restauration de la souveraineté nationale étant un préalable à toute réforme de fond, rien ne saurait se faire sans elle. L’indispensable renforcement de l’autorité de l’État dans les domaines régaliens y est soumis, comme le sont l’évolution sociétale et l’identité nationale. Le chef de l’État se devrait donc de faire de ces axes des priorités dont le gouvernement aurait pour charge de définir les modalités de mise en œuvre.


Nombre de compétiteurs actuels me semblent bien éloignés de ces évidences.


17 commentaires:

  1. Souhaiter ou prôner "la restauration de la souveraineté nationale"... Y'en a qu'ont essayé, y z'ont eu des problèmes.

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    1. Je sais. Mais ce serait, hélas, indispensable. Le Frexit et la sortie de l'Euro ont été courageusement conviés à rejoindre les oubliettes par tout candidat "crédible"
      Au fait, on ne peut plus commenter chez vous ou j'ai mal cherché ?.

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    2. On peut (on doit...?) toujours commenter sur :
      https://aumilieuduvillage.eklablog.com/
      mais je m'aperçois que le lien attaché à mon image de profil ne mène pas sur mon blog. donc :
      https://aumilieuduvillage.eklablog.com/ y mène directement
      mais attention le staff de eklabolg nous a modifié complètement les fonctionnalités et l'interface et certains ne s'en sont toujours pas remis

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  2. La constitution de la Vème a été taillée pour De Gaulle. Les Français acceptaient qu'il préside et gouverne à la fois. Et qu'il ait pour le soutenir une Assemblée de godillots. Seule façon pour que le tout fonctionne. Démocratiquement? Oui si le peuple y consent. Mais c'est une autre affaire. Aucun de ses successeurs n'a eu les épaules assez larges pour assumer la fonction comme il le faisait ce qui a rendu le système bancal. Il n'y a aucune chance pour que le prochain président ait la stature du Général. Et les temps ont changé, l'appel du 18 juin fournissait une légitimité d'essence supérieure à tous les scrutins. Il n'y a pas d'équivalent aujourd'hui.
    Bon courage à ceux qui se rendront aux urnes!
    Pangloss

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    1. Vous avez raison. J'irai quand même voter. Sans trop d'illusions, juste pour marquer le coup.

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  3. Vous lisant, Oncle Jacques, comment ne pas nous souvenir d'Olivier Marleix, cet homme politique qui avait une réelle passion pour la France, et de son ouvrage posthume qu'il faudrait lire et relire en cette veille d'élection présidentielle :
    "Dissolution française La fin du macronisme" Robert Lafont éditeur



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  4. Dès lors que nous nous sommes abandonnés à l'Europe, nos lois, notre constitution, ne valent plus rien.
    N'importe lequel des pantins qui se présente au suffrage universel peut prétendre à administrer la France.
    Nous allons voter pour un sous-préfet.

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    1. Je crains que vous n'ayez raison. encore faudrait-il choisir un bon sous-préfet !

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  5. Olivier Marleix, dans son ouvrage posthume déjà mentionné ici, termine le chapitre 6, intitulé : "Anti Macron ?" en citant le portrait du "bon dirigeant" dressé par Georges Pompidou dans les dernières pages de son livre : "Le Noeud gordien".
    Et Olivier Marleix conclut ce portrait ainsi :
    ""Voilà ce qu'est ma nostalgie des "politiques au sens vrai du terme". Voilà pourquoi Emmanuel Macron ne l'a jamais satisfaite."

    Et que dirait-il alors de ses successeurs ? Que tous ceux qui s'apprêtent à voter aillent lire Olivier Marleix de toute urgence !

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    1. Pour moin M. Macron est le parfait anti-portrait de ce que devrait être un président. Maintenant, en choisissant le ou la moins pire, on évite parfois le pire...

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    2. N'écoutant que mon courage, cher Oncle Jacques, j'ai décidé d'essayer de copier ici, le portrait du "bon dirigeant" vu par Georges Pompidou dans son livre : "Le Noeud gordien"

      "La République ne doit pas être la République des ingénieurs, des technocrates et même des savants. Je soutiendrai volontiers qu'exiger qu'ils sortent de l'ENA ou de Polytechnique est une attitude réactionnaire qui correspond exactement à l'attitude de l'Ancien Régime exigeant des officiers un certain nombre de quartiers de noblesse.
      La République doit être celle des politiques au sens vri du terme, ceux pour qui les problèmes humains l'emportent sur tous les autres, ceux qui ont de ces problèmes une connaissance concrète, née du contact avec les hommes, non d'une analyse abstraite. C'est en fréquentant les hommes, leurs difficultés, leurs souffrances, leurs désirs et leurs besoins immédiats tels qu'ils les ressentent ou tels qu'il faut leur apprendre parfois à les discerner, qu'on se rend capable de gouverner, c'est-à-dire, effectivement, d'assurer à un peuple le maximum de bonheur compatible avec les possibilités nationales et la conjoncture extérieure."

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    3. Merci de vous être donné le mal de retranscrire cet extrait que j'approuve totalement.

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  6. Du haut de mon grand âge , tous ces rigolos me fatiguent, depuis des décennies, avec responsabilité je suis allé voter, et même, j ai hyper cassé les pieds de mes gosses, dès leurs 18 ans , avec des phrases du genre " , vos ancêtres se sont battus pour que vous puissiez aller voter " et voilà que je me dis , cette fois-ci ci, j irai pas, marre de servir de caution à tous ces nuls

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    1. L âne onime, c est moi, j ai oublier de cocherlabonne case

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    2. Et je recommence ! !

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    3. Bien que sceptique sur l'importance de mon vote, bien que celui-ci ait rarement participé à l'élection d'un candidat, j'irai voter. Je suis bien conscient que voter n'est pas un devoir mais simplement un droit parmi tant d'autres mais voter Bidule*, c'est aussi voter contre Machin* et je ne veux à aucun prix que Machin arrive ou même s'approche du pouvoir.

      *J'ai changé les noms ! Je peux simplement préciser que Machin n'est pas de droite..

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