La jeunesse ! La merveilleuse jeunesse ! Porteuse d’avenir, cible privilégiée du radoteur fâchiste* Mélenchon. Tous les totalitarismes s’en sont occupés, l’ont flattée, dans l’espoir de pérenniser leurs dictatures. Ils ont même utilisé son idéalisme dévoyé pour imposer leur tyrannie sanguinaire ( Gardes Rouges de Mao, Khmers Rouges de Pol Pot, Jeunesses Hitlériennes). A cet âge on découvre le monde et on s’aperçoit que tout n’y est pas parfait. La naïveté l’amène à penser qu’un monde idéal est possible avec pour corollaire que les discours les plus apparemment généreux le séduisent. Et cela d’autant plus qu’elle est exposée depuis des années à la propagande via ces enseignants, tristes hussards rouges ou bruns de l’endoctrinement, qui confondent bourrage de crânes et instruction.
Ainsi, notre belle jeunesse, selon un récent sondage Elabe (https://elabe.fr/fichier-pdf/13224-les-francais-et-lelection-presidentielle-2027/), voterait l’an prochain, au premier tour, à entre 41 et 45 pour cents selon les scénarios pour le vieux Mélenchon (sa haine des boomers est sélective). Vu qu’elle constitue une promesse d’avenir, de beaux jours attendraient le trotskisme. Le grand soir est au coin de la rue. Sauf que…
Au fur et à mesure qu’on avance dans les tranches d’âge, cette popularité s’étiole sans toutefois totalement disparaître : ainsi, parmi les plus de soixante-cinq ans, ils ne sont plus que 7 % à voter pour le tempétueux Jean-Luc. A partir de 25 ans et dans TOUTES les autres tranches d’âge, la candidate du RN le dépasse nettement. Par charité, je ne dirai rien du vote des CSP- pour celui qui s’autoproclame candidat du peuple !
Il ne s’agit là que d’un sondage me direz vous mais tout de même, sauf à dire qu’il est totalement bidonné, les écarts sont significatifs entre les générations.
Je me souviens d’une interview de M. Sanguinetti, vieux briscard de droite extrême sur le tard converti au gaullisme. C’était peu après 1968. On lui demanda ce qu’il pensait du problème de la jeunesse. Il répondit qu’il n’y avait pas de problème de la jeunesse vu qu’on était certain qu’elle passerait. C’était frappé au coin du bon sens.
Eh oui, mon bon Jean-luc, la jeunesse est un état passager, elle laisse place, sauf accident, à d’autres étapes de la vie, l’expérience s’enrichit, on connaît des hauts, des bas, des joies, des peines, parfois même des gouffres suivis ou pas de renaissances… Et la croyance au Père Noël s’estompe. On change d’opinions, souvent.
Ce pendant, certains ne changent pas. Ils restent fidèles à leurs idées de jeunesse et en sont fiers. Je ne parle pas des dirigeants politiques qui n’ont fait que cela de leur vie comme notre ami JLM. Ça lui a réussi, il y a, modestement certes, fait fortune. Et en dehors quelle expérience de la vraie vie et de ses vicissitudes a-t-il ? Aucune ! C’est son boulot, son gagne pain, il le perdrait en tournant casque ! Ça se comprend.
Pour les autres, il en va autrement. Selon moi, cette fidélité relève davantage d’une forme de sclérose que d’une quelconque vertu. Jeune, on a été séduit par le chant des sirènes rouges, ensuite on a souvent mené une vie de fonctionnaire, on a fait corps avec son milieu. Même quand on y a parfois accumulé au fil des ans un joli pactole, on ne voit pas là une contradiction avec ses convictions « égalitaires ». En fait, les idées sont devenues comme une paire de vieilles pantoufles jadis confortables dont, bien qu’effilées de partout, on ne saurait se défaire à aucun prix. Tout changement perturbe le petit bourgeois qu’il soit gaucho ou pas! Rien dont on puisse être fier.
*Un fâchiste est quelqu’un de colérique qu’un rien irrite et qui vise à rendre universel ce travers. Autre exemple de vieux fâchiste : Stéphane Hessel qui commit en 2010 un court opuscule intitulé Indignez-vous qui invitait la jeunesse à une insurrection pacifique (?!?!?!).
Melenchon est de gauche comme l'était Mitterrand : par opportunisme.
RépondreSupprimerJe ne pense pas comme vous. L'évolution des deux personnages est très différente. Mitterrand est progressivement passé de l'extrême droite à la gauche sur plusieurs décennies. Mélenchon fut d'abord trotskiste puis a rejoint le PS par entrisme, comme il est fréquent chez les trotskistes. Il y tenait des positions extrèmistes qui nuirent à ses ambitions. Bien qu'élu sénateur socialiste, il quitta donc ce parti pour fonder en 2008 son propre parti (Parti de Gauche) tout en conservant son siège (il justifia cela en disant qu'il était élu par le peuple et non par le PS ce qui vaut son pesant de cacahuètes mais il faut bien vivre...). Il vivrait maintenant de ses diverses retraites d'ex-élu.
SupprimerVu comment il fait monter sa tension pendant qu il pérore en s'excitant comme un jeune marié, à son âge c est mauvais, ayons de l espoir
RépondreSupprimerVu qu'il EST la République, son décès changerait tout ! Qu'il se ménage !
SupprimerUne bonne demi douzaine de penseurs ont dit (à un ou deux mots près) : "Un individu qui n'est pas communiste à vingt ans n'a pas de cœur, mais s'il l'est encore à quarante ans, il n'a pas de tête." C'est là que chassent les chasseurs de tête mélenchoniens et ne reviennent jamais bredouille.
RépondreSupprimerSi on les suit, on pourrait donc vivre sans coeur ni tête...
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RépondreSupprimerPour Mélenchon, ce doit être un crève-cœur d'être né ni à la bonne époque ni dans le bon pays. Parce que, franchement, Chavez et Maduro si on les compare à Staline et Trotsky, ...hein?
Pangloss
En effet ! Sa destinée est tragique !
SupprimerVoilà un article qui va compter en ce début de campagne électorale qui s'annonce tout à fit rocambolesque, je tenais à vous le dire, Oncle Jacques..
RépondreSupprimerEt vous n'y êtes pas tombé dans ces oppositions de "la gauche" et de "la droite" qui n'ont aucun sens, puisque gauche et droite ne représentent non pas des idées, mais simplement une place des déput
Je n'avais pas fini, je continue donc :
Supprimergauche et droite ne sont que l'espace que les députés de chaque camp occupent dans l'hémicycle !
Il existe quand même une différence entre les gauches et les droites dites de gouvernement (bien qu'ellesne gouvernent pas grand chose depuis des décennies) : La gauche se rallierait au diable s'il était bien rouge, tandis que la droite, quand elle ne se rallie pas au rouge vif, répugne à tout autre alliance.
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